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samedi 8 mars 2014

la parité et autres rappels pour une journée vite passée

Si fanchon a toujours mis la parité en avant, c'est que la démocratie est une priorité : des femmes partageant le pouvoir politique pourront ainsi obtenir des réformes indispensables, puis veiller à leur application.
Une décennie de régression s'est achevée en 2012, et il faut saluer la ténacité de la jeune ministre qui multiplie les initiatives, pour ancrer les progrès qu'elle essaie d'obtenir. Tous les témoignages recueillis pendant ce 8 mars vont dans le même sens : la situation n'est pas bonne, mais les jeunes femmes ont compris que la solidarité est indispensable.
Belle illustration, au-delà des fleurs et compliments de circonstance (sans illusions !), ce clip offert par Inna Modja - cadeau !
Car même à côté de la précarité, des salaires et des retraites indignes, il y a la violence physique, que ce soit la vie dans la rue, ou la force brute des viols - utilisés maintenant comme arme de guerre partout dans le monde. On ne sait plus comment mesurer l'horreur...

Bonne fête à toutes !
Alors tout de même, une autre moment de fête, bouleversant avec le talent de deux dames si bien, entre deux générations  :
Merci.
PS. avec une pensée supplémentaire à Simone Veil.
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dimanche 31 juillet 2011

le retour des méduses

Eh oui, on voudrait le beurre et l'argent du beurre : chaleur et soleil à la mer. L'ennui c'est que les méduses arrivent aussi, avec l'embellie météo, dans les vagues.

À choisir, fanchon va donc garder la méduse, sans la mer : son poète fêlé favori, le dernier surréaliste, tourne avec sa fameuse bestiole de Saint-Malo jusqu'à la scène (il était chez Jean Ferrat il y a peu).  C'est un des grands classiques d'Yvan Dautin, qui ne vieillit pas - ni lui ni sa méduse :


(Il est fou !...) Pas terrible l'enregistrement, et pourtant les paroles méritent d'être comprises...

En prime pour compenser, une deuxième, difficile à choisir, parmi les plus récentes :

chantée aussi par la grande Francesca Solleville.
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dimanche 19 décembre 2010

tant que la culture tient bon

À voir tomber dru cette neige qui transforme nos paysages quotidiens, la vie urbaine n'a pas que des inconvénients : lorsque la ville, ses toits, ses rues deviennent autant d'Utrillo éphémères, de là-haut son charme grandit. Le dimanche peut devenir magique puisqu'on a moins d'obligations. Des boules de neige, une bonne course où les pieds s'enfoncent moëlleusement : c'est le plaisir de ceux qui peuvent rentrer ensuite au chaud, prendre un bon chocolat et regarder par la fenêtre le paysage qui continue de blanchir. La voiture, dehors ? pas besoin, elle peut continuer de se cacher et il sera bien temps, plus tard de la démasquer parmi les autres.

Spontanément reviennent les mots qu'on a chantés, enfant : "qui vient chatouiller le bout de mon nez ? C'est la neige blanche, blanche Que l'on voit se promener sur.... et sur les..." La mémoire coince. Heureusement l'arnitoile est là, dont les moteurs de recherche ne souffrent pas des intempéries. Déception : "Nous n'avons trouvé aucun résultat pour la recherche sur : '"vient chatouiller le bout de mon nez c'est la neige"'. Suivez les conseils ci-dessous ou lancez une nouvelle recherche avec d'autres termes". Une chanson de cour d'école, en des temps devenus très anciens, et personne pour s'en souvenir aujourd'hui ?

Mais une bonne surprise quand "la neige tombe tombe, et la neige tombait. Deux p'tiits moineaux sur une branche..." Le poète alpin et alpiniste n'est pas complètement oublié. Les mêmes premiers vers de Samivel sont revenus à d'autres blogueurs ! Et fanchon se sent appartenir à une communauté nouvelle, tout d'un coup : ceux et celles à qui on a offert, enfants, des livres magiques d'un grand artiste, avec des illustrations qui nous restent dans l'imaginaire, Samivel.

