Affichage des articles dont le libellé est Nous sommes toutes des bigorneaux. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Nous sommes toutes des bigorneaux. Afficher tous les articles

jeudi 7 août 2014

Femmes, mendions ! au moins dix à la Commission européenne

C'est à pleurer ! Petit résumé à partir d'un article de Mediapart, justement titré  "La future commission va déjà très «mâle»":

"«Le président Juncker souhaite des femmes mais la France a la liberté de choix» (François Hollande en juillet).
«La représentation des femmes au sein de la commission, c'est important. Mais ça ne veut pas dire que ce soit une nécessité qu'une femme occupe le poste de représentant français. (…) La France fait partie des pays qui ont envoyé le plus de femmes par le passé à la commission européenne.»"
La preuve : sur les 15 commissaires français précédents, 2 femmes, Christiane Scrivener (1989-95) et Édith Cresson (1995-99) au siècle dernier...

"François Hollande a choisi de nommer Pierre Moscovici. L'ex-ministre des finances était pourtant en concurrence avec au moins deux femmes, Élisabeth Guigou et Pervenche Berès (eurodéputée socialiste), toutes les deux jugées compétentes.
Dans ce contexte déprimant, deux pays en particulier n'ont pas brillé : la France et l'Espagne."
Que dit-on à Madrid ?
"«Un débat entre un homme et une femme est toujours compliqué. Si vous abusez de votre supériorité intellectuelle, vous apparaissez comme un machiste et vous semblez menacer une femme sans défense.»" : c'est une déclaration du conservateur Cañete, pressenti lui-même pour le poste de commissaire - qui fera donc le parfait macho européen....

Alors que 4 (quatre) femmes sont proposées, les commissaires sortantes voudraient que le renouvellement permette au minimum d'avoir 9 femmes, leur nombre actuel. Sur 28 !
D'où leur mouvement : "Ten or more" ("au moins 10"), toujours sur 28, à défaut de 14 !

Consternant, au pays qui a instauré la parité, de devoir mendier... La France, qui a voulu changer les mentalités, voit des hommes toujours solidaires pour éjecter les femmes, et même leurs "camarades" socialistes...
 

Alors mendions : AU MOINS DIX !

Neelie KROES, commissaire européenne sortante. : Ten or more !
Quand on pense que des responsables politiques de ce niveau sont obligées de militer pour des principes de base. C'est ainsi que les femmes politiques restent proches des citoyen-ne-s, elles.

  Ten or more ! au moins DIX !


jeudi 29 août 2013

l'auto-sous-estimation des femmes

C'est le site nouvelles/News qui attire l'attention sur un problème fondamental des femmes en général : l'image qu'elles ont d'elles-mêmes, et cette fois confrontée à d'autres regards. Le tout par la publicité ; et même grâce à la publicité !

Avant même de lire en détail toutes les circonstances de cette pub, d'abord un coup d'œil à la video. Merci de noter que fanchon n'a pas l'habitude de mettre en avant le marketing cosmétique comme expression féministe... Voilà une belle exception :


Bien sûr, il y a eu et il y aura toujours des femmes narcissiques, mais elles n'ont jamais été la majorité. Le plus grand nombre d'entre elles a dû apprendre à rédiger un CV : habituées à minorer leurs compétences, leur expérience, leur savoir-faire, elles devaient apprendre à reconnaître et mettre en avant ce qui était leurs points forts, leurs mérites particuliers. Ainsi allait une éducation peu encourageante, qui pèse encore aujourd'hui sur toutes les discriminations sociales.

Quant à leur image, dans une société économique qui valorise  "la beauté", elle repose encore sur le "maman me disait que j'avais une mâchoire forte"... Si une marque publicitaire pouvait tout changer ?
Mais cette pub a-t-elle été diffusée en France ?

----


mardi 19 juin 2012

le macho du jour

Rien de tel que l'espoir de Pouvoir pour faire surgir les cris du cœur !

Ségolène Royal étant maintenant barrée pour devenir la première femme présidente de l'Assemblée nationale en France, le Premier ministre a pensé à Élisabeth Guigou : après tout, son parcours, et symboliquement aussi son discours du 15 décembre 1998, en feraient une candidate très convenable. Sans se ruer sur une telle candidature, elle a juste exprimé sa "disponibilité".


Que non ! Et puis quoi encore ?
Exclamation de Monsieur Bartolone, qui suçait déjà les talons de Monsieur Glavany sur les marches du perchoir sitôt Ségolène écartée-ouf :

"la parité... il faudrait écrire dans la Constitution que, quand le Président de la République est un homme, l'Assemblée doit être présidée par une femme ?!"  et gros rire...

Évidemment, venu d'un parti où l'on parle toujours de "la contrainte de parité", le Président de la République François Hollande va avoir fort à faire pour qu'on applique ses 40 engagements pour les droits des femmes.
Et le fabiusien Claude Bartolone - avec son caractère et son profil - ne va pas être le plus facile à convaincre.

