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vendredi 15 avril 2016

le repos d'un grande révolutionnaire pour les femmes

En cette circonstance triste, Fanchon se permet de personnaliser.
C’est une triste nouvelle que je viens de recevoir. Je sais que ma génération a commencé de disparaître (et moi-même… je ne vois plus beaucoup les amies, ce que je regrette).

C’est une grande figure féministe dont le HCEfh annonce le décès aujourd’hui. Et je ne me donnerai pas le ridicule de dire ce que Maya Surduts a représenté pour toutes les femmes – vous le savez déjà ; juste que j’ai toujours admiré son action quotidienne courageuse auprès des celles qui étaient les plus en difficulté.

Et puis nous avons vécu de grands moments avec elle, avec le Réseau Femmes et Hommes pour la parité, il y a déjà près de 20 ans.
Vous avez sans doute expérimenté sa force militante,  son autorité efficace, et une sorte de radicalisme par rapport à Elles aussi, dont j'avais été désignée porte-parole.  Mais nous avons eu un jour la surprise merveilleuse de voir Maya se présenter à un de nos Forums (mairie du 12e si je me souviens bien).
À la tribune elle a expliqué (comme de nombreuses féministes des années 70) ne pas avoir vu l’intérêt de se battre sur le terrain politique ; mais elle réalisait que le combat de la CADAC serait sans fin s’il n’y avait pas de femmes élues, en nombre suffisant pour faire avancer les droits des femmes. Et aussitôt son réseau a rejoint le nôtre, jusqu’au Congrès de Versailles en 1999, puis au vote des lois pour la parité.

Nous n’étions pas naturellement d’accord sur tout, mais j’ai le souvenir amusé d’avoir vu tomber une barrière : alors que nous devions rédiger ensemble un texte à soumettre au réseau, je suis arrivée dans la soupente du bureau de Maya, alors qu’elle râlait contre son ordi, et à cause d’un problème de téléphone. Veine et miracle, j’ai trouvé les solutions ; et nous avons écrit ensuite très facilement, l’entente était née pour longtemps.

Je suis très fière et heureuse de l’avoir rencontrée, alors que ma jeune sœur 68arde avait milité bien plus tôt à ses côtés….
Et mon amie Sylvie, alors présidente de l'UFCS (Union féminine civique et sociale, que des gros mots !), vient de me dire qu'elle partageait la même peine, même si sa vue l'empêche de participer:
"combien Maya a fait partie de nos combats, avec les féministes de la première heure … nous petites UFCS  plus timides, mais convaincues qu’il fallait en prendre de la graine ! même si nous n’étions pas d’accord sur tout – comme tu le dis – c’était extrêmement enrichissant de les voir travailler et les prises de position de l’UFCS pour la parité en ont été nourries.
La photo de Maya est absolument magnifique !  J’espère qu’elle a eu des ami-es pour l’entourer car je ne sais pas jusqu’à quand elle a encore milité et dans quelles conditions elle est décédée …"



Des hommages lui ont été rendus, à gauche bien sûr avec la ministre Laurence Rossignol :
« Depuis déjà plusieurs semaines, sa santé nous préoccupait, a réagi la ministre des droits des femmes, dans un communiqué. Il y a tout juste huit jours, pour l’adoption définitive de la loi sur le système prostitutionnel, toutes les féministes étaient rassemblées et son absence occupait tout l’espace. »

Le Haut Conseil à l'égalité f=h avait aussitôt annoncé son décès. Et bien sûr, même ELLE, parmi d'autres infos...

Un jour où nous entrions ensemble au Ministère de la Parité, pour une réunion avec Nicole Ameline (si rare convaincue à droite !), elle rigola franchement de mon interpellation : Maya ! mais tu t'embourgeoises !.
C'est vrai que fidèle à sa croyance révolutionnaire, elle avait  aussi fière allure, magnifique en tout, y compris sa voix.
Il faut craindre que les jeunes générations de féministes ignorent pourtant tout ce qu'elles lui doivent.

Repose en paix, Maya ! (mais le peux-tu vraiment ?)

mercredi 14 janvier 2015

Wolinski tel que face à nous-mêmes

extrait d'une Lettre ouverte de Georges Wolinski à sa femme Maryse (1978)