L'écologie dès la prime enfance - avec les marmites norvégiennes, enterrées avec du carton, pour faire face aux privations - s'est découverte comme un regard sur le monde, grâce à Samivel. Peut-être trop régionaliste pour être digne d'une reconnaissance nationale, il se fit connaître à une famille locataire de sa sœur Mme Gayet, et ainsi fanchon découvrit Goupil, Ysengrin, et les p'tits moineaux pour toujours sur une branche... Mais d'autres s'en souviennent aussi, heureusement : la culture commence ainsi, et il faut espérer que les petites-machines-à-distraire-les-enfants-d'aujourd'hui ne feront pas oublier les trésors de la lecture.

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jeudi 28 octobre 2010

les trains, l'Europe, et Frédérik

Est-ce la rencontre européenne à Bruxelles, où notre chef national se fait encore donner sur les doigts, non protégés par son improbable bouclier fiscal ? la mobilisation des citoyen-ne-s, qui ne faiblissent pas ? les transports toujours difficiles, mais de notre plein gré à 70 % de tous ? le soleil qui revient, et la température qui remonte, pour inonder les chrysanthèmes ?
Ce week-end allongé d'une heure permettra peut-être à nos sourds gouvernants de réfléchir un peu.

Quant à nous, revenons à la musique, sans attendre le dimanche habituel :


(sous-titres bilingues avec la flèche)

Cette évocation d'une Histoire commune, à travers les trains, c'est la voix de Reinhard, justement célèbre en Allemagne depuis plus de 30 ans, et tout autant méconnu en France comme Frederik Mey : il est pourtant une belle incarnation de notre union européenne, et de la chanson, dans d'autres langues que la passe-partout mondialisée qui prend Shakespeare comme alibi.

Heureusement il inspire toujours le même attachement à ceux qui l'ont découvert dans sa jeunesse, et même à ceux qui le découvrent aujourd'hui : comment oublier une cruche en pierre, par exemple ? et cette voix...
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dimanche 5 septembre 2010

"petits papiers" de Serge à Besson

Concert à la porte du ministère d'Éric Besson, par les grandEs interprètes de Serge Gainsbourg, hier devant des CRS. Le ministre a-t-il entendu ? mais au moins on le lui répétera :



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dimanche 24 janvier 2010

chansons folles

Pause musique pour ce dimanche. Un peu d'air(s).
Le groupe Chanson plus bifluorée, trio cultivé, musicien, poétique et hilarant présente ses vœux pour 2010 avec son dernier CD : LA PLUS FOLLE HISTOIRE DE LA CHANSON (de la préhistoire au slam...)

Lien

Succession de chansons que l'on retrouve sur leur site aussi fou qu'eux (et même plus), et qui méritent surtout qu'on les voie sur scène. Heureusement, il y a le choix : au cours de leur tournée actuelle, ils viendront passer à Paris tous leurs week-ends dans les deux mois prochains, aux Bouffes Perisiens.


En plus d'être archi-doués et de semer le bonheur dans leurs spectacles, ce sont des fidèles : ils n'ont pas abandonné leur chanson de 2007 Ce soir j'attends Ségolène. (Une blogueuse du NouvelObs* nous la donne à entendre)

Bon dimanche avec eux !

* eh oui ! ces machos accueillent des peu rancunières...

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dimanche 2 août 2009

danse noire

À revoir de vieilles images, on les trouve pourtant toutes neuves.

De son enfance fanchon retient la passion de sa mère pour une femme noire, jeune, belle, qui révolutionna Paris dans les années d'entre-deux-guerres, puis participa courageusement à la guerre.
Mais fanchon ne connaissait alors qu'une femme mûre, en quête d'argent pour faire vivre généreusement les enfants multicolores qu'elle évait adoptés. Gaulliste, elle revenait à la scène pour entretenir aussi son château de Dordogne, finalement vendu.