---
PS - c'est le cas de le dire - en conseil national.Ce n'est pas le lieu  de cette élection, mais il y a beaucoup de monde. Et on peut parler dans les couloirs ; du genre pour un autre candidat : une présidente de l'Assemblée nationale ?
- alors, il faudrait se couper les couilles ?! (sic).
Ce n'était pas le macho député, mais deux le même jour !
 Votez Guigou !
-------

vendredi 9 mars 2012

de LA, ou des ? mythe ou réalités ?

C'est peu de dire que nous régressons. Nous voici revenues à 1975, Année "de la Femme".
Et revoilà tous les clichés annuels, commentés comme de simples marronniers de saison, malgré la fameuse Crise (qui sert de prétexte à toutes les récessions dont les femmes ne sont pas les dernières victimes).
 C'est pourtant la "Journée des femmes", les vraies, malgré les annonces et titres de ceux qui n'ont toujours rien compris ! Il est tellement mieux de nier les problèmes : LA Femme qui fait fantasmer, mythe abstrait, pas forcément comme celles qui vivent autour de nous, dans la vraie vie.

Une véritable caricature dans l'enquête Harris Interactive : la parité vue par la "génération Y". Ainsi nommée car entre 18 et 34 ans, elles se baladent avec des écouteurs...  Et Y comme why ? - puisque ce sondage a été commandé par une marque multinationale de sodas hyper-sucrés. Véritable embrouille que ce fourre-tout d'appréciations ignares sur des concepts fumeux, parité étant reconnu comme "vaste"... Et si HI prétend qu'il y a des enseignements à en tirer, ils sont impitoyables ! La tranche d'âge évite des jugements sur une évolution que ces jeunes n'ont pas connue, et elles manquent encore d'expérience sur la vie des femmes. (le détail des questions/réponses est en pdf joint, sur le site)

Au Nouvel Obs, on a refilé à une femme le soin de mettre en doute la nécessité de cette Journée. La pauvre est porte-voix inconsciente de sa rédaction, qui en a fait d'autres...
France-Soir fait sa midinette, ou pointe son microscope pseudo-scientifique sur "la gent féminine". Mais on ne sait pas à quel gent appartient le courageux signataire de l'article, resté anonyme...

Surprise, Le Figaro ne titre pas sur La Journée, mais fait un constat réaliste de la vie des femmes - enfin, comme on le répète chaque année, et sans dresser de bilan des 10 années de droite dans ce constat.
Dans les classiques qui n'ont pas perdu la tête, heureusement, voici l'AFP qui redonne les statistiques annuelles, justifiant la Journée des femmes, et qui titille les électrices-teurs du 22 avril...
Et La Croix, habitué des dossiers sérieux, balaie l'horizon de cette journée, en France et dans le monde. Le site de Nouvelles.news n'est pas en reste, tandis qu'Égalité présentait de nombreux événements.
Enfin reste le repère incontournable de l'OPFH (Observatoire de la Parité entre les femmes et les hommes), avec les textes, les chiffres : une précieuse ressource.

Dans l'info-divertissement, Fanchon s'est réjouie d'entendre le journaliste Nicolas Domenach parler sérieusement de la Journée des femmes (enfin !), puis de le voir gagner sur le plateau de Canal+, une compétition de repassage avec un de ses collègues, presque aussi expert...

Et puis, le 8 mars, c'est aussi la journée de l'audition... La gent masculine restera-t-elle sourde ?

Bien sûr l'utilité de cette Journée des femmes réside dans l'information, et dans la solidarité : au moins l'appel des femmes arabes aura reçu un écho, à faire résonner partout.

NB et pour mémoire : ça tombe bien ce mercredi, c'était le soir de Borgen, sur Arte !

vendredi 6 janvier 2012

Mademoiselle Jeanne, Pucelle que vous croyez...

Avant les déclarations officielles de candidatures à la Présidentielle, la Droite en France s'est trouvé un grand enjeu. Non pas soutenir les femmes et la parité, la suppression demandée du "mademoiselle" des formules administratives, la lutte contre les violences, non.

Celle qui succède à son père et celui qui veut se succéder à lui-même à l'Élysée - mais aussi leurs deux partis - se disputent les cendres froides et mouillées de la seule femme-mythe de notre Histoire.

"La France d'abord" : pauvre Jeanne d'Arc ! Aurait-elle imaginé il y a 600 ans qu'elle ouvrait la voie aux femmes politiques qu'on "exécute" plutôt que de les laisser accéder au pouvoir démocratique ?

Mais aujourd'hui, on fait le dos rond à Domrémy, sachant bien que certains s'intéressent plus aux voix électorales qu'à celles qu'entendait Jeanne. Mais c'est un élu de gauche qui le soupçonne : un malveillant, bien sûr...

----

lundi 26 décembre 2011

un monde de paix ?...

Les vœux qui s'échangent, de paix surtout, urbi et orbi, ont bien du mal à être entendus comme crédibles. Mais il faut espérer bien sûr...