 ... Finalement, nous sommes assez fiers d’avoir des femmes féministes. Elles sont pour nous un label d’intelligence et d’ouverture d’esprit. Je suppose que certains Romains devaient affranchir leurs esclaves pour des raisons similaires. J’ajouterai que le féminisme, après tout, vous occupe, vous donne du travail – un travail que vous n’enlevez pas aux hommes. Vous écrivez des bouquins dans lesquels vous dites ce que vous pensez de nous. Vous faites des journaux sans mode pour que l’on vous prenne au sérieux. Vous luttez, vous manifestez, vous vous agitez, vous vous indignez. Vous vous moquez de nous. Oui, cela vous occupe. Et vous évite peut-être de penser et de réfléchir à la société que vous aimeriez. Et à toutes les barrières de préjugés que vous trimballez.
Réfléchissez à ce que veut dire vraiment une société de femmes où les hommes et les femmes partagent également les tâches et dites-moi si c’est ce que vous recherchez.
Le féminisme comme l’écologie rassemble des gens de tous les bords. Comme l’écologie, il ne signifie rien sans le pouvoir politique et l’influence qu’il peut avoir sur lui. Comme l’écologie, il est générateur d’espoir devant la prise de conscience qu’il indique et de désespoir devant l’ampleur du problème à résoudre.
Les femmes sont injustement traitées sur notre planète. Elles sont mutilées, asservies, considérées comme des pondeuses et des bêtes de somme.
Je les ai vues trimer dans le désert pendant que les hommes buvaient le thé à la menthe, assis à l’ombre. J’ai vu pratiquement la même chose sous le ciel gris parisien ou dans nos campagnes.
Oui, tout cela doit changer. Je compte sur toi et tes petites amies. Le phallocrate que je suis a le cœur serré en pensant à toutes ces femmes malheureuses qui n’ont pas la chance d’avoir un mari aussi gentil que le tien.
Georges Wolinski
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samedi 26 janvier 2013

le bilan de fanchon blogueuse

Est-ce le mois de janvier ? période des bilans et des résolutions, on voit fleurir les comparaisons, et même entre blogs : la catégorie "blogueuSE politique" semble intéresser, jusqu'aux universitaires qui comprennent que la vie politique passe par là aussi.

Fanchon la parité n'aime ni les catégories, ni la compétition pour le plaisir d'être en tête (ses candidatures à des élections le garantissent...). Sa personne importe peu, seule son envie de militer pour des idées dont elle voudrait voir l'aboutissement - enfin un jour, avant de quitter cette vie ! Mais ce sprint de début d'année lui a donné l'envie de consulter ses statistiques. Elles sont incomplètes, car sa plateforme Blogger remonte le passé seulement jusqu'à mai 2008 ; mais une période de 4 ans 1/2 peut être considérée comme significative. Et ce palmarès n'est en compétition avec personne, surtout pas avec des personnalités plus prestigieuses, professionnelles et reconnues. Voilà juste les 10 articles que vous, internautes, avez le plus lus pendant cette période :
1. vive elles ! ces nouvelles ministres
2. cohérance... & parité
3. réduction sur abstention
4. nouvelle alerte
5. sms d'amour... triste été
6. parité politique, petites lettres, petits mecs
7. perdu une voix : la Kriss s'est éteinte
8. la parité, c'est la vraie rénovitude
9. deux présidentes pour la nouvelle année
10. un Debré UMP : Urologue, Mâle, et Politicien ringard

Bien sûr Fanchon vous doit des remerciements, car c'est votre classement selon l'intérêt que vous avez porté à ces articles. Et on y retrouve une cohérence très satisfaisante avec les sujets choisis à l'origine, dès le premier billet, il y a juste 6 ans.
Le titre d'abord : un simple prénom et le thème principal, la parité (en politique). Mais aussi les femmes qui affrontent concrètement la vie politique - et en particulier celle qui en France est allée le plus loin, et dont fanchon saluera toujours la bravoure et l'esprit d'anticipation, la vision d'avenir : Ségolène Royal. Autre thème, la parité (politique) avec ses rapports à notre vie quotidienne, dans l'actualité et pas seulement les discours. Pourtant aussi les informations utiles à rendre publiques, que ce soit des progrès ou des régressions.
Enfin l'ambiance prétendait être plus qu'hexagonale, européenne et internationale. Avec une dose de musique et de "culture", d'humour ou d'ironie, et sans langue de bois.

Le message est-il bien passé ? Il le semblerait d'après les commentaires publiés : merci donc à celles et ceux qui ont déposé une appréciation (pas toujours publiée, surtout quand elle révèle un manque de respect).
Il faut aussi remercier pour les invisibles liens, retrouvés par hasard quelquefois, qu'ont tissés d'autres blogueur-euses au fil de ces six années ; la technique permet maintenant qu'ils glissent dans leurs "blogrolls" la dernière édition de fanchon. Voilà un fameux coup de pouce solidaire !

Un autre grand merci à tou-te-s les internautes qui sont venu-e-s faire un petit tour par ici - et qui pourront revenir aussi souvent qu'ils/elles le souhaitent !
Fidèlement vôtre,
    flp
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mercredi 12 décembre 2012

12, 12, est-ce ainsi que les hommes meurent ?