Fanchon chantait avec le 45 tours "J'ai deux amours" et "ma tonkiki", et sur une voix jeune et claire, sans date, sans images.

Il aura fallu arriver au 21e siècle, avec Internet, pour découvrir la jeune femme, noire et belle, la danseuse :



Et là, désolée ! des images pareilles, ça vaut bien la danse de l'interplanétaire MJ, décédé dans une frénésie mondialisée..
Joséphine Baker n'a eu que le public cultivé/mondain de Paris en quelques années. Un Paris plus ouvert qu'il ne l'est aujourd'hui dans notre univers sarkozien, mais ça n'était pas sur écran dans tous les foyers.

Joséphine Baker est un symbole. Liberté d'un corps de femme, spectacle époustouflant à cette époque (Bananas pas mal non plus !). Et profonde hypocrisie : l'éblouissement s'accompagnait de scandale, et ces images ne sont jamais sorties pendant plus de 50 ans. Elles restaient dans le souvenir de ceux qui avaient pu voir la danseuse, quelques chanceux de plus en plus en voie de disparition.
50 ans pas franchement libres pour le corps des femmes, non plus !

Autre hypocrisie, la curiosité admirative pour ce talent, mais au rayon exotique : il aura fallu Obama pour qu'on arrive à un début de respect pour des gens dont la seule différence est une peau plus ou moins noire. Entre les deux époques, l'apartheid a sévi - à des degrés divers. Et le petit elfe américain en est venu lui-même, malgré la gloire, à tenter de changer sa couleur de peau...

Au passage, que de souffrance dans l'injustice.

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dimanche 19 avril 2009

sale p*ute !

Bon ça suffit, fanchon a été négligente. Voilà 3 semaines qu'elle a évoqué l'immonde "chanson" d'un vaurien, puis parlé d'autre chose : la réprobation paraissant unanime, ce modeste blog ne faisait pas le poids pour soulever l'opinion ; et on pouvait se satisfaire des nombreuses voix qui se sont élevées pour dénoncer le barbare.

Faut-il empêcher le fautif O. de poursuivre sa carrière pour faute grave ? Ceux qui le contestent oublient que, pour être pardonné, il faut se repentir et être sanctionné. C'est loin d'être le cas ici.

D'abord la dénonciation n'est pas unanime : il se trouve encore des défenseurs qui plaident l'adultère comme excuse, l'égarement d'un moment (l'état de l'humeur plutôt vindicative !), le conformisme féministe qui s'acharne...

Inutile de rap(!)peler ici tout ce qui a été fort bien écrit par les Chiennes de garde, avec réponses adaptées :

et surtout les fines analyses de la vigilante Olympe :


qui sait, elle, où donner de la tête. Elle récapitule fort bien les différentes réactions sur ce sujet, qu'elle-même semblait aussi vouloir traiter avec les pincettes qu'il mérite.

Hélas, le sujet s'impose d'autant plus qu'il y a des réactions inadmissibles.
Et qui prouvent bien que nous sommes en pleine actualité : la régression.

Ceux-là même, qui prônent le "respect" et la lutte contre la violence, n'y voient pas si grand mal quand il s'agit des femmes. Et l'on retrouve avec amertume tous les regrets de l'époque où il a fallu changer les lois pour réprimer les injures homophobes : le sexisme n'a pas eu le même poids que le racisme. C'est le mouvement perpétuel des vieux soubresauts machos, même chez ceux qui prétendent que leur cerveau domine gaillardement leurs organes les plus intimes. Y compris des journalistes !

Saluons donc en particulier les hommes de la "gauche responsable" qui ont compris et ne veulent pas lâcher le dossier.

Car de toute évidence, il y a eu dénonciation des faits, et réponse - en particulier de la mieux placée car elle était la fauteuse de trouble à qui s'adressait le poète en mauvaise herbe : la rappeuse Pitbulle, qui a trouvé les mots.