C'est ainsi que fanchon la parité et ses nombreuses sœurs de par le monde soutiennent les aspirations à la démocratie et les manifestations qui y appellent ; pas seulement parce qu'elles sont des femmes, mais pour le vieil adage on mesure la démocratie dans un pays à la place qu'il accorde aux femmes.

L'année qui s'écoule - souvent dans le sang - n'aura pas été des meilleures. Et même les femmes qui se battent au côté des hommes ont reçu la manivelle en retour. Quant aux "valeurs féminines" comme on disait, quant à l'esprit de modération, tout cela relève d'une utopie archaïque...

Peut-être parce qu'un épisode a été manqué, dans certaine crèche ?


merci à l'auteur du dessin, aussi intemporel qu'universel, et à qui l'a mis en circulation ; pardon pour l'absence de copyright - mais cela fait du bien...

----------

lundi 24 octobre 2011

recul du printemps

Élections libres à Tunis ; enfin la démocratie à Tripoli.
Affirmations joyeuses de tous côtés, mais le sang se glace quand on entend les vrais mots : islamisme ("modéré") d'un côté, la charia de l'autre.

"Je vais être libre d'épouser une deuxième femme, sans que la mienne me fasse un procès" ; "ce n'est pas bon pour nous les femmes, mais on ne peut rien dire."

Comme ailleurs "la liberté" naît après la tyrannie - sauf celle des femmes, qui reculent dans leurs droits.
Affligeant !

------

mardi 27 septembre 2011

sénatrices en panne

communiqué de presse du réseau d'associations Elles aussi :


Changement au Sénat…. encore moins de sénatrices,
49 élues pour 52 sortantes


Encore 77,9% d’hommes dans le nouveau Sénat, la situation est bloquée.

Plusieurs raisons à ce blocage:
- le système électoral, indirect et mixte (112 sièges au scrutin proportionnel, 58 sièges au scrutin majoritaire) favorise les notables cumulant les mandats,
- peu de femmes sont investies en tête de listes par les partis (16%),
- des listes dissidentes sont menées en très grande majorité par des hommes, certaines répondant à une stratégie de contournement de la parité.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 28,8% de femmes élues le 25 septembre pour 41,8% de candidates.

La démocratie paritaire est en panne. Les femmes ne sont toujours pas perçues comme pleinement légitimes et la France reste très en retard pour le nombre de femmes au Parlement, là où se font les lois qui impactent la vie quotidienne des femmes et des hommes.

Une démocratie vivante peut-elle accepter cette situation de blocage?

De nouvelles réformes s’imposent pour favoriser l’égal accès des femmes aux postes de décision législatifs.
Il est grand temps de ré-initier un large débat sur les modes de scrutin qui permettraient de garantir la parité au Sénat et à l’Assemblée nationale, et d’imposer par la loi le mandat unique des parlementaires.

Afin d’élargir le vivier territorial de femmes élues, nous demandons également au Sénat de débattre très rapidement sur le projet de loi relatif aux élections municipales qui est resté en sommeil, projet instituant des listes paritaires pour les communes de 500 à 3500 habitants.

Pour un véritable changement, il est urgent de modifier les règles de la vie politique et de transformer nos pratiques.


27 septembre 2011

-------

dimanche 31 juillet 2011

le retour des méduses

Eh oui, on voudrait le beurre et l'argent du beurre : chaleur et soleil à la mer. L'ennui c'est que les méduses arrivent aussi, avec l'embellie météo, dans les vagues.

À choisir, fanchon va donc garder la méduse, sans la mer : son poète fêlé favori, le dernier surréaliste, tourne avec sa fameuse bestiole de Saint-Malo jusqu'à la scène (il était chez Jean Ferrat il y a peu).  C'est un des grands classiques d'Yvan Dautin, qui ne vieillit pas - ni lui ni sa méduse :


(Il est fou !...) Pas terrible l'enregistrement, et pourtant les paroles méritent d'être comprises...

En prime pour compenser, une deuxième, difficile à choisir, parmi les plus récentes :

chantée aussi par la grande Francesca Solleville.
---------

jeudi 30 juin 2011

on est bien content(e)s...

La très longue phase de négociations secrètes a heureusement abouti : les otages français en Afghanistan sont rentrés au pays, Des journalistes sont saufs ; la presse et la liberté d'information y gagnent cette fois.

Autre gagnant, modeste : le Chef négociateur. On ne doute pas que les compétences reconnues d'Alain Juppé ont permis de faire travailler, longtemps, dans l'ombre tous les services de l'État, pour cette issue heureuse. Mais - comme disent tous les ministres - "sous l'autorité du Président de la République" ! Simple, souriant, en futur père recomposé de famille, il est là dans un  triomphe modeste.

Le calendrier du triomphe est un autre succès, mais dû au hasard : pendant ce temps-là on aurait un peu trop parlé de femmes. Avec l'annonce de cette libération, le président Accoyer a eu deux ovations debout en une seule séance, sans gâcher celle qui saluait la ministre Christine Lagarde, nouvelle Directrice du FMI.