Bien sûr que Fanchon a prévu de quoi déjeuner aujourd'hui, comme si ce n'était pas la fin du monde - parce que sinon, que ferait-elle à 12 heures 13 minutes, devant son frigo vide ?

Tout de même il vaut mieux rire avant, et admirer la précision de la prédiction  : sinon, à 12 heures 13 minutes, on ne pourra même plus dire son étonnement que les prophètes aient eu raison enfin...  après tant de siècles. Saluons donc les Mayas et leurs tenaces héritiers - et leurs admirateurs qui reviennent émerveillés de tourisme organisé au Guatemala (avant le 12 décembre, prudents). Une page va donc peut-être se tourner, et fanchon-la-parité qui était arrivée à faire mieux fonctionner ce blog, n'en aura pas profité longtemps... Merci donc aux derniers fidèles !

Pour que la parole reste ici à une femme en cette dernière matinée, écoutons la sagesse d'une jeune femme qui méritait un meilleur avenir : Sophia Aram, venue de Trappes, et dont la philosophie féministe nous manquera (sauf que nous ne serons plus là pour qu'elle nous manque...). Écoutons tant qu'il est temps : elle pense que la fin de l'Homme, les hommes l'ont bien voulue ! (mais, Sophie, nous sommes toutes dans le même bateau)

pour écouter les 5 dernières minutes
Sa sagesse vaut bien celle de l'écolo de service qui aurait dû en rester là, au lieu d'en rajouter derrière son micro.

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jeudi 18 octobre 2012

petit(e) annonc(e)

Grande école humaniste cherche son Directeur.
      Animaux et femmes s'abstenir

 Pour réformer la formation des élites de la France, Émile Boutmy, entouré d'un groupe d'Hommes de sciences et d'Industriels, crée en 1872 l'ancêtre de l'Institut d'Études Politiques de Paris. Plus d'un siècle plus tard, La Barbe se réjouit de voir que le cap reste ferme et la virilité à l'honneur pour une succession, pourtant annoncée difficile, à la tête de ce noble établissement. Dispenser à tous un haut enseignement libéral, varié et encyclopédique, certes, mais pour autant ne pas mollir. Et malgré la sournoise féminisation rampante qui contamine son corps étudiant, l'institution reste heureusement accrochée à sa tradition masculine, seule à même de redresser la barre et de garantir une instruction de qualité en ces temps chahutés. Primes? Augmentations? Recrutements? International? Voilà des domaines dont seul un homme sera à même de s'acquitter. Hervé, Dominique, Jean-Michel ou Gilles: le choix pour occuper la place d'honneur est heureusement restreint à une panoplie virile. L'avenir de l'institut est sauf !
 La Barbe


NDLR. pour diverses raisons techniques fanchon la parité va sans doute devoir arrêter son blog à cette adresse, après bientôt six ans de publication. flp tient d'abord à remercier ses visiteur-se-s fidèles, venus de toute la planète (eh oui !), vous prie d'excuser le rythme des billets précédents, très irréguliers, et espère donner une nouvelle adresse, si nécessaire.
À bientôt...

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lundi 13 août 2012

médailles d'or dans le bleu de l'Europe

Avec la clôture des Jeux Olympiques 2012 à Londres, le classement final est définitivement arrêté. Pour tous ceux qui ont veillé devant leur petit écran ces dernières semaines, c'est le spectacle qui l'a emporté, et souvent l'émotion, jusqu'à l'ultime spectacle.

Mais le décompte des médailles était inexorable, avec le classement des médailles gagnées par nos athlètes : or, argent, bronze, total... Avec la cruauté que subissait chaque fois le ou la 4e de chaque épreuve.
Pour 204 nations participantes, le classement s'est arrêté aux 86èmes : 119 ex-aequo avec 0 médaille, classés par ordre alphabétique de l'Albanie au Zimbabwe. Honneur à tous ceux et celles pour qui l'essentiel a été de participer, avec courage, sans gagner plus que de l'admiration et de l'estime.

L'honneur ne suffit pas toujours, et le métal de médailles n'était pas indifférent aux grandes puissances qui étaient venues se mesurer entre elles, se comparant au jour le jour :

tableau du 11 août 2012

Comme en 2008 à Pékin, ce tableau montre bien la dispersion des pays européens, alors qu'ils sont 5 de l'Union à figurer dans les 10 premiers. Et on devrait mesurer le ridicule d'une comparaison entre la France (par exemple) et les USA ou la Chine ! (sans même évoquer les exclamations de nos commentateurs "journalistes")

Et si l'on ouvrait un autre œil, notre regard européen, pour y voir un autre tableau ?

les 27 États membres de l'UE aux JO de Londres
Préparons-nous donc au choc que serait la véritable comparaison en tête du classement :
Restons-en aux chiffres, mais cette comparaison devrait mener aussi à une réflexion sur de telles différences. Pourquoi la Finlande, si exemplaire pour l'éducation, est-elle 60e, avec 3 médailles, dont aucune d'or : Fanchon parierait bien que les Finlandais n'en sortent pas traumatisés... Ont-ils aussi des sportifs professionnels milliardaires ?
Il y a peut-être une base d'échanges au sein de l'UE, pour comparer nos "valeurs" et nos objectifs, nos politiques aussi.

