samedi 29 novembre 2014

merci, madame !

Merci à toutes et tous de ne pas participer à la manipulation des adversaires de Simone Veil : après s'être opposés au vote de la loi pour l'IVG, il y a 40 ans, ils n'ont jamais cessé de la harceler avec les pires injures.
Et depuis le téléfilm de France 2, qui a rappelé l'Histoire, avec ce rappel du long combat des femmes, on voit ressortir une vieille photo calomnieuse de janvier 2013.
Oui, on a pu voir M. et Mme Veil dans la rue de la manif contre la loi Taubira, tenant à la main, de façon pitoyable, un petit drapeau des réacs. C'est le JDD qui s'est permis une telle publication.
Non, ce n'était pas crédible ! Simone Veil a perdu peu après le compagnon de sa vie; et sa famille la protège désormais de démarches et manipulations mensongères.
Si vous êtes de gauche : oui, Simone Veil est une femme politique de droite. Mais elle a dépassé tous les clivages, par sa vie exemplaire et son courage.
Aidons-la nous aussi, de même qu'elle a été solidaire de toutes les femmes.
Il faut démentir cette manœuvre honteuse.
Merci Madame ! Vous avez mérité de vous reposer.
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vendredi 22 août 2014

détournement de mineur-e-s vers l'enfer

Pour un politique américain, le djihadisme est le pire terrorisme qu'on ait connu. Merci on avait besoin d'un tel spécialiste pour faire ce constat : des exécutions abominables s'ajoutent à des guerres absurdes, dont on ne connaît même pas les auteurs, masqués. Ces guerres, d'abord clandestines, se sont répandues en Afrique centrale, au Moyen-Orient ; on s'attend que les attentats-surprises gagnent la planète entière. Amorcé en France dès mars 2012, à Toulouse par exemple, c'est un mouvement effrayant que le monde constate aujourd'hui : un détournement de mineurs, garçons et filles, à peine adolescents. Pères et mères de familles en sont à signaler à la police leurs propres enfants, fugueurs vers des horizons sanglants - à la fois meurtriers et suicidaires.
Une question terrible étreint ces parents : qu'avons-nous fait pour que nos petits se détachent de nous ?

Comment ont-ils/elles pu fuir l'amour que leur portaient leurs familles ? Pourquoi se sont-ils cachés pendant qu'on les endoctrinait à l'insu de la société ? Où est l'échec dans l'éducation que nous leur avons donnée ? Pourquoi ont-ils cherché et trouvé leur idéal dans le pire obscurantisme, dans la violence barbare ?
Voilà des années que la société française glisse progressivement dans la violence. Bien sûr on a dénoncé - parfois à l'excès - celle qui paraît dans les faits divers, guère plus nombreux ; mais souvent plus brutaux, voire inhumains.
Des politiques en France - mais sans doute aussi dans nos démocraties voisines - s'accusent réciproquement d'avoir permis cette violence où dérivent les jeunes.
Mais voilà une bonne décennie qu'en France les discours, les actions politiques ont tourné à la brutalité, à la réaction irréfléchie. Quand au sommet de l'État a été élu un président prompt à dénoncer, à réduire ses mots aux pensées les plus sommaires, nous étions nombreux, nombreuses, à nous sentir nous-mêmes gagnés par l'énervement : "Il suffit que je vois Sarko à la télé pour me sentir aussi agité que lui !" - même Fanchon l'a éprouvé...

Un responsable politique qui divise la société en catégories opposées les unes aux autres, au lieu de la rassembler - ce qui est le rôle du président de la République -, et l'on ne peut plus s'étonner qu'une moitié des citoyens considère l'élu successeur comme illégitime dès le début de son quinquennat. Même si les équipes perdantes donnent le spectacle de leurs échecs, de leurs divisions, de leur impuissance, voire de malhonnêteté. Dans la foulée on a vu des minoritairess extrémistes manifester contre des lois votées, eux qui élevaient leurs enfants dans la foi de la discipline et de l'ordre. Cela a duré des mois avant l'échec de leurs slogans dans la société française.
Mais Papa-Maman ont donné un exemple désastreux, amenant même leurs enfants dans la "résistance" à la vue de tous.