Exemple court : celui du Rap acrostiche, de BulleDogue

O
n nous crache «sale pute» et puis sérénité,
R
igolade, tolérance, deuxième, troisième degré...
E
t il se trouve que nous, on en a plein le dos !
L
iberté sélective et tribune aux machos...
S
e foutre de notre gueule et avec nos impôts
A
peut-être fonctionné, maintenant ça va cesser !
N
ous sommes remontées et on a des idées...

Reste les dernières étapes qui permettraient ensuite le pardon :

Le repentir ? là cela semble bien raté, à en juger par cette dernière parution du même auteur :
J'suis pour de vrai de vrai, j'dis c'que j'pense, j'pense c'que j'dis / Tout ce que j'écris c'est du premier degré, hé ! / (...) Les féministes me persécutent, me prennent pour Belzebuth / Comme si c'était d'ma faute si les meufs c'est des putes / Elles ont qu'à arrêter d'se faire péter l'uc / Et m'dire merci parce que l'les éduque, j'leur apprend des vrais trucs / Des fois j'sais plus si j'suis misogyne ou si c'est ironique / j'serai peut-être fixé quand j'arrêterais d'écrire des textes où j'frappe ma p'tite copine

Et ceux qui le connaissent ne lui trouvent aucune excuse dans son milieu d'origine ou une pauvre éducation.
La sanction, ce serait pour O. l'interdiction de se produire sur des scènes - surtout subventionnées par nos impôts. Voilà ce qui est demandé un peu partout à travers la France.

N'oublions pas que ce genre de comportement - grave - ne reste pas isolé. Il ne s'agit plus seulement de "stéréotypes" ou "clichés sexistes". On voit sur les sites et blogs qu'il y a toujours des commentateurs pour montrer que leur conviction est ainsi renforcée. Plus les effets de buzz, et la mayonnaise continue de monter.

La preuve ? un élu local (de gauche), inspiré, qui vient de traiter publiquement une de ses collègues de... "sale pute". Fanchon enquête...

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vendredi 10 avril 2009

notre vie avec la science et la chanson

Sur une page retrouvée d'un vieux Télérama, dans "Ça va mieux en le disant", deux lettres de lecteurs voisinaient :

Faudra-t-il qu'elle soit morte, comme d'autres, pour avoir la place qu'elle mérite ? Aussi grande que Barbara, Brassens ou Brel, que Le Forestier, Higelin ou Sheller, fine, sensible, intérieure, poétesse et musicienne, ciselant aussi précieusement ses textes que ses musiques, connue surtout des enfants, Anne Sylvestre n'est jamais programmée sur les radios. Ce qu'elle dit d'elle, et donc de nous, dans ses chansons "pour grandes personnes" est pourtant bien beau. (...) ces merveilles ne semblent intéresser personne.


Voilà bien le paradoxe de notre France de 1991. Dans un climat morose et de prétendue décadence, la Suède vient de dénicher parmi nous un prix Nobel : un grand physicien dont aucun journaliste français ne nous avait parlé jusque là. À denture égale, le télé de 20h30 nous montre plus souvent Patrick Sabatier que Pierre-Gilles de Gennes. D'un côté l'émail et le sourire triomphant de TF1 composent un portrait de fric et de cynisme. De l'autre, le sourire est accompagné d'un regard. Regard d'enfant émerveillé sur des choses belles, simples et compliquées : une bulle de savon, des flocons de neige.
PGG n'a sûrement pas eu un Nobel pour rien. Mes connaissances en physique sont trop nulles pour que j'en juge ; mais j'en saurais peut-être un peu plus si l'on m'avait tout expliqué aussi simplement qu'il le fait, sans couper la science de la vie.
Tous les Français n'auront pas un prix Nobel de physique ; et beaucoup sont au chômage. Mais si l'on nous montrait des PGG à la télé de 20h30, des jeunes découvriraient cette gourmandise d'apprendre et cette curiosité de la vie qui leur éviteraient peut-être le chômage, la peur de l'avenir et le défaitisme...