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dimanche 27 mai 2012

le changement, pour les citoyens-(é-)lecteurs


Ce sont évidemment toujours les meilleurs courriers de ses lectrices et lecteurs que publie le magazine Télérama, dans sa page "Ça va mieux en le disant".
Et il y a de la lucidité et bien du talent dans certains message, 15 jours après le changement politique dans notre pays.

Nicolas : J'aime cet éphémère moment où les certitudes laissent place aux doutes, où tout semblait impossible, trop compliqué, et pourtant des marges de manœuvre apparaissent ! J'aime qu'une majorité de femmes et d'hommes, n'imaginant pas d'autres solutions, découvrent avec stupeur et intérêt que face au changement la vie continue sans cataclysme majeur (chaos boursiers, émeutes..). J'aime cette capacité collective à ne pas se limiter à une pensée unique. J'aime cet espoir qui rassemble.

Hernandez : Entre le travailleur immigré qui paie ses impôts en France et pour lequel se discute le droit ou pas de vote aux municipales, et le bon Français qui fait ses valises pour émigrer afin d'échapper aux impôts qui l'attendent, je vous pose cette question :"Quel est le plus citoyen des deux ?"
la fiction qui a fait rire...
 Quand 80 % des citoyennes et citoyens ont pu s'exprimer eux-mêmes après tant de sondages, on constate que la démocratie ne fait pas peur : les grands de ce monde ont accueilli et écouté la nouvelle voix de la France, l'évasion des voitures rouges n'a pas eu lieu le soir des résultats (on verra plus tard pour les impôts), le taux des prêts à la France a plutôt baissé, un dernier sondage (quand même !) révèle un taux  de popularité record pour nos élus de gauche, si inexpérimentés et incapables...
Avec un peu de chance le nouveau Président aura avant le 18 juin une majorité capable de soutenir son projet de changement pour notre pays : ce devrait être le résultat de la campagne des législatives, conduite dans la foulée du premier choix des citoyens, lassés des incohérences de la dernière décennie, épuisés par les conséquences d'un néo-libéralisme qui tue. Même nos cousin-e-s du sage Québec s'indignent comme leurs jeunes étudiants !


Les raisonnements binaires (vrai/faux, bien/mal, mauvais/bon) n'ont conduit qu'au populisme, et les habitants de notre pays, qui aiment tant débattre et discuter, ont l'air de goûter le retour du raisonnement et des nuances de pensée.
Même à l'UMP, où des femmes retrouvent un peu de liberté, sans même beaucoup d'espoir d'accéder à l'Assemblée nationale...

Encore un petit effort printanier, pour une majorité dont nous avons besoin !

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samedi 21 avril 2012

réduction sur abstention

Tout fait vendre, décidément... Surtout profitant du silence électoral obligé, les tiroirs-caisses argumentent à leur tour jusque dans nos ordis au repos :

Mais le dérisoire commercial de la femme "élue" ne peut évoquer la parité aussi drôlement que le dessin féministe de Catherine Beaunez : 
l'album de Catherine
Le seul élément triste est que ces dessins politiques sont toujours d'actualité...

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vendredi 30 mars 2012

le bon sens expert des citoyens

"Construisez des immeubles de trois étages avec des petits parcs arborés pas loin du centre-ville et là, vous aurez madame Françoise et monsieur Paul qui cohabiteront avec monsieur Djialo et madame Benmimoun sans avoir peur l'un de l'autre. C'est parce qu'on est séparé qu'on a peur.

Jamel Debbouze ne se prétend pas conseiller politique; il n'est pas urbaniste ; Madame Boutin ne lui a pas demandé de l'aider à améliorer son bilan (nul) au ministère du Logement...

Il a juste un peu de bon sens et a réfléchi au décor dans lequel il a vécu - et qui a déjà changé : Trappes-en-Yvelines n'est plus la ville aux "squares"-ghettos. Son maire Malandain a su profiter des aides de l'État (Jospin) avec un grand "Projet de ville" qui l'a métamorphosée.

Voilà ce qu'est la vraie politique : partant de la Cité, pour des humains, c'est savoir proposer un cadre de vie où des humains vivent ensemble. Ce ne sont pas des clichés, ces formules ressassées, quand on les met vraiment en pratique. Il y a urgence à faire des logements, et l'urbanisme est le départ d'un art de vivre.

