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mardi 10 mars 2015

en France, que font les femmes en politique ?


Au lendemain d'un 8 mars, Journée internationale des droits des femmes encore si nécessaire partout dans le monde, on doit s'interroger sur la vie politique française.
Depuis plus de 20 ans des féministes sont arrivé-e-s à faire comprendre et admettre la "parité", au sens de l'égalité réelle - en nombre - entre femmes et hommes en politique : cheminement difficile, consacré et soutenu par la modification de la Constitution, puis le vote de lois à l'aube du 21e siècle. Et le chemin n'est pas fini.

 
Il a fallu une législation pour contrer des comportements hostiles aux femmes, pour obliger les partis politiques à réduire le nombre des candidats toujours masculins – ceux "qui n'ont pas démérité" au point de céder des places ! Il a fallu des débats, des discours, des campagnes pour faire entendre qu'une femme en politique était "légitime" jusqu'au plus haut niveau.

Et le plus grand parti, qui se dit féministe, qui a fait voter toutes les lois les plus essentielles à l'égalité, ne s'est même pas affligé de l'échec de sa candidate à une présidentielle. Première femme arrivée au second tour, portée par le plus grand nombre de millions de suffrages à gauche jamais obtenus, Ségolène Royal avait entrainé les foules les plus diverses (hommes et femmes, jeunes et vieux, ouvrier-e-s, employé-e-s, cadres, intellectuel-le-s) : moquée par ses propres camarades, par des concurrents parfois vainement idolâtrés, cette femme a dû admettre que toutes ses qualités, ses compétences n'étaient rien face à la dureté de cette vie politique.
 

Hier encore, le sourire courageux de la femme debout accompagnait la confirmation qu'elle devait "renoncer" à porter la responsabilité la plus haute dans la République – face à l'inélégance de son interviewer (à 7:47).

Mais pendant ce temps, une autre femme monte dans les sondages politiques. Avec un programme que ne supporterait aucune démocratie, elle ne convainc pas vraiment, mais elle se montre partout, et les médias l'invitent sans même donner du sens à sa candidature. Juste que dans une démocratie fatiguée, blasée, l'abstention d'une majorité de citoyen-ne-s renforce les pourcentages qu'obtient son parti à chaque élection. En Europe (son ennemie pourtant), la dame "brune"  a semé, comme elle a récolté deux députés et un sénateur ; on dit que sa moisson va prospérer dans nos départements, nos régions. Les Français ont pourtant l'exemple terrible que donnent ses adeptes dans plusieurs mairies.
Ces maires exemplaires, ce sont des hommes. Et le mouvement qui leur donne sa flamme mauvaise a été fondé par un homme, affichant sa mâlitude comme un épouvantail pour la démocratie.

Mais voilà, ce chef depuis 50 ans devait se trouver un successeur ; pas question de le faire élire par les partisans : c'eût été un peu trop démocratique… De sorte que l'hérédité a tranché : une de ses blondes filles a repris la main.
Et elle avait tout compris, l'héritière. Avocate comme son père, elle savait bien parler. Maligne, elle l'avait bien écouté, pour en tirer les leçons. Pas de gros mots, toujours des slogans-chocs qui plaisent tant dans les pubs et la com. Avec une garde-robe chic à la mesure de ses gros moyens. Et surtout elle a choisi ses cibles de com : les jeunes, et tous ceux qui se croient abandonnés - quand le pays est en crise. Cibles faciles, hélas.
Enfin, c'est une femme. Elle a vu que les jeunes, et tous ceux qui souffraient de la crise, ils et elles avaient failli donner la victoire à une autre femme, en 2007. Elle a compris que 80 % des Français (en 1995 ; 94% en 2015) sont prêts à changer pour une PrésidentE de la République : l'analyse (p.5) du dernier sondage de BVA est très intéressante. Et MLP ne va pas se priver d'en tirer profit – ce que n'ont même pas essayé les autres partis politiques… À nous citoyens de nous réveiller.



Ségolène Royal aujourd'hui, comme d'autres collègues compétentes et courageuses, "se contente" de travailler dur pour aérer notre planète, pour contrer une crise qui dévore son pays, pour changer l'ambiance détestable qui ronge la classe politique, qui désespère les habitants de la France, qui fait s'abstenir les électeurs. Habituées à bosser pour réussir leurs tâches, Royal comme Taubira, comme Najat, ne visent qu'à laisser leur pays dans un état meilleur que celui où leur Président l'a reçu en 2012.
Et si tous les hommes politiques de gauche s'y mettaient aussi, sans se tirer dans les pattes pour être toujours LE premier ?

jeudi 21 juin 2012

enfin une présidente !

