vendredi 20 novembre 2009

naissance d'une étoile européenne ?

Les membres d'un petit club masculin ont choisi au dîner hier soir celui qui incarnera désormais l'Union européenne dans le monde.

(en grand, pour qu'il soit connu)

HVR est un homme (vir en latin , et non un virus), et beaucoup le disent falot. Le contraire de la candidate qui aurait pu donner un visage féminin à l'Europe ; notre Union devra se contenter de son genre féminin dans le vocabulaire. V Vike-Fraiberga était trop remarquable ?

Quelques exceptions dans les commentaires. Le PPE se rengorge que l'un des siens soit choisi dans ce rôle : quelle élévation de Pensée Politique Européenne !
Et l'omniprésident qui nous gouverne tant bien que mal a déclaré, tout vibrionnant, que ceux qui jugent Van Rompuy médiocre pourraient avoir de sacrées surprises. (On ne demande qu'à voir, mais il ne se changera pas en femme)


Que NS n'ait pas voté pour Élisabeth Guigou ou la présidente finlandaise Dalia Grybauskaitė , c'est normal, vu son action pour la parité,.
Qu'il ait voté pour un homme qui lui fera de l'ombre, qui va le croire ?

Fanchon souhaite tout de même que cette fois il ait raison. Vive l'Europe, escamotée derrière le foot !

-----

mardi 3 novembre 2009

nouvelle alerte

Les réactions continuent ; fanchon continuera de les rapporter.


Alerte rouge : Parité en danger

Trois femmes responsables politiques, Mmes Marie-Jo Zimmermann, Michèle André, et Françoise Villain, respectivement Présidentes des délégations aux droits des femmes des trois chambres de la République - l’Assemblée Nationale, le Sénat et le Conseil Economique et Social Environnemental - viennent de mettre le gouvernement en garde contre le risque d'inconstitutionnalité du projet de loi relatif à l'élection des conseillers territoriaux, présenté au Conseil des ministres du 21 octobre par le Ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, et prochainement en discussion au Sénat.

En effet, si ce projet de loi N° 61 (2009-2010) relatif à l'élection des conseillers territoriaux venait à être voté en l'état, il éliminerait un nombre considérable de femmes des responsabilités politiques départementales et régionales, ce qui est contraire à notre Constitution qui préconise « l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et aux fonctions électives ».
Chacun sait que la loi dite de la "parité" ne favorise l'arrivée des femmes dans les fonctions électives que si les élections se déroulent selon un mode de scrutin de liste à la proportionnelle. Le mode de scrutin uninominal leur est en revanche défavorable, les partis politiques préférant sacrifier aux habitudes traditionnelles qui écartent les femmes des sièges "jouables".
Rappelons que les élections régionales de 2004 ont permis grâce au mode de scrutin de liste à la proportionnelle, qui est soumis à la loi sur la parité, l'élection de 47,6% de femmes, alors que, s'agissant des élections cantonales régies par un mode de scrutin uninominal (qui échappe à la règle paritaire), le taux de présence des femmes stagne autour de 12%.
Or, le texte en discussion prévoit l'élection de 80% de conseillers territoriaux au scrutin uninominal majoritaire à un tour dans le cadre de cantons, et de 20% des conseillers territoriaux sur des listes départementales à la proportionnelle.
Une simple projection permet d'estimer, pour les élections de 2014, une perte de 58% de sièges pour les femmes, alors que les hommes, déjà 3 fois plus nombreux aujourd’hui, n'en perdraient que 45,8%.
On aimerait penser que cet aspect paritaire des choses a vraiment échappé aux rédacteurs du texte. Ou bien considèrent-ils qu'il ne s'agit là que d'un détail sans importance ?
Nous appelons nos parlementaires à intervenir pour empêcher le vote d’une loi antidémocratique, nous demandons à toutes les forces démocrates, associations et citoyen-ne-s de notre pays de se mobiliser contre elle, et exigeons que, dans l’esprit de notre constitution de la République, l’élection des conseillers territoriaux se fasse sur des listes paritaires à la proportionnelle.
Il n'est pas trop tard pour corriger le tir et se mettre en conformité avec l'esprit de notre Constitution.

Yvette ROUDY, ancienne ministre,
Danièle BOUSQUET, députée,
Geneviève COURAUD, les « ÉgalEs »,
Françoise DURAND, l’Assemblée des femmes.


--------

samedi 31 octobre 2009

elles aussi ? alerte !

le 24 octobre 2009

Le projet de réforme des collectivités territoriales : Une régression pour la démocratie, une régression pour les femmes.

Le réseau pluraliste Elles aussi * s’associe pleinement aux déclarations conjointes des Présidentes des trois délégations aux droits des femmes, celles de l'Assemblée nationale, du Sénat, et du Conseil économique et social, sur le risque d’inconstitutionnalité du projet de loi relatif à l’élection des futurs conseillers territoriaux, et sur la grave régression en matière de parité que représenterait son adoption en l'état.

Grâce à la mobilisation acharnée du mouvement des femmes en faveur de la parité – dont celle de notre réseau qui s’est constitué en 1992 à cette fin - notre constitution a intégré, en 1999, dans son premier article, l’objectif d’un égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et aux fonctions électives, ouvrant ainsi la voie à dix ans d’un travail législatif constant en faveur d’une démocratie paritaire ; l’objectif est aujourd’hui étendu aux responsabilités professionnelles et sociales, et la parité est garantie dans les exécutifs régionaux (et municipaux) par la loi du 31 janvier 2007.