17 ans plus tard, quoi de neuf ? Une lectrice du Nouvel Obs, après la mort de Bashung, en référence à celle - passée alors inaperçue - du prix Nobel, écrit aujourd'hui :
"je n'ai jamais entendu parler de Pierre-Gilles de Gennes. Par contre Bashung m'accompagne depuis toujours. Il m'a appris à lutter en dedans pour avoir le courage de vivre."

Tout est dans le par contre.
Bien sûr les artistes ont une place dans notre vie. Certains jouent même un grand rôle dans la vie civique, par leur témoignage médiatisé, par le sens qu'ils donnent à leur œuvre. Livres, tableaux, sculptures, musiques et mots nous entraînent dans un monde d'esthétique, d'émotion, sans lequel nous ne pourrions vivre humainement ; la création artistique même est un mystère qui nous dépasse et donne une autre dimension à notre regard, à notre esprit.

Mais par contre exclut.
On y lit que le pourfendeur de La princesse de Clèves a gagné, ou au moins qu'il accompagne une descente aux enfers de l'esprit.
Reconnaître la valeur des artistes (sans même faire de hiérarchie entre eux), n'exclut pas de soutenir le savoir, la connaissance, la recherche.

Oublier maintenant PGG, mépriser les chercheur-e-s, est symbolique. Inquiétant aussi : pour avoir "le courage de vivre" aujourd'hui, il faut aussi gagner dignement sa vie, subsister dans un monde économique où la connaissance et la recherche permettent aux emplois de se développer, d'évoluer. Courir en masse vers les métiers du loisir, de la com et des paillettes ne nourrit pas longtemps son (jeune) homme ; produire est utile aussi au monde, pas honteux

Nobel et Bashung (ou Anne Sylvestre ou Yvan Dautin), nous avons besoin des deux.

Clic sur la zapette de TV : pour les médias, c'est M. Sarkozy qui est là...
Bien loin des humanistes de la Renaissance, quand la connaissance, la science, les arts se mêlaient, en toute conscience.

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samedi 1 novembre 2008

Najat aussi, on aime

Voilà une des femmes que Ségolène Royal nous a permis de découvrir, avec une nouvelle façon de faire de la politique, dans la vie. Vous connaissez beaucoup de conseillers généraux qui puissent faire du vélo en chantant ? Et c'est sa chanson, ses idées et convictions.



Bien tourné, non ?
Vous l'aviez reconnue, "la petite" Najat Vallaud-Belkacem. Elle a tout d'une grande.. (pardon, c'était un peu facile)

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dimanche 28 septembre 2008

toujours la culture

En pleine crise, quand on peut craindre pour ses économies, la culture est toujours là.
Et à défaut d'économies, c'est la même chose : on peut prendre au mot notre grande ministre optimiste, qui voit poindre l'amélioration toutes les semaines depuis trois ans* :

Ne pense plus, dépense !

C'est ainsi qu'ironise* Yvan, le "poête fêlé" préféré de Fanchon - il est d'ailleurs le seul du genre à nous rester, après Bobby Lapointe, Pierre Louki. Il faut se précipiter sur son CD (en souscription), car c'est un événement rare.

* Ne confondons pas ironie et cynisme...

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jeudi 31 juillet 2008

Mariana à Paris

de cap-vert.tv, cette dépêche :

Un air de Cap-Vert à Paris-Plage
Cette année, les afficionados de Paris-Plage et du festival Indétendances vont découvrir les musiques du Cap-Vert, avec les prestations de Mariana Ramos (18h00) et de Tcheka (19h30) ce vendredi 1er août.
Concerts gratuits et en plein air


rendez-vous au Pont Sully (m° Sully-Morland, ligne 7) à quelques pas de la place de la Bastille.
(température prévue : 25°, à peu près comme à Mindelo au Cap-Vert)
bonne soirée - demain - avec Mariana !