Mais point trop n'en faut : les primaires à gauche risquaient de faire plus de buzz qu'il n'est nécessaire. Du PS les images des candidates Martine Aubry et Ségolène Royal allaient envahir les petits écrans, et les commentaires à propos de leurs candidatures (gênantes quand certains privilégient DSK puis Hollande).
Bigarreau sur le gâteau, c'est en fin de 1er tour écologiste, Eva Joly qui frôle la majorité absolue devant son rival médiatique, pourtant en tête des sondages.

Sondages ? courons devant nos télés, voir les têtes des "spécialistes de l'opinion" cachant leurs doigts pleins de confiture, poisseux de "redressements"... Comment vont-ils s'expliquer ? (mais il suffit de remettre en boucle les "directs de Villacoublay" pour faire sauter quelques débats où les sondeurs sont invités)

Heureusement, l'UMP a voulu rappeler le plus important : le gouvernement de la France. Mais pour avoir perdu une femme éminente, il est maintenant affecté de mouvements browniens. Ces messieurs devaient aussi remplacer celui qui aime les pieds des femmes - et c'est avec les dents qu'ils s'arrachent quelques chaises musicales.


 Hep !  - Oui ? - C'est une femme qu'on cherche à remplacer, non ? la première femme ministre de l'Économie en France, qui a géré la crise..

Eh bien justement, on vous a trouvé une nouvelle secrétaire d'État. On vous présente la députée Claude Greff. Ne vous plaignez pas : elle était vice-présidente de la délégation de l'Assemblée nationale aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes, et aussi membre de l'Observatoire de la parité (mais pas gréviste). Lorraine d'origine, elle aura en charge la Famille : si ça vous rappelle quelque ancienne ministre déléguée, il faut parier que leurs orientations politiques ne sont pas les mêmes. Si au moins Mme Greff se bat pour que ses anciennes collègues, infirmières scolaires, soit plus nombreuses, ce sera toujours ça de gagné - c'est ce que Ségolène programme.
(Si fanchon fait un peu de pub à Claude Greff, c'est qu'on en parlera moins que d'un célèbre judoka, à l'ombre de ce remaniement au masculin)

Voilà donc 48 heures d'une actualité bien tassée, qui escamotera le désagréable.
Juste à temps, heureusement quand même, pour ne pas faire de l'ombre au mariage de nos petits voisins de Monaco. Et là, une femme sur deux, ouf !

-------

samedi 11 juin 2011

rêves en rose et PC bleu

Il fut un temps où l'Éducation nationale - vaste communauté mixte - jugeait utile de dénoncer les clichés sexistes ; il est vrai que cela date déjà (février 2008).
Aujourd'hui, soucieux toujours sans doute de mixité, le ministre affiche qu'il s'adresse aux jeunes femmes comme aux jeunes hommes pour ses embauches - en même temps qu'il supprime la moitié des postes laissés par les retraité-e-s...

Mais attention, il ne leur parle pas sur le même ton, et les jeunes ont quelques semaines pour ouvrir, comme fanchon, l'œil de la parité :

Serait-ce qu'il y a deux façons d'enseigner ? celle dont les filles "rêvent", devant un bouquin (c'est vrai qu'elles lisent plus !) et celle des garçons qui visent plus haut, devant leur ordi ?

Tous les clichés sont dans l'image ! Certainement pas de quoi fracasser le plafond de verre qui séparent hommes et femmes dans les hiérarchies enseignantes ! Ni de quoi proposer des orientations plus égales aux élèves qui auraient de tels profs...

Il le fait exprès, le ministre si fier de ses nouveaux emplois ?
Au moins aurait-il pu proposer deux types de PC : rose/bleu - la pub le fait bien !

-----

mercredi 27 avril 2011

une belle gifle !

Cette semaine commence une campagne contre la gifle, initié par la Fondation pour l'enfance. La théorie est que ce n'est pas une méthode éducative, mais seulement une violence.

Les femmes, qui s'y connaissent, en font quotidiennement l'expérience. La dernière belle gifle leur a été envoyée par décret en Conseil des ministres aujourd'hui même : c'est la composition de la plus récente commission nationale, celle du numérique.

18 membres : seize (16) hommes + deux (2) femmes.
Comment mieux traiter les femmes d'incapables, de mineures, d'idiotes ? Les nouvelles technologies, ce n'est pas pour elles, bien sûr !


Gabrielle et Marie-Laure, mesurez bien l'insigne honneur de siéger aux côtés de Gilles, Patrick, Jean-Baptiste, Giuseppe, Frank, Emmanuel, Pierre, Alexandre, Daniel, François, Xavier, Jean-Pierre, Marc, Jérôme, Bruno et Nicolas !

Lesquels trouveront cela tout à fait naturel et vous traiteront sans doute comme leurs égales, heureusement. Mais ils se trouveront très légitimes aussi à occuper sept sièges qui pourraient revenir à d'autres femmes compétentes dans les nouvelles technologies numériques.