Ce n'est évidemment pas de ce clan que partent les jeunes que détournent les barbares ; mais tous les jeunes - beaucoup plus instruits et diplômés qu'autrefois, plus mûrs - peuvent réagir au spectacle que leur donne notre société. Comportements incohérents uniquement dictés par le fric (dans le sport professionnel, l'économie, etc), disputes stériles pour le "pouvoir", impression d'impuissance à diriger les événements, et voilà les plus vulnérables qui suivent des "guides spirituels" d'occasion. Vers notre mort à tous.
Interprétation de fanchon ? comme d'habitude... En fait le monde est dirigé par des "papas" - qui n'ont pas fait leurs preuves ; et s'il y avait plus de respect pour les "mamans" ? si elles participaient un peu aux décisions ? Pourquoi, malgré le souvenir atroce des guerres passées, la résolution des conflits par la diplomatie échoue-t-elle en "faveur" de nouvelles guerres ? Il est effrayant de constater que des jeunes filles choisissent la violence extrême quand l'avenir ne leur donne pas d'espoir ; autrefois, dans les guerres, des femmes obtenaient le Nobel de la Paix...


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jeudi 7 août 2014

Femmes, mendions ! au moins dix à la Commission européenne

C'est à pleurer ! Petit résumé à partir d'un article de Mediapart, justement titré  "La future commission va déjà très «mâle»":

"«Le président Juncker souhaite des femmes mais la France a la liberté de choix» (François Hollande en juillet).
«La représentation des femmes au sein de la commission, c'est important. Mais ça ne veut pas dire que ce soit une nécessité qu'une femme occupe le poste de représentant français. (…) La France fait partie des pays qui ont envoyé le plus de femmes par le passé à la commission européenne.»"
La preuve : sur les 15 commissaires français précédents, 2 femmes, Christiane Scrivener (1989-95) et Édith Cresson (1995-99) au siècle dernier...

"François Hollande a choisi de nommer Pierre Moscovici. L'ex-ministre des finances était pourtant en concurrence avec au moins deux femmes, Élisabeth Guigou et Pervenche Berès (eurodéputée socialiste), toutes les deux jugées compétentes.
Dans ce contexte déprimant, deux pays en particulier n'ont pas brillé : la France et l'Espagne."
Que dit-on à Madrid ?
"«Un débat entre un homme et une femme est toujours compliqué. Si vous abusez de votre supériorité intellectuelle, vous apparaissez comme un machiste et vous semblez menacer une femme sans défense.»" : c'est une déclaration du conservateur Cañete, pressenti lui-même pour le poste de commissaire - qui fera donc le parfait macho européen....

Alors que 4 (quatre) femmes sont proposées, les commissaires sortantes voudraient que le renouvellement permette au minimum d'avoir 9 femmes, leur nombre actuel. Sur 28 !
D'où leur mouvement : "Ten or more" ("au moins 10"), toujours sur 28, à défaut de 14 !

Consternant, au pays qui a instauré la parité, de devoir mendier... La France, qui a voulu changer les mentalités, voit des hommes toujours solidaires pour éjecter les femmes, et même leurs "camarades" socialistes...
 

Alors mendions : AU MOINS DIX !

Neelie KROES, commissaire européenne sortante. : Ten or more !
Quand on pense que des responsables politiques de ce niveau sont obligées de militer pour des principes de base. C'est ainsi que les femmes politiques restent proches des citoyen-ne-s, elles.

  Ten or more ! au moins DIX !


vendredi 23 mai 2014

l'élection la plus démocratique au monde

Ce vendredi était la 2e des journées de vote à travers l'Union européenne : après le jeudi qui a permis aux Britanniques et aux Néerlandais d'inaugurer la série de scrutins, les 370 millions de citoyen-ne-s de 28 pays auront choisi dimanche soir leurs 751 représentants au Parlement (élu au suffrage universel direct depuis 1979).
Assemblée exemplaire dans le monde, le Parlement européen est aussi celui qui compte plus de femmes que tous les parlements nationaux : un peu plus du tiers. Tout dépend évidemment du mode de scrutin, propre à chaque pays - en attendant le jour où les 28 pays constitueront une circonsciption unique, qui votera pour des listes transnationales, et non État par État. Sait-on ?