Avis à tous les malins qui prétendent dans cette campagne que les politiques ont tout raté "à droite comme à gauche". Ben voyons ! Tout ça parce qu'une majorité sortante n'est pas du tout pressée qu'on fasse son bilan...

Jamel qui n'a pas fait de longues études, ni l'ENA, juge tout simplement ce qu'il a vu se réaliser, et ii en tire les leçons :
il soutient François Hollande.
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vendredi 6 janvier 2012

Mademoiselle Jeanne, Pucelle que vous croyez...

Avant les déclarations officielles de candidatures à la Présidentielle, la Droite en France s'est trouvé un grand enjeu. Non pas soutenir les femmes et la parité, la suppression demandée du "mademoiselle" des formules administratives, la lutte contre les violences, non.

Celle qui succède à son père et celui qui veut se succéder à lui-même à l'Élysée - mais aussi leurs deux partis - se disputent les cendres froides et mouillées de la seule femme-mythe de notre Histoire.

"La France d'abord" : pauvre Jeanne d'Arc ! Aurait-elle imaginé il y a 600 ans qu'elle ouvrait la voie aux femmes politiques qu'on "exécute" plutôt que de les laisser accéder au pouvoir démocratique ?

Mais aujourd'hui, on fait le dos rond à Domrémy, sachant bien que certains s'intéressent plus aux voix électorales qu'à celles qu'entendait Jeanne. Mais c'est un élu de gauche qui le soupçonne : un malveillant, bien sûr...

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lundi 26 décembre 2011

un monde de paix ?...

Les vœux qui s'échangent, de paix surtout, urbi et orbi, ont bien du mal à être entendus comme crédibles. Mais il faut espérer bien sûr...

C'est ainsi que fanchon la parité et ses nombreuses sœurs de par le monde soutiennent les aspirations à la démocratie et les manifestations qui y appellent ; pas seulement parce qu'elles sont des femmes, mais pour le vieil adage on mesure la démocratie dans un pays à la place qu'il accorde aux femmes.

L'année qui s'écoule - souvent dans le sang - n'aura pas été des meilleures. Et même les femmes qui se battent au côté des hommes ont reçu la manivelle en retour. Quant aux "valeurs féminines" comme on disait, quant à l'esprit de modération, tout cela relève d'une utopie archaïque...

Peut-être parce qu'un épisode a été manqué, dans certaine crèche ?


merci à l'auteur du dessin, aussi intemporel qu'universel, et à qui l'a mis en circulation ; pardon pour l'absence de copyright - mais cela fait du bien...

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mercredi 14 décembre 2011

retransformer un hamburger en vache ?

"La parité... Que c'est agréable la parité !" C'est avec ce roucoulement que l'ineffable Patrick Chêne a commencé son débat d'éditorialistes dans Politique matin (à 31:10 - LCP), prétendant qu'ils vont "faire du bruit", affichant ce mercredi deux femmes parmi trois hommes (il ne dit rien lorsqu'il y a le plus souvent 5 hommes...)

 
Image symbole de bonne conscience satisfaite de ces "animateurs" qui emplissent la télé. Le rapport  de Michèle Reiser leur a remonté les bretelles, mais ne suffira pas à changer les méthodes du job : on y  a perdu tout sens de l'écoute, de la modération, de la modestie. Ce n'est décidément pas là qu'on trouvera de la pensée et de l'imagination vers le futur : "La R&D (recherche et développement) dans l'industrie devrait être un thème majeur de la campagne." Mais pourquoi les médias ont-ils parlé d'autre chose quand la candidate Royal le proposait ?

Ce mercredi commençait de façon tonique. Côté politique une interview de Pierre Moscovici, enfin sorti de ses perpétuels doutes psy, et tapant du poing sur la table de Radio-Classique : marre d'entendre une bande de ministres répondre à la crise par des insultes contre leurs opposants de gauche ; marre de les voir se débattre au milieu d'affaires nauséabondes - au lieu de faire proposition contre proposition.

Il est vrai que le futur hypothétique et supposé candidat de la droite rassemblée ne fait pas encore de campagne électorale présidentielle : s'il voyage sans cesse à travers la France à grands frais de kérosène, de locations de salles gigantesques, et de cars-gratuits-pour-UMPistes, c'est juste pour rendre espoir aux citoyens que GDF-Suez condamne à la marmite norvégienne, et EDF à la bougie meurtrière.

Heureusement, la recherche et le développement se retrouvent dans le cinéma : France-Culture donnait à entendre Serge Bromberg qui a ressuscité le "Voyage dans la Lune" de Georges Méliès. Oui, on peut revenir du hamburger à la bonne vache : les techniques du XXIe siècle (et 12 ans de travail patient) ont redonné vie aux audaces d'un magicien de 1902. Le rêve d'avant Tintin va sans doute faire courir les foules.
Comme elles ont plébiscité Intouchables ou Polisse.