Quand des hommes intelligents, supérieurement compétents, bons citoyens, auront-ils enfin le réflexe, le courage, de refuser une nomination dans ces conditions ?
Quand comprendront-ils que leur légitimité est entachée par cette pratique d'inégalité, surtout au plus haut sommet de l'État ?

D'autres critiques ont déjà été formulées sur la composition de ce nouveau Conseil : la presse en ligne, par exemple, a de quoi dénoncer des absences inexplicables, et l'ensemble a peu à voir avec les préconisations du rapport demandé à un spécialiste, Pierre Kosciusko-Morizet...
Mais c'est aussi une paire de gifles à une famille : NKM, sa sœur-ministre revendique généralement la compétence égale des femmes et des hommes (justement sur le site de Marie-Laure). Qu'en pense-t-elle aujourd'hui ?

Et pourtant, en charge de favoriser la parité, l'égalité femme-homme, l'État a aussi des scrupules :
l'original du décret, publié en document pdf, porte la mention Papier écolabellisé.
L'État aurait pu choisir un autre de ses labels...

------

mercredi 13 avril 2011

notr(e) bell(e) républiqu(e)

texte d'un nouveau décret, publié au J.O. du 13 avril :

« Art. 4. - La Commission nationale contre les violences envers les femmes comprend :
« 1° Les présidents de la délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes de l'Assemblée nationale et du Sénat ;
« 2° Deux représentants des collectivités territoriales :
« ― le président de l'Association des maires de France ;
« ― le président de l'Association des départements de France ;
« 3° Dix représentants de l'Etat :
« ― le directeur général de la cohésion sociale ;
« ― le directeur de l'habitat, de l'urbanisme et des paysages ou son représentant ;
« ― le directeur général de l'offre de soins ;
« ― le directeur général de la police nationale ;
« ― le directeur des affaires criminelles et des grâces ;
« ― le directeur général des affaires politiques et de sécurité ;
« ― le directeur général de l'enseignement scolaire ;
« ― le directeur général pour l'enseignement supérieur et l'insertion professionnelle ;
« ― le directeur de l'accueil, de l'intégration et de la citoyenneté ;
« ― le secrétaire général du comité interministériel de prévention de la délinquance ;
« 4° Onze représentants d'associations spécialisées ;
« 5° Quatre personnalités qualifiées.
« D'autres ministères peuvent être appelés à participer aux travaux de la commission selon les questions inscrites à l'ordre du jour. »


Soit au moins 6 personnes de plus qu'auparavant : la précédente commission fonctionnait-elle mal ?
Au premier coup d'œil, heureusement que "personnalité" est du genre féminin... Et que chaque "directeur" ou "secrétaire général" peut être (ou se faire représenter par) une fonctionnaire femme.

Mais en y regardant de plus près, on note quelques absences :
- la présidente de la 3e délégation aux droits des femmes et à l'égalité a-t-elle été oubliée, celle du CESE - Conseil économique, social et environnemental ? 
 - dans les collectivités territoriales, l'ARF - Association des régions de France ?

- dans les associations spécialisées, la mention "dont au moins une intervenant dans le domaine de la prostitution". (Mais oui bien sûr, elle va disparaître, et avec elle les violences...)

Bon, tout cela a été signé par le Premier ministre, qui préside toujours l'Observatoire de la parité, et par Roselyne Bachelot-Narquin, LA ministre de la parité - ô pardon : des droits des femmes...
Fanchon s'égare : ces ministères-là n'existent plus.

On dit "ministre des solidarités et de la cohésion sociale" ; quel rapport avec la Démocratie symbolisée par la parité ?
Mais c'est bien pourquoi les gouvernements de M.Sarkozy aiment mieux se pencher sur les malheurs des femmes que d'agir pour l'égalité républicaine qui leur est due.

-------

dimanche 13 mars 2011

Mère Courage, coiffée, debout

Dans ces journées, où les premiers mots entendus dans le radio-réveil ont un parfum d'apocalypse, on peut être sensible à une nouvelle sans grand retentissement national.

C'est l'histoire d'une femme simple dont la vie s'est achevée cette semaine.

Maria Paul était une Bigoudène de Penmarc'h, qui aurait pu mener une longue vie de femme de marin breton "avec" son Baptiste Dupuis épousé à 19 ans. Leur vie commune aurait été celle de tous les couples séparés par le grand large et rapprochés - sauf malheur - par le retour de la pêche.
Mais il y eut la guerre, et son simple mari devint aussi un Français Libre, qui tomba dans les tout premiers morts de la Résistance, au début de l'automne 1940, toujours au large, mais en Afrique.
Il fallait bien survivre et  Maria finit l'Occupation en vendant des brosses de chiendent : sûrement pas dans l'aisance avec ses deux petits.
Elle trouvera ensuite, et jusqu'à la retraite, un emploi plus stable - mais dur, comme celui de beaucoup de Bretonnes, dans une conserverie.
Cette vie ordinaire devient remarquable en 1977 : Maria Dupuis avait toujours voulu garder le souvenir de son brave mari, et assistait fidèlement aux cérémonies traditionnelles du 18 juin, dans le costume qu'elle a toujours porté au quotidien, approchant même le Président Chirac.