Mais dès ce jeudi après-midi sur France-Inter, elle sera ainsi que Didier Lockwood, la vedette de l'émission de Joe Farmer, Zapzik de l'été. Beau générique à ne pas manquer ! (c'est entre 16h05 et 17 h)

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vendredi 13 juin 2008

brise tes chaînes

La malmariée

La malmariée est à la traîne
Elle est dans ses petits souliers
la malmariée est souveraine
Quand elle frissonne sous la pluie
Sous la pluie

Péché de chair, flaque de sang
La malmariée a dix-sept ans
Dans ses yeux, je vois des bateaux
Qui coulent, qui coulent comme des larmes

La malmariée est à la traîne
Elle a le coeur tout barbouillé, tout gris
La malmariée est souveraine
Quand elle pleure, quand elle dit oui
Elle a dit oui

Et Dieu le père se paie comptant
Le plaisir de la voir en blanc
Dans ses yeux, je vois des bateaux
Qui coulent, qui coulent comme des larmes

La malmariée est à la traine
Dansez, dansez petits souliers vernis
Et dites-lui "Brise tes chaînes
Va-t-en voir là-bas si j'y suis !"

Cela n'a pas été écrit par un ch'ti après le jugement de Lille.
Mais notre cher poète fêlé était bien sûr prophète ...en 1975.
Yvan Dautin, merci d'avoir laissé fanchon copier les paroles.



mardi 3 juin 2008

il n'y a pas de mal à se faire du bien...

Sur France 3, à 20h50, un joli bonbon sucré :

Huit femmes, de François Ozon.

Cela réveille de vieux souvenirs : quand Lionel Jospin démarrait sa campagne de 2002 en allant voir le film avec des femmes ministres.
Dame, on aurait plus avancé vers la parité, vers une amélioration des institutions, vers un quinquennat moins sec, on n'annulerait pas un mariage pour tromperie sur la marchandise féminine, ... - s'il avait été élu à l'Élysée. Et il aurait peut-être élé élu s'il avait fait sa campagne autrement.

Quand on commence à déraper, on finit en traitant d'incapable une de ses ministres quand elle est candidate en position de peut-être gagner... Et en cherchant à tout prix quelqu'un qui la fasse perdre à nouveau. Eh oui, c'est moche la vie, parfois !

Alors, un petit bonbon, ce soir, pour se consoler ? mieux vaut en sourire. Merci France 3 !



lundi 14 janvier 2008

du soleil au cœur

Alors que notre Marianne républicaine se fait tromper en bling-bling, voilà que l'amie Mariana propose son troisième album, "dans les bacs" dès aujourd'hui :


On pourra y retrouver toute sa vitalité, sa voix musicale et chaleureuse, les couleurs du Cap-Vert. Tout ça au cœur de l'hiver chez nous... Elle sera aussi sur RFI à 16h30, et mercredi 16 reçue dans "Le fou du roi" sur France-Inter.
Quant aux dates où on pourra la voir et l'entendre , il y a une page pour ça...
Ce CD est-il un cadeau de Mariana, née à Dakar, juste l'année où les vroum-vroum ne pourront pas disperser leur pollution à travers l'Afrique ?

dimanche 2 décembre 2007

un peu de douceur

Vingt ans après, un dimanche un peu gris de décembre, au lendemain de la journée dont on n'a pas assez parlé, une belle video de Cyril Collard, et la chanson de et par Graziella De Michele : mais oui, Le pull-over blanc...

vendredi 12 octobre 2007

juste une voix, mais belle...

Une longue éclipse technique, indépendante de la volonté de Fanchon, avait commencé après une minute de silence pour le mime Marceau ; mais aussi sur l'urgence citoyenne de ne pas rester sans voix. Ces deux dernières semaines ont donné de multiples occasions de "l'ouvrir", et le paysage politique ce 12 octobre est plutôt consternant.

Impossible de parler de tout, impensable de survoler tant de questions graves : elles reviendront donc petit à petit.