En attendant, la France est à la veille d'un scrutin original. Les lois de parité dans notre pays permettent déjà depuis 2004 d'approcher la parité, 6ème dans les plus paritaires.
Mais on a pu voir déjà que ce mode de scrutin est trop mal compris dans notre pays : les listes à la proportionnelle, élues à un seul tour, voilà ce qui n'a été choisi pour aucune autre élection en France.
De sorte qu'on n'en a pas tiré les conséquences : comment dégager une majorité dans ce Parlement ? Depuis l'origine il fonctionnait au consensus, et il était soumis à la fois au Conseil de l'Union (chefs d'États et de gouvernements) et la Commission européenne, exécutif de l'Union.
Depuis le traité de Lisbonne, le Parlement confirme par son vote le choix du président de la Commission par le Conseil. Il est donc naturel que les candidats au Parlement cherchent à organiser une majorité, qui s'imposera ensuite à la Commission ; pour la première fois nous voyons donc 5 personnalités postulant à la présidence de la Commission. Si une majorité se dégage nettement à droite, qui la représentera, de J-Claude Juncker ou Guy Verhofstadt ? Et à gauche, Martin Schulz ou Alexis Tsipras, ou l'écologiste Ska Keller ?
L'idée de majorité, donc d'orientation politique s'impose donc pour la première fois à la tête de l'Union européenne.
On se rappelle que le dernier président de gauche à la Commission européenne, Jacques Delors, a terminé son mandat en 1995 : depuuis cette date, c'est la droite qui a dominé et imposé toutes les décisions. Et si l'on changeait pour une alternance, naturelle en démocratie ?

En France, la parité étant établie, appliquée pour cette élection, l'enjeu est pour la gauche d'emporter cette victoire : dans la perspective d'une forte abstention redoutée, c'est voix par voix qu'il faut gagner la majorité.
Malheureusement, on voit les listes canddates se multiplier : dans une sorte de folie, la circonscription d'Île-de-France en propose 31 - ce qui désoriente encore plus l'électorat !
Parmi ces 31, on voit la dispersion programmée des voix, ce qui rendra encore plus difficile une majorité nette ; de nombreux suffrages, s'égarant sur des listes à moins de 5% de voix, seront perdues, ne donnant aucun siège. (Et pas question d'attendre le 2nd tour pour faire le choix...)

C'est donc avec stupeur que fanchon la parité a vu surgir des listes se présentant comme Féministes, et vraisemblablement à gauche (pour une Europe "solidaire"). Se prétendant héritières du mouvement féministe pour la parité, les initiatrices de ces listes proposent un projet pour les droits des femmes.
Du même coup, elles rompent avec la volonté d'égalité démocratique entre femmes et hommes : alors que les candidatures sont à égalité, alors qu'elles pouvaient toutes intégrer des listes politiques sur des programmes européens à travers l'Union - les voilà qui s'isolent du corps électoral !
Comment des militantes peuvent-elle rompre soudain avec un parcours dans un parti politique, où elles ont pu contribuer à élaborer un projet ?
Le mouvement des féministes pour l'égalité avait une pratique depuis au moins 15 ans : interroger les partis candidats sur leur projet, pour faire ressortir leurs objectifs quant aux droits des femmes. Chacun-e pouvait ensuite faire son choix de vote en toute clarté, en tout pluralisme.

Le 15 mai, un débat vient de permettre la confrontation entre cinq candidats.
Un média régional a établi de son côté un tableau comparatif des programmes.

fanchon est pour sa part fidèle à ses principes qu'elle ne renie pas : ayant contribué au programme du PS pour l'égalité femmes-hommes et pour les droits des femmes, il lui paraît logique de soutenir la liste de Pervenche Berès dans sa région, et donc Martin Schulz qui rassemble le PES/PSE à travers. Au moins son vote soutiendra un programme féministe à travers les 28 états, au côté d'autres féministes, pour faire aboutir une majorité de gauche..

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mercredi 16 avril 2014

Michel, Philippe, Alain, Patrick et pas beaucoup d'autres prénoms

Pour établir les statistiques de la parité après les municipales de 2014, il faut utiliser les données recueillies par le ministère de l'Intérieur : c'est au moment du dépôt des candidatures que chaque liste remet les formulaires Cerfa, détaillant les caractéristiques personnelles et socio-professionnelles de chacun-e.
Le moment du dépôt en préfecture est d'ailleurs décisif : la tête de liste peut se voir refuser son enregistrement si l'alternance femme-homme (mais plus souvent homme-femme) n'est pas respectée ; même mauvaise surprise au moment du dépôt du bulletin de vote si par étourderie deux lignes ont été interverties : il faudra retourner à l'imprimerie. Cette année la loi s'appliquait aux communes d'au moins 1000 habitants ; elle a donc permis l'élection de 40 % de femmes (seulement 34,8 % en 2008, 20 % en 1995). Si un article du Monde constate une forme d'échec, fanchon la parité - habituée aux mauvais résultats d'antan - note quand même la progression légère des résultats, depuis le début des années 1990, quand on ne savait même pas si les candidats et élus était des hommes ou des femmes (rares)...