Maria qui continuait à vendre ses broderies aux touristes, entra dans le médiatique de l'époque comme célébrité locale, et sa coiffe figura même dans un film de Claude Chabrol.
Jusqu'à ce jour de mars 2011 où une vie de 98 ans s'est arrêtée, symbolique de tout le siècle écoulé, symbolique de tant de vies de femmes. Adieu, Maria !

Cela ne peut faire oublier que la vie de millions d'humains est sous la menace nucléaire ajoutée à la catastrophe naturelle, qu'un fou est prêt à zigouiller son propre peuple, que notre continent oublie qu'il a besoin de son Union, que la vie politique de notre pays est sous la (peut-être ?) menace d'une femme qui fait "mieux" que son père, que nous devons subir au quotidien les impulsivités de notre Représentant aux lèvres pincées...

Mais résister, vivre libre et debout, on peut toujours.
(en v.o. : dalch mad !) 

(fanchon remercie son correspondant bigouden)  
------

mercredi 9 mars 2011

une amnésique mène les femmes en bateau

Qui a dit (aussi) hier :
Je ne suis absolument pas raciste ! J'ai d'ailleurs soutenu la construction d'une mosquée chez moi à Roissy-en-Brie.

Elle avait déjà déclaré en avril 2010 :
Je ne suis pas féministe, dans la mesure où je suis mariée.

- C'est Mme Chantal Brunel, députée UMP, qui défraie la chronique une fois par an, autour de la Journée des femmes - pas "de la Femme" !

Quel rapport ?
Aucun, justement. Sinon que cette députée oublie qu'elle a été nommée le 8 mars 2010 à la tête d'un organisme officiel, alors vide depuis un an : l'Observatoire de la parité. Il a fallu encore trois mois pour que l'ensemble des membres soient enfin nommé-e-s. Soit 15 mois de néant au lieu de "assurer une fonction d'expertise et d'évaluation des politiques publiques visant à favoriser l'égalité entre les femmes et les hommes dans les domaines politiques, économiques et social".

On comprend mieux pourquoi la promesse du candidat Sarkozy en 2007, de combler l'inégalité de salaires entre femmes et hommes, ne risquait pas d'aboutir fin 2010... Jusque là, l'Observatoire créé en 1995 avait fonctionné et s'était renouvelé normalement pendant 14 ans, sous la droite comme sous la gauche.

C'est à l'occasion d'une intervention officielle qu'Yvette Roudy a choisi de faire une piqûre de rappel. Pour les 15 ans, au Sénat, de l'OPFH (un sigle, ça permet d'oublier ce qu'il y a dedans...), le discours de la (première) ministre des Droits des femmes en 1981, puis fondatrice de l'Assemblée des femmes, a rappelé ce qu'un gouvernement peut faire pour les progrès vers l'égalité réelle. À condition qu'il y ait un-e ministre... (l'espèce a disparu en France depuis plusieurs années)

Moqueuse comme elle sait l'être, Yvette a subtilement remercié le Premier ministre (président de l'OPFH) de son invitation. (Elle a remercié aussi Mme Brunel, mais n'en a pas dit plus)
Puis Mme Roudy a expliqué qu'il doit être bien difficile de présider une telle structure, avec un objectif précis et urgent. La preuve, François Fillon a mené une politique aux effets exactement inverses : la réforme des collectivités locales, on le sait déjà, va réduire à néant la loi de parité de 2000 puisque les conseillères territoriales élues en 2014 n'atteindront pas 20 % des assemblées. Au lieu de 48 % aujourd'hui dans les Conseils régionaux (49,8 % en Île-de-France, par exemple).

Ces calculs de prévision ont été faits très sérieusement, par l'Observatoire de la parité avant mars 2009, comme c'était son rôle. Résultats désobligeants pour le "réformateur" ...qui a peut-être alors préféré laisser la coquille vide pendant que MM. Hortefeux et Marleix sévissaient.

Ce qu'ignorait Yvette Roudy le 13 décembre 2010, c'est que la "compensation promise", d'appliquer la proportionnelle (lois de 2000 et 2007 élargies) aux communes de 500 à 3500 habitants - pour augmenter le nombrte de femmes élues - n'était qu'un leurre. On devait voir "40 000 femmes de plus dans les conseils municipaux, ... la progression des femmes parmi les adjoints, parmi les maires, et dans le corps sénatorial qui en résultera, ainsi (que) 25 000 femmes de plus dans les conseils communautaires" (dixit l'éphémère secrétaire d'État Marleix).

Février 2011 : des associations viennent de découvrir, et l'OPFH, que ceci était un pur mensonge. La loi a été promulguée : plus rien sur les petites communes (art. 4), ni décret d'application, ni vote parlementaire.