Et l'on retrouve pour de vrai la fameuse "crise" qu'un président chef de meute fait semblant de braver.
Ceux qui redonnent de l'espoir, du moral, ce sont les vrais créatifs qui savent faire moquer le racisme et faire rire malgré le handicap ; celles qui montrent les réalités du bon travail de policiers dans notre société - pas Guéant ! la vraie culture, quoi.

Et même, surprise, une réalisatrice prouve discrètement qu'un jeune physique de rêve ne sert pas seulement à faire potiche dans les décors de débats TV : Maïwenn Le Bosco parle, elle apporte de l'intelligence, de l'imagination, de la pensée, de la créativité, du courage.


Courage !

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vendredi 9 décembre 2011

le courage Barbue : UMP, nous voilà !

Séance épique à Paris 15e, ce mardi 6 décembre, pour la Saint-Nicolas : c'était, après Lambersart puis Villeurbanne ("le Courage"), la 3e Convention UMP ("l'Ambition") pour le programme présidentiel de 2012.
En présence de Jean-François Copé, Alain Juppé, Rachida Dati, Hervé Novelli, Bruno Lemaire et Gérard Longuet, entre autres, dix activistes du collectif féministe La Barbe! se sont invitées comme elles l'ont déjà fait devant divers aréopages masculins : comme d'habitude, leur mode d'intervention est basé sur l'ironie, sur l'humour - qui "ne fait de mal à personne", dit-on couramment.

Cette fois-ci... si. Face à l'ironie de l'habituel "bravo messieurs, continuez de rester entre vous", c'est la force de l'expulsion qui a prévalu.
Pendant des décennies, les féministes savaient devoir rester vigilantes après le moindre progrès acquis. Depuis l'an 2000, on a bien vu que l'application des lois-parité s'érodait, et que la situation stagnait. La vigilance ne suffit pas...
La remise du rapport sur les femmes dans les médias, ce jeudi, par Michèle Reiser, montre bien que la régression est en route.

Il faut donc saluer l'action tenace de jeunes femmes qui ne se contentent pas d'observer. L'association La Barbe! depuis sa création il y a plus de trois ans a sorti la meilleure arme des femmes pour manifester : l'humour. Il y a avait aussi dès l'origine, une sorte de courage à arborer une barbe artificielle quand on est une belle jeune femme - a contrario de tous les canons actuels... Cela s'appelle vraiment payer de sa personne. Et elles connaissent toujours la fin de leurs interventions : l'éviction.

Mais voilà que de plus en plus il leur faut du courage physique, tant les formes d'expulsion deviennent brutales. À la tribune cette fois, une majorité de "Compagnons" et quelques Compagnons-femmes pour faire le bouquet de fleurs : même là on n'apprécie pas l'humour des petites pancartes, et on appelle le Service d'ordre - avec la consigne ressassée "très tranquillement... très tranquillement"...
Lequel Service d'Ordre de l'UMP porte bien son nom et mettra du cœur à l'ouvrage:

 

Après avoir réalisé elles-mêmes leurs videos (avec brillante mise en scène en sépia  rétro), les Barbes ont maintenant besoin de la présence de médias extérieurs en cas de brutalité : cette fois l'AFP, les rédactions TV de service public ont été témoins de la scène.

Et loin de s'espacer, les entrées nécessaires de LaBarbe! se multiplient et se délocalisent : on a toujours besoin d'elles !

Pensons à les soutenir, à aider leur courage : adhérons à La Barbe!

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mardi 18 octobre 2011

en attendant une Présidente en 2017...

Une page est tournée, ce n'est pas une femme qui remportera l'Élysée en 2012 face à Sarkozy (ou à un autre ; on ne voit pas une femme à cet horizon-là non plus...).
Mais voilà une campagne qui a fait beaucoup parler, avant le vote. Et même dans les bureaux de vote, pour le plaisir retrouvé de la politique....

On a même parlé "féminisme". Deux exemples :
"Fanchon, je ne te comprends pas : voter Hollande, toi, une féministe. On avait pourtant la chance d'avoir une Présidente de la République...
- Et si on n'avait pas fait perdre la chance en 2007 ? (En plus la situation de la République ne serait pas la même aujourd'hui...)"

"Moi, je ne pouvais pas voter Hollande : 4 enfants, sans être marié ! je défends la famille.
- Donc tu es contre le divorce. Tu as pourtant bien voté pour une divorcée.
- Pas du tout, Martine est mariée.
- Re-mariée, il fallait bien un divorce entre les deux ; sinon elle serait Martine Delors.(Stupeur)  Qu'aurais-tu fait si tu l'avais su ?
- J'aurais voté blanc !"