Anecdotiques, les prénoms des élus ? il révèle pourtant une donnée explicite : Michel, Philippe, Alain, Christian, Patrick et - à la limite du doute (mais non !) Dominique - ce sont des hommes !
Et si l'on croise ces prénoms avec des données démographiques, la représentation de notre population est vite faite pour ces élus : ces 5 seuls prénoms sont portés par des hommes âgés de 51 à 65 ans, le pic de leur naissance étant pour la plupart les années 1950. Belle jeunesse !

Heureusement la diversité culturelle est apportée par nos Outre-mers, avec même - ô miracle - deux prénoms de femmes : Nicole (Wallis-&-Futuma) et Fatima (Mayotte), les seuls de l'ensemble national.

lundi 7 avril 2014

victimes et chantages politiques

Changement de gouvernement sous la pression générale, satisfaction des Français qui espèrent un vrai changement à cette occasion : le Président Hollande serait sur le bon chemin ? que non ! des clameurs s'élèvent chez ceux qu'on devrait considérer comme gagnants. Les écolos, qui soudain ne veulent pas contribuer à une politique écologique qu'ils demandent ; des députés socialistes qui devraient se rassurer que leur majorité soit moins menacée. Il paraît que cette double réaction n'a pour objectif que l'espoir de la prochaine élection - comprenne l'électeur-électrice qui pourra !

En attendant le "vote de confiance" à l'Assemblée nationale demain, le nouveau Premier ministre, spécialiste de la fermeté affichée, est obligé de négocier, sous la menace d'une épée de Damoclès et de ses "amis" socialistes de gauche. Plus à gauche qu'un autre socialiste, tu meurs : c'est la mode, sans qu'on sache ce que signifie vraiment cette concurrence d'étiquette. Et ce que va dire Manuel Valls, nul ne sait encore si ce n'est pas de gauche...

Tout de même fanchon la parité, qui ne se targuerait pas d'être une politologue avertie, se réveille ce matin avec une petite idée. À lire les noms de ces vertueux parlementaires, le souvenir lui revient d'épisodes antérieurs, où certains ont déjà fait rouler leurs petits biceps de gauche. Y aurait-il une suite logique ?

Il y a seulement 13 ans, en 2001, le journaliste Renaud Dély moquait un groupe de "jeunes" ambitieux, qui s'en prenaient à la "philosophie de la parité" comme cause de leurs maux : ils allaient perdre la moitié des sièges auxquels leurs carrières auraient pu prétendre, mais qu'ils devraient laissser à des femmes. Comment à 26 ans, peut-on vivre un tel deuil annoncé ? Les 4 pauvres signataires de ce texte (égaré depuis, et seulement évoqué dans l'article de Libé) ont tout de même survécu, et pas dans les soutes du PS.
On les retrouve un peu plus tard, victimes à nouveau déclarées de la grande défaite des municipales, battus dans leurs mairies : ah ! ils avaient donc pu être choisis comme candidats, puis élus dans l'intervalle ?

Mais ils ont senti le boulet du canon, et comme député - ah ! il avait donc pu être choisi comme candidat, puis élu député ? (comme moins de 29% de ses collègues femmes à l'Assemblée nationale) - Laurent Baumel rappelle maintenant au pouvoir exécutif que les parlementaires veulent être réélus la prochaine fois...
Coïncidence : il était le signataire principal de l'appel de 2001 - quand le Conseil national désignait les candidats aux sénatoriales ; mais avait mis de l'eau dans son vin de gauche quand des sénatrices sortantes avaient répété en chorale une Marseillaise moqueuse ("nous entrerons dans la carrière quand..."). Puis  pauvre "gueule cassée" des municipales... (évocation indécente du passé de notre pays il y a cent ans)
Encore une coïncidence, anecdotique : 155 c'est à la fois le nombre de députéEs élues en 2012, et le nombre de villes perdues par le PS en 2014. Passons...