Pour celles et ceux qui en doutaient, le mot "régression" a vraiment du sens. Grâce au Président, au Gouvernement et à sa majorité. Et merci aussi à Mme Brunel, qui fait tout son possible pour parler d'autre chose que son job ?
Le job ? Tous les commentateurs de sa petite phrase ce matin ont oublié celui de "la députée UMP" (il y en a d'autres), de "l'ex-porte parole" de son parti (ils et elles se sont succédé) : Chantal Brunel est d'abord LA Rapporteure générale de l'Observatoire de la Parité entre les femmes et les hommes. La seule en exercice, ou au moins en titre, au 8 mars 2011.


Et si la Droite voulait nous faire croire qu'elle a réussi ? Qu'elle répond au critère de Françoise Giroud : "La femme sera vraiment l'égale de l'homme le jour où, à un poste important, on désignera une femme incompétente."
Heureusement, on entend encore la voix de femmes compétentes.


actualité suivie : ici

--------

mardi 8 mars 2011

une Journée au pays de fanchon

Ce 8 mars 2011, journée des femmes, en France :
- il fera plus froid à Bastia (Corse) qu'à Lille (Nord) ;
- avec le grand Président Sarkozy, les droits des femmes sont en régression constante ;
- "si l'on votait aujourd'hui", la fille de Le Pen arriverait en tête.

Conclusion : ne votons pas aujourd'hui !
Prenons le temps de réfléchir. Encore 14 mois, par exemple ?

PS, sans rapport - quoique... : bravo Arnaud, et courage !
-----

dimanche 27 février 2011

une MAM disparaît...

... mais la disparition de MAM du gouvernement ne doit rien à Hitchock.

À supposer que son départ, après des semaines de harcèlement, soit pour elle une libération, son compagnon n'y participe pas : le Président n'a même pas accordé à Patrick Ollier de suivre sa femme comme il l'avait demandé. Solidarité dans les causes, solidarité dans l'effet ? eh bien non, il est obligé de rester secrétaire d'État malgré les voyages communs en avion !

Le remplacement de "Madame le ministre des Affaires étrangères" par un ministre au masculin, voilà qui évoque de vieux souvenirs. Alors premier ministre, Alain Juppé avait organisé à l'Assemblée nationale un débat (sans vote !) sur la (future) parité. Ses paroles d'alors, préconisant un "apprentissage" pour les femmes en politique, avaient marqué les esprits. Les relire aujourd'hui est assez savoureux, quand il promettait :

"ce qui pourrait être une « décennie de la parité ». Cette démarche clairement circonscrite dans le temps permettrait à cette génération de femmes dont notre vie politique a tant besoin d’apparaître aux niveaux municipal, régional et européen. Je suis convaincu qu’ayant fait à ces niveaux l’apprentissage de la vie politique, les femmes disposeraient de tous les atouts pour ensuite partir à l’assaut, avec succès, des scrutins uninominaux − parce que nous sommes attachés au scrutin uninominal dans certains cas, notamment législatifs −...
Mme Ségolène Royal. Et la proportionnelle ?
M. le Premier ministre. ... et occuper des fonctions exécutives."
(sic : archives de l'Assemblée, 11.3.97, p. 14 - Voilà comme un homme sait donner de bonnes idées aux femmes !)

Lors de cette deuxième séance du 11 mars 1997, Mme Alliot-Marie siégeait peut-être, comme députée (non : "député"). Elle sut ainsi qu'elle était sans doute en cours d'apprentissage avant d'espérer devenir la premièrE ministre de la Défense, de l'Intérieur, puis ... des Affaires étrangères. Le maître succéderait-il aujourd'hui à l'apprentie ? Cruel.
Précisons que ce débat historique n'eut pas de suite pour A.Juppé : son gouvernement prit fin avec la victoire de la gauche, provoquée par la dissolution de Chirac le 21 avril suivant...

Et les révolutions arabes, dans tout cela ?
Eh bien le gouvernement de la France va peut-être pouvoir en parler un peu, désormais.
Il serait temps de soutenir l'espoir de ces peuples courageux, luttant pour la démocratie. Il paraît que la communauté internationale ne peut commettre d'ingérence (ce n'est plus un droit ?).
Mais lorsque des gouvernements autoritaires demandaient de l'aide à la France pour garder l'ordre chez eux, était-ce si différent de ces Libyens de la rue, de cet ancien ministre de la justice, qui - face à nous sur nos petits écrans - appellent les démocraties à l'aide, en face d'un fou massacreur ?

Chez nous, cela s'appellerait "assistance à personnes en danger", non ? Plutôt que de menacer des tribunaux, quand il serait déjà trop tard. (Quelle assurance avons-nous que ce ne sont pas des chars, avions et armes achetés à la France qu'utilise Kadhafi pour faire couler le sang de son peuple ?)
Rester spectateurs et spectatrices, on peut y mettre tout son cœur, mais cela frise l'impuissance.

Pourra-t-on informer sur la démocratie souhaitée dans tous ces pays, sans sonner l'alarme contre une immigration qui nous menacerait aussitôt ? Plutôt que la peur, toujours (Bye, Hortefeux), de l'espoir !