Pour cette "rentrée", une remise en voix, Fanchon invite à écouter celle d'une amie, une chanteuse magnifique : Mariana Ramos, la Cap-Verdienne de Paris. Belle preuve que la France ne perd rien à accueillir toutes les cultures du monde.
Pour la découvrir, en attendant son prochain CD, un prochain concert, découvrons aussi la nouvelle chaîne TNT de France Télévisions : France Ô.
Ce samedi 13 octobre Mariana sera dans l'émission Studio M à 20h40. Une belle voix de femme, pour nous remettre du soleil et des rythmes au cœur !


lundi 6 août 2007

actualité "culturelle"

Sur i-pod, musique :
"Aznavour, Céline Dion, Barbelivien, Calogero, Johnny.
Ce qu'on écoute quand on fait du jogging" au plus haut niveau de l'État... du New-Hampshire.


Sur i-télé :
"L'argent a tout tué. Même la culture française fout le camp - à cause de l'argent."
Henri Salvador, fêtant ses 90 ans.

Bon anniversaire !

mardi 1 mai 2007

tous à Charléty !

Le premier mai des femmes à Bastille a commencé l'après-midi à Paris. Après une heure trente sous le soleil de la Bastille, sous les ballons et les banderoles, dans la France multicolore et les musiques métissées, Fanchon a passé le relais.
Des femmes et des hommes plus d'associations que de politiques, toutes et tous militants ardents pour la victoire de Ségolène Royal, pour la France présidente. Tous les âges, toutes les catégories de citoyens, heureux de se retrouver ensemble. Parmi eux Yvette Roudy bien sûr, Edwy Plenel, Anne Hidalgo, Janine Mossuz-Lavau, Laurence Rossignol, Thérèse Clerc (la Maison des babayagas), Reiko Kajimoto, etc. Pardon pour les oubliés.

C'est du bus plateforme aux mille couleurs qu'ont été lus divers textes : des extraits de la Déclaration des droits de la Femme, d'Olympe de Gouges, mais aussi l'argumentaire en 10 points de Michèle Sarde, déjà évoqué ici. Non ? oublié ? oh ! réparons l'erreur...

Rencontré aussi Marilza de Melo Foucher, docteure en économie, consultante pour le développement intégré et durable, experte auprès de la Commission européenne. Elle apportait du Brésil une bonne nouvelle : le parti de Lula s'est mobilisé pour Ségolène Royal.
Le président du Parti des Travailleurs du Brésil, ainsi que ses parlementaires députés et sénateurs fédéraux, viennent de signer un appel pour l'élection de Ségolène Royal.

Pour sa part, Marilsa, franco-brésilienne, avait écrit une note pour le blog de la section PS de Sciences-PO : L’arrogance du monde politique au masculin. Les choses changent...

L'après-midi continuait, depuis la Bastille, en participant au grand défilé partant de Le République.

Mais beaucoup ont quitté le cortège pour être sûrs de trouver une place à Charléty, vers où convergeaient déjà de nombreux cars de militants. Lieu mythique, pour un anniversaire de mai 68 - comme l'a rappelé Georges Moustaki, qui participera au "concert de la fraternité" et pour la victoire. Et à 18h, de ce lieu, Ségolène trouvera les mots en réponse à la haine de Sarkozy pour mai 68.

Le direct a commencé sur LCP, le stade se remplit progressivement, des cars doivent encore arriver et il est tout à fait déconseillé d'y aller en voiture..

Bon meeting concert à tous !

lundi 23 avril 2007

du retard à rattraper

Il faudrait être raisonnable et donner ici des nouvelles d'actualité : riche actualité !
Mais bon, Fanchon n'est pas une agence de presse et ne peut prétendre suivre tous les événements qui suivent ce très bon premier tour.

Une video de vendredi dernier nous avait échappé, mais il n'est pas trop tard : la merveilleuse Juliette disait tout le bien possible de la candidate Ségolène Royal, et cela peut toujours servir, pour le second tour. Ne nous en privons pas :