Ce qui est moins anecdotique, c'est l'arrivée dans ce gouvernement d'une personnalité qu'on appelle médiatique : mais Ségolène Royal est surtout une femme politique, sur laquelle le gouvernement compte. Et dans le domaine que les écolos d'EELV n'ont justement pas voulu.
Le rapport avec Laurent Baumel ? il suffit de lire sa biographie, confirmée même par la référence Wikipedia. Clairement, ses engagements successifs dans le PS, mais souvent à la limite ou dehors, ne sont pas d'un féminisme échevelé ; et 2008 souligne bien son opposition à Ségolène Royal.

Une différence entre eux saute aux yeux : la nouvelle ministre de l'Écologie a payé cher une défaite bien organisée dans son parti. Mais elle est présente pour aider son gouvernement, son parti en difficulté - qu'elle a toujours soutenu au fil des années.

On ne peut en dire autant de ceux qui profitent des difficultés de la gauche pour renforcer leurs carrières sinueuses, voire au prix du chantage. C'est ça, être un mec de pouvoir : quel talent ! jusqu'où monteront-ils ?

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samedi 8 mars 2014

la parité et autres rappels pour une journée vite passée

Si fanchon a toujours mis la parité en avant, c'est que la démocratie est une priorité : des femmes partageant le pouvoir politique pourront ainsi obtenir des réformes indispensables, puis veiller à leur application.
Une décennie de régression s'est achevée en 2012, et il faut saluer la ténacité de la jeune ministre qui multiplie les initiatives, pour ancrer les progrès qu'elle essaie d'obtenir. Tous les témoignages recueillis pendant ce 8 mars vont dans le même sens : la situation n'est pas bonne, mais les jeunes femmes ont compris que la solidarité est indispensable.
Belle illustration, au-delà des fleurs et compliments de circonstance (sans illusions !), ce clip offert par Inna Modja - cadeau !
Car même à côté de la précarité, des salaires et des retraites indignes, il y a la violence physique, que ce soit la vie dans la rue, ou la force brute des viols - utilisés maintenant comme arme de guerre partout dans le monde. On ne sait plus comment mesurer l'horreur...

Bonne fête à toutes !
Alors tout de même, une autre moment de fête, bouleversant avec le talent de deux dames si bien, entre deux générations  :
Merci.
PS. avec une pensée supplémentaire à Simone Veil.
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samedi 22 février 2014

disparition d'une féministe

On apprend ce soir avec peine le décès d'Antoinette Fouque, une des grandes féministes qui ont si bien marqué le militantisme du demi-siècle écoulé.
Psychanalyste, Antoinette a participé à toute la vie intellectuelle et il serait difficile de rapporter ici toute sa carrière. La photo ci-dessus symbolise bien son activité comme éditrice : le 22 novembre dernier, elle publiait encore un grand Dictionnaire universel des créatrices, toujours soucieuse de rappeler le rôle des femmes, si souvent oubliées dans le monde médiatique. Ayant fondé les Éditions des femmes, elle continuait en parallèle à peser dans le monde militant et politique - n'oublions pas qu'elle fut même députée européenne. Également présidente de l'Alliance des femmes pour la démocratie (AFD), malgré la maladie qu'elle combattait depuis longtemps, elle était entourée d'amies qui lui étaient dévouées. Ensemble, elles avaient activement soutenu la campagne présidentielle de la première candidate finaliste d'une élection présidentielle, Ségolène Royal, en 2007.
C'est donc à Michèle (et Michelle), Yvette, Christine, Anne-Marie, Annie, Laurence, Catherine, Élisabeth, que pense aujourd'hui fanchon la parité , pour les avoir rencontrées à l'AFD, dans le pluralisme politique d'Elles aussi. Qu'elles sachent leur peine partagée.

Le souvenir ne peut être oublié d'une conversation au téléphone, qui pouvait durer une heure, et ressemblait plus à un exposé philosophique dont on se sentait honorée. Mais aussi de l'émotion ressentie à côté d'une jeune femme invitée à entendre Antoinette Fouque dans un colloque de haut niveau : cette modeste employée sans bagage intellectuel avait été bouleversée par les idées qu'elle découvrait, dans un langage accessible. Mais c'est que l'intellectuelle engagée était aussi une femme, une mère, qui avait combattu pour tous les droits des femmes.

Même au-delà de la mort, fanchon parie qu'on va voir ressortir quelques bons éreintements sur Antoinette. Mais c'est normal : une féministe, quel que soit son style, est habituée à se faire traiter de tous les noms...

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