----

lundi 21 février 2011

autres violences aux femmes

Basta ! ont crié les Italiennes - quand saurons-nous le faire en France ?
Même dans des sujets moins sérieux que les violences physiques ou la parité, les femmes d'ici pourraient dire leur lassitude de se voir mal traitées publiquement, dans les magazines, sur les grandes affiches. Ainsi voyons-nous, à l'occasion d'un article sur la haute couture en période de crise, Capital s'illustrer d'une photo - sans qu'on sache si le mensuel l'a choisie, ou seulement reprise de la marque de cosmétiques :

Il s'agit probablement de très jolies (et très jeunes) filles, dont les mères (sans doute de pays éloignés) sont fières. Mais comment les reconnaître au naturel ?

Faut-il imaginer qu'au passage d'un chantier dans la rue, elles ont été éclaboussées de goudron un jour qu'elles étaient en burqa ?

Le choix de défigurer les femmes, et avec des produits de luxe, est apparent dans tous les défilés de mode. Squelettiques, le visage bariolé ou blafard, elles sont réellement réduites au rôle de porte-manteau, sans que l'on comprenne quel supplément d'âme cela apporte aux créations magnifiques de grands artistes de la mode.

Et pour cette marque précisément, qui garde le nom d'un grand créateur, Hubert de Givenchy, rappelons-nous celle qui en fut la plus divine emblème au XXe siècle, et que nous rappelle Arte en ce moment : Audrey Hepburn.


Avec sa "Drôle de frimousse", aurait-elle accepté d'être ainsi maltraitée ?

--------

vendredi 4 février 2011

lettre ouverte à M. Gérard Leclerc (LCP),

Monsieur,

Cynisme absolu et insupportable de votre chroniqueur le plus régulier Yves Thréard : si les JT perdent de l’audience c’est que « la ménagère de 40 ans » ne s’intéresse pas à l’Égypte. (Il n'a pas dû remarquer non plus qu'elle est rare parmi les manifestants)

À supposer que « la ménagère de 40 ans » fasse le gros de l’audimat des JT habituels, au point que sa désertion mette les chaînes à mal, M. Thréard devrait s’interroger sur le silence de l’intéressée. Sur son absence en tout cas.

Pendant l’heure que dure "Politique-Matin", où est ladite « ménagère », quel que soit son âge ? On entend l’animateur Patrick Chêne, sans aucune gêne, prononcer successivement « bonjour Messieurs », « Messieurs », « merci Messieurs », « au revoir Messieurs ». Cette hémiplégie devrait lui écorcher la bouche, faire sursauter la direction de la chaîne. Il arrive accidentellement qu’une ménagère (Clémentine Autain, Anne-Sophie Mercier, Rachel Marsden, Anne Levade) - voire un pic de deux ménagères ! - ait l’insigne honneur d’une participation au cénacle, quotient minimum. Jamais plus : 3/5, vous n’y pensez pas !...

Il est donc particulièrement odieux d’entendre ce « journaliste » moquer la moitié de l’espèce humaine, sans s’interroger une seconde sur sa propre légitimité à la place qu’il occupe devant la caméra : chaque jour ou presque, les opinions qu’il émet sont tellement attendues qu’on pourrait se contenter de lire son journal pour savoir d’avance ce qu’il va dire. On voit bien que Le Figaro parraine l’émission ; mais lorsque c’est vous qui représentez LCP-AN, on sait pouvoir entendre des réflexions personnelles et intéressantes, et non les propos robotisés d’un média conditionné. (De même Judith Waintraub a-t-elle une expression propre)

Bien obligée d’entrer dans la catégorie « ménagère » à laquelle me réduit M. Thréard, je ne peux que bouillir - comme mes congénères - devant mon petit écran.
Dans la liste des « chroniqueurs (journalistes et experts) », le site de l’émission donne les quelques noms des alibies qui sont parfois LA femme de l’émission. N’y a-t-il pas en France quelques autres « chroniqueuses (journalistes et expertes) » au féminin, pour augmenter leur disponibilité ? Cela enrichirait un peu le tourne-en-rond de propos qui au-delà du "décryptage", tournent à la connivence (sans parler des petits rires machos dont l’impact est particulièrement choquant).

Fanchon connait trop bien la fameuse phrase des politiques, « on n’en trouve pas », pour espérer que ce ne sera pas la réponse de votre chaîne/Chêne. Nous sommes dans une telle période de régression de la parité dans tous les domaines, que les medias ne voient même plus l’écrasante présence des complets-cravates sur tous les écrans. Des blogs féministes ont même fini par en rire ; heureusement c’est par l’humour que les ménagères se sortent de la désespérance….

Fanchon compte sur vous, Monsieur, pour mettre un terme à ce conformisme de l’exclusion : pensez un peu que parmi vos téléspectateurs il y a ces « ménagères » bien absentes, que vous ne savez pas retenir…

--------