C'est aujourd'hui que le groupe du parti qui a la majorité absolue depuis dimanche, va désigner par vote celui (3 candidats) ou celle (une seule) qui présidera l'Assemblée nationale française, devenant pour le protocole le 4e personnage de notre République.

Peut-on imaginer que le costume-cravate laisse enfin place à une Présidente ?
Ce serait l'honneur des député-e-s qui ont promis ce changement - facile - parmi d'autres plus lourds à appliquer.

Élisabeth Guigou est la première Garde des sceaux, ministre de la Justice, qui a plaidé la parité à cette tribune, sous le perchoir qu'elle ambitionne maintenant : elle veut aller plus loin sur ce long et lent chemin.

Nous jugerons ce soir : ou bien
ou alors, toujours ?
 
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mardi 19 juin 2012

le macho du jour

Rien de tel que l'espoir de Pouvoir pour faire surgir les cris du cœur !

Ségolène Royal étant maintenant barrée pour devenir la première femme présidente de l'Assemblée nationale en France, le Premier ministre a pensé à Élisabeth Guigou : après tout, son parcours, et symboliquement aussi son discours du 15 décembre 1998, en feraient une candidate très convenable. Sans se ruer sur une telle candidature, elle a juste exprimé sa "disponibilité".


Que non ! Et puis quoi encore ?
Exclamation de Monsieur Bartolone, qui suçait déjà les talons de Monsieur Glavany sur les marches du perchoir sitôt Ségolène écartée-ouf :

"la parité... il faudrait écrire dans la Constitution que, quand le Président de la République est un homme, l'Assemblée doit être présidée par une femme ?!"  et gros rire...

Évidemment, venu d'un parti où l'on parle toujours de "la contrainte de parité", le Président de la République François Hollande va avoir fort à faire pour qu'on applique ses 40 engagements pour les droits des femmes.
Et le fabiusien Claude Bartolone - avec son caractère et son profil - ne va pas être le plus facile à convaincre.

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PS - c'est le cas de le dire - en conseil national.Ce n'est pas le lieu  de cette élection, mais il y a beaucoup de monde. Et on peut parler dans les couloirs ; du genre pour un autre candidat : une présidente de l'Assemblée nationale ?
- alors, il faudrait se couper les couilles ?! (sic).
Ce n'était pas le macho député, mais deux le même jour !
 Votez Guigou !
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dimanche 12 février 2012

la présidente avait un Visage

À peine sortie des Hommes de l'ombre (France 2), il aura peut-être suffi d'une réunion politique de la campagne présidentielle pour vous faire manquer le premier épisode de Borgen, une femme au pouvoir (Arte), voire une grande partie du deuxième :
Il est toujours temps d'attraper une rediffusion ou de retrouver la série sur internet, avant de poursuivre les 20 épisodes suivants de la série.

On peut s'interroger sur le succès, mais surtout sur l'inspiration même de ces séries. Sans doute viennent-elles combler un manque de notre société ?
En 2006 déjà, L'État de Grâce (France 2) avait fait élire une première Présidente française crédible, mais tout aussi fictive...

À la veille de l'élection présidentielle réelle dans notre pays, d'où vient ce succès ?
Sans aucun doute de l'appétit français pour la politique. Le nombreux public des débats pour les Primaires citoyennes en a été une preuve, même si la démarche n'est pas toujours allée jusqu'aux urnes.

Grace Bellanger, la Présidente élue dans la série précédente (injustement éreintée), avait sans doute été inspirée partiellement par Ségolène Royal : une femme, plus jeune que la majorité des candidats traditionnels, plus moderne dans son comportement, dans ses idées, dans son expression, dans son rapport à ceux et celles qu'elle voulait représenter. Et Grace avait été élue. Le rêve...


Anne Visage (quel symbole, ce nom !), superbement incarnée par Nathalie Baye, apportait plus de consistance : elle faisait de la vraie politique.
Sa victoire finale était juste suggérée par son sourire, quand l'essentiel était de montrer le combat d'une femme pour le pouvoir, parmi des hommes qui sont seuls mentionnés dans le titre...

Quand nous découvrons Birgitte Nyborg, elle est déjà au centre de la politique. Il n'est pas anodin que l'idée soit venue du Danemark, un des états européens les plus en pointe pour la parité politique.
Depuis octobre 2011, Helle Thorning-Schmidt est Ministre d'État (= Première ministre) d'un gouvernement de centre-gauche.