Comment se peut-il qu'une telle révolution démocratique en marche se voit remise en cause par un projet d’élection de futurs conseillers territoriaux - instaurant un nouveau mode de scrutin complexe et anti-démocratique, qui prendrait le contrepied de l’évolution de toute une société vers la parité, cela en prétendant moderniser nos institutions ?

L’enjeu est de taille : le scrutin de liste a permis, en imposant une stricte alternance des candidatures homme/femme, de faire entrer 47,6% de femmes dans les conseils régionaux alors qu’elles ne sont toujours que 12,3% des conseillères générales parce que le scrutin uninominal, lui, n’a jamais été véritablement ASTREINT à une stricte règle paritaire.

Nous exigeons donc que le choix du mode de scrutin pour élire les futurs conseillers territoriaux respecte la règle paritaire - d’autant plus que la réforme envisage de renforcer la concentration du pouvoir de décision dans les territoires entre les mains d’un nombre restreint d’élus.

Nous réaffirmons qu’il est possible de le faire, même avec un scrutin uninominal. C’est une des dix mesures portées par notre réseau depuis des années. Elle est très simple et réalisable dans le cadre du redécoupage des territoires prévu par la réforme : au lieu d’élire un homme ou une femme, nous élisons un homme et (&) une femme (et leurs deux suppléants) en réduisant le nombre de cantons pour ne pas augmenter le nombre global d’élus. Ce serait une belle avancée vers l’âge adulte de la démocratie fondée sur le partage, la co-décision, et non plus l’exclusion de l’autre.

Mais pour l’heure et dans l’urgence, nous appelons toutes les femmes et les hommes de bonne volonté à se mobiliser et à protester, par tous les moyens, contre un projet de loi qui, en l’état, est une scandaleuse régression pour la démocratie, une scandaleuse régression pour les femmes.

* Action catholique des femmes, Alliance des femmes pour la démocratie, Femmes d'Alsace, Femmes élues de la Manche, Rien sans elles (Finistère), Fédération UFCS-FR Ile de France
--------

jeudi 15 octobre 2009

la loi favorise l'égal accès...

Savoureux échange au Sénat ce 15 octobre, à propos de la réforme du Conseil supérieur de la magistrature. C'est une femme, la Garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés, qui présente un amendement au nom du gouvernement, à propos de la composition de cet organisme "en formation disciplinaire".

Alors que le texte proposé par la Commission des lois du Sénat incluait la parité (jugeant que "le recrutement des magistrats était très fortement féminisé, la représentation du corps restait quant à elle très masculine"), Michèle Alliot-Marie ne pensait "pas souhaitable de prévoir une réglementation particulière, estimant que la féminisation dans la représentation du corps était en marche". Amendement (n°29) inutile, dit-elle, puisque c'est déjà inscrit dans la Constitution ("redondance") !*
Surprise, c'est un sénateur UMP, Jean-René Lecerf, le rapporteur de la loi, qui évoque "une lecture différente de l'article 1er de la Constitution" : puisque la loi favorise l'égal accès... il faut bien que le législateur l'inscrive dans la loi !
En outre, il dit avoir recherché dans les archives le nombre des femmes ayant siégé dans ladite formation : ZÉRO.
Il annonce que la commission des lois rejette donc cet amendement.

La suite est logique : les sénateurs participant à ce débat votent contre l'amendement, que le président de séance Roland Du Luart déclare rejeté.

La télévision parlementaire en direct est bien intéressante, pour ce genre de détail : voir un sénateur de droite retoquer une femme ministre sur la parité. Le monde a (un peu) bougé en dix ans !

* il est vrai que MAM faisait partie des 19 députés RPR qui n'avaient pas voulu voter la modification de la Constitution au Congrès de Versailles il y a 10 ans. (Et M. Du Luart, RI, avait fait le même choix.)
M. Lecerf est d'une autre génération, merci.

----------

vendredi 9 octobre 2009

moto, burqo, zozos...

Comme le suggère Bénédicte, est-ce une mesure de précaution ? La célèbre danseuse Isadora Duncan périt en voiture, étranglée par sa longue écharpe coincée dans les roues de sa décapotable.

GAZA, 8 oct 2009 (AFP) - Le mouvement islamiste Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, a décidé jeudi d'interdire aux femmes de faire de la moto ou du scooter, et ce par souci de sécurité et pour préserver "les traditions".
"Nous avons décidé d'interdire aux femmes de monter sur des motos pour préserver la stabilité et les traditions de notre société", a déclaré dans un communiqué le ministère de l'Intérieur du Hamas.
Les femmes ne conduisent pas de moto à Gaza, territoire conservateur, mais il leur arrive de circuler comme passagères sur ces deux-roues.
Le Hamas a pris le pouvoir en juin 2007 en évinçant par la force les partisans du mouvement laïc palestinien Fatah.

On imagine donc le long voile noir mettant à mal la stabilité d'un deux roues ! Les ministres de l'Intérieur, partout décidément, savent penser à tout pour nous...

---------