La route est encore longue...
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mercredi 31 août 2011

des yeux pour lire, des oreilles pour écouter

Pour tous ceux que la vie politique intéresse, parce que c'est aussi la vie d'un pays et du monde, le week-end a été intéressant. Même si certains ont cru y voir une "violence démentielle", le PS a pu organiser sa traditionnelle Université d'été sans dommages. La chaîne rieuse des six candidats se donnant la main n'était pas qu'illusion pour la galerie : tous voulaient montrer leur volonté de réussir les Primaires citoyennes d'octobre, expérience démocratique mais périlleuse bien sûr.

Du coup les commentateurs revenus enfin de vacances ont repris contact avec  la vie politique. Ils y sont allés, en nombre, voir et entendre. Et ils ont évidemment commenté à chaud les chances des "deux favoris" PS - puisqu'ils se fient tous aux "sondages".

Mais surprise, dès le lendemain, on sentait comme l'ombre d'un doute : et si tout n'était pas écrit comme le promettaient 404 personnes sondées ?


 Et il a fallu que les meilleurs (cinq hommes sérieux !) se retrouvent à plancher le lendemain, pour se poser une hypothèse nouvelle, à laquelle ils n'avaient jamais songé :



(petite question accessoire : pourquoi ce débat ne figure-t-il pas dans les videos de i-télé ?)

Le débat général va peut-être enfin évoluer d'ici le 9 octobre ?
Rappelons-nous : la "blonde" Ségolène l'avait prévu, ça aussi.



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jeudi 25 août 2011

dimanche 31 juillet 2011

le retour des méduses

Eh oui, on voudrait le beurre et l'argent du beurre : chaleur et soleil à la mer. L'ennui c'est que les méduses arrivent aussi, avec l'embellie météo, dans les vagues.

À choisir, fanchon va donc garder la méduse, sans la mer : son poète fêlé favori, le dernier surréaliste, tourne avec sa fameuse bestiole de Saint-Malo jusqu'à la scène (il était chez Jean Ferrat il y a peu).  C'est un des grands classiques d'Yvan Dautin, qui ne vieillit pas - ni lui ni sa méduse :


(Il est fou !...) Pas terrible l'enregistrement, et pourtant les paroles méritent d'être comprises...

En prime pour compenser, une deuxième, difficile à choisir, parmi les plus récentes :

chantée aussi par la grande Francesca Solleville.
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dimanche 17 juillet 2011

un Joly I have a dream

Un premier ministre, parlant du sol africain où il est en voyage officiel, devait-il s'exprimer ainsi ? «Je pense que cette dame n'a pas une culture très ancienne de la tradition française, de l'histoire française et des valeurs françaises.»

N'y avait-il pas d'autre qualificatif que "cette dame" pour la candidate actuellement la plus démocratiquement désignée (par son parti EELV) ? Entendrons-nous bientôt "ce monsieur" pour François Hollande ou Nicolas Sarkozy ?
Sans doute aurait-ce été lui faire trop d'honneur que de l'appeler par son nom, trop français pour elle?

À toutes ces questions, on peut déjà rappeler la phrase trop hardie d'Eva Joly :
"J'ai rêvé que nous puissions remplacer ce défilé (militaire) par un défilé citoyen où nous verrions les enfants des écoles, où nous verrions les étudiants, où nous verrions aussi les seniors défiler dans le bonheur d'être ensemble, de fêter les valeurs qui nous réunissent".

À quoi de vertueuses protestations UMP se sont élevées. Du Nord, le bien connu député Vanneste a eu les honneurs du JT de France 2, qui a malheureusement oublié une partie de la citation : "déclarations dégoulinantes de bêtise", "d'esprit munichois"... Des Yvelines, le progressiste député Myard a dénoncé le "pacifisme béat" d'une "soixante-huitarde attardée".

La politique française n'est-elle devenue qu'une affaire de communication ? Il est alors urgent de revenir aux bonnes vieilles explications de texte.
Cela permettrait déjà de décrypter l'arrogance de commentaires qui se veulent politiques :
«Eva Joly peut se permettre ce genre de propos sans trop de gravité car personne dans l'opinion publique n'imagine qu'elle sera présidente de la République.» Et vlang ! (Bartolone, PS)

Ou celle d'un journaliste connaisseur :
« Avec tout le respect qu'on lui doit, il faut dire à Eva Joly que cette idée respire la naïveté inconséquente et que la candidate écologiste aurait mieux fait, ce jour-là d'aller s'occuper de son jardin bio.» Que serait-ce s'il n'était pas respectueux ? (Laurent Joffrin, Libé)

Fanchon perçoit dans ces tournures des relents de 2006, qui avaient provoqué dans Le Monde une tribune de Geneviève Brisac : va-t-on déployer, contre Eva Joly aussi, les moyens de discréditer une femme candidate, les savons qui ont fait glisser la planche de Ségolène Royal il y a cinq ans ?

Sur le fond de la question, Mme Joly ne serait pas la première à vouloir un 14 juillet moins militaire ; et l'ami profencampagne rappelle à juste titre les grands Brassens et Paco Ibanez, qui en ont chanté d'autres !
On pourrait aussi dire, comme de nombreuses réactions de braves citoyen-ne-s français-es ces jours-ci : la prise de la Bastille (1789) et la Fête de la Fédération (1790) que rappellent les célébrations du 14 juillet, sont des victoires du Peuple, pas des armées. À l'époque les militaires étaient plutôt du côté des aristocrates émigrés - mais ce n'est qu'un détail de l'Histoire...

De notre temps, l'élite politique siège dans une tribune sur la place de la Concorde, d'où elle passe en revue les équipements qui pèsent si lourd dans notre budget national. Certains y sont fort intéressés, et Fanchon aimerait savoir si on a pu voir jeudi le sénateur (inéligible dans sa mairie) qui nous vend chaque jour le ruineux Rafale ; ou bien donnait-il des consignes à "son" Figaro ? son directeur-adjoint Yves Thréard titrait aussitôt sur "Madame Sans-Gêne". (Après déjà une "Madame Propre... bien peu engageante"..)  C'est beau d'avoir les moyens, en République.

Il est vrai que l'actualité douloureuse des soldats morts en Afghanistan a été évoquée aussitôt, comme pour mieux justifier l'indécence d'Eva. Mais elle a bien précisé sa pensée : "J'ajoute que l'instrumentalisation des victimes pour me réduire au silence a quelque chose d'indécent...."

Revenons aux mots, tout simplement : J'ai rêvé que nous puissions... nous verrions... Dit autrement : I have a dream, et toute la suite au conditionnel.
N'est-ce pas un beau rêve d'imaginer toute une nation regardant défiler ceux qui sont utiles au pays, des infirmières, des écrivains, des femmes élues, des associations par exemple, et aussi des militaires... pour assurer la Paix qu'on aimerait tant voir régner partout dans le monde ?...

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dimanche 19 décembre 2010

tant que la culture tient bon

À voir tomber dru cette neige qui transforme nos paysages quotidiens, la vie urbaine n'a pas que des inconvénients : lorsque la ville, ses toits, ses rues deviennent autant d'Utrillo éphémères, de là-haut son charme grandit. Le dimanche peut devenir magique puisqu'on a moins d'obligations. Des boules de neige, une bonne course où les pieds s'enfoncent moëlleusement : c'est le plaisir de ceux qui peuvent rentrer ensuite au chaud, prendre un bon chocolat et regarder par la fenêtre le paysage qui continue de blanchir. La voiture, dehors ? pas besoin, elle peut continuer de se cacher et il sera bien temps, plus tard de la démasquer parmi les autres.

Spontanément reviennent les mots qu'on a chantés, enfant : "qui vient chatouiller le bout de mon nez ? C'est la neige blanche, blanche Que l'on voit se promener sur.... et sur les..." La mémoire coince. Heureusement l'arnitoile est là, dont les moteurs de recherche ne souffrent pas des intempéries. Déception : "Nous n'avons trouvé aucun résultat pour la recherche sur : '"vient chatouiller le bout de mon nez c'est la neige"'. Suivez les conseils ci-dessous ou lancez une nouvelle recherche avec d'autres termes". Une chanson de cour d'école, en des temps devenus très anciens, et personne pour s'en souvenir aujourd'hui ?

Mais une bonne surprise quand "la neige tombe tombe, et la neige tombait. Deux p'tiits moineaux sur une branche..." Le poète alpin et alpiniste n'est pas complètement oublié. Les mêmes premiers vers de Samivel sont revenus à d'autres blogueurs ! Et fanchon se sent appartenir à une communauté nouvelle, tout d'un coup : ceux et celles à qui on a offert, enfants, des livres magiques d'un grand artiste, avec des illustrations qui nous restent dans l'imaginaire, Samivel.

L'écologie dès la prime enfance - avec les marmites norvégiennes, enterrées avec du carton, pour faire face aux privations - s'est découverte comme un regard sur le monde, grâce à Samivel. Peut-être trop régionaliste pour être digne d'une reconnaissance nationale, il se fit connaître à une famille locataire de sa sœur Mme Gayet, et ainsi fanchon découvrit Goupil, Ysengrin, et les p'tits moineaux pour toujours sur une branche... Mais d'autres s'en souviennent aussi, heureusement : la culture commence ainsi, et il faut espérer que les petites-machines-à-distraire-les-enfants-d'aujourd'hui ne feront pas oublier les trésors de la lecture.

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