À ce titre, et puisque le Danemark a de janvier à fin juin 2012 la présidence tournante de l'Union européenne, on peut voir au premier rang des sommets européens Mme Thorning-Schmidt - quand le couple Merkozy veut bien lui laisser un peu d'espace. Qui cite jamais son nom ?

Dans une monarchie incarnée par une reine, la démocratie est donc animée par deux femmes : inconcevable en France ! Mais HTS a été désignée car elle était déjà depuis longtemps à la tête du parti S-D, et alors que Borgen cartonnait depuis un an sur les petits écrans.

Les téléspectateurs français sont déjà aussi nombreux que la population danoise (5,5 millions) à se passionner pour cette série.
Passerons-nous un jour de la fiction à la réalité ?

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mardi 18 octobre 2011

en attendant une Présidente en 2017...

Une page est tournée, ce n'est pas une femme qui remportera l'Élysée en 2012 face à Sarkozy (ou à un autre ; on ne voit pas une femme à cet horizon-là non plus...).
Mais voilà une campagne qui a fait beaucoup parler, avant le vote. Et même dans les bureaux de vote, pour le plaisir retrouvé de la politique....

On a même parlé "féminisme". Deux exemples :
"Fanchon, je ne te comprends pas : voter Hollande, toi, une féministe. On avait pourtant la chance d'avoir une Présidente de la République...
- Et si on n'avait pas fait perdre la chance en 2007 ? (En plus la situation de la République ne serait pas la même aujourd'hui...)"

"Moi, je ne pouvais pas voter Hollande : 4 enfants, sans être marié ! je défends la famille.
- Donc tu es contre le divorce. Tu as pourtant bien voté pour une divorcée.
- Pas du tout, Martine est mariée.
- Re-mariée, il fallait bien un divorce entre les deux ; sinon elle serait Martine Delors.(Stupeur)  Qu'aurais-tu fait si tu l'avais su ?
- J'aurais voté blanc !"

La route est encore longue...
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samedi 8 octobre 2011

pour l'ordre juste et pour les femmes, c'est demain !

Une Présidente de la République en 2012, faut-il en faire son deuil déjà, quand les sondages osent mettre Ségolène Royal à 6 % ?

Faire un choix politique, voter, désigner un chef d'État, est-ce se conformer aux sondages, surtout quand ils n'ont aucune valeur ? est-ce considérer qu'une femme est jetable après un échec, surtout provoqué par ses petits camarades ? est-ce oublier toute constance des idées, ou plutôt repiquer sans vergogne les idées qu'on a moquées, en retournant sa veste ?

Aujourd'hui, on vante le documentaire sur le sexisme en politique. Mais il rappelle que Ségolène Royal a été la première femme à accéder au premier tour d'une élection présidentielle - ce qui n'était déjà pas un mince exploit. Et celui qui n'avait pas ce handicap en 2002, et avait fait voter la parité, a mené la danse contre celle qui avait mieux réussi que lui. Danse reprise par ceux qu'elle avait écrabouillés aux primaires de 2006 ; ils ont dit regretter, mais ont continué.
De sorte qu'elle n'avait reçu QUE 17 millions de voix d'électeurs au second tour en 2007 - excusez du peu ! Les voix de celles et ceux qui ont compris ses mots, pas les formules incantatoires et creuses des vieux politiques à-la-papa... Alors, Royal = kleenex à jeter ?

 logo de la parité (1998)
celui qu'on voit au revers d'Élisabeth  Guigou,
Garde des Sceaux présentant devant l'Assemblée le projet
de modification de la Constitution
(docu LCP  à 18:00)
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mercredi 5 octobre 2011

J -4 pour une candidate de gauche

Bientôt arrive une journée peu ordinaire, avec ce vote de type nouveau, une expérience pour la France. Les citoyennes et citoyens vont pouvoir désigner directement qui peut les représenter en mai 2012, et la lecture de ce blog - né il y a bientôt 6 ans - confirme que fanchon la parité n'a pas changé : elle espère la désignation de Ségolène Royal, comme en 2006.

Une différence de taille entre ces deux élections : la taille de l'électorat. Limité aux militants socialistes, le vote avait dès le premier tour consacré unE candidate à plus de 60 % des voix, "écrabouillant" Laurent Fabius à moins de 19 %, comme il le rappelait lui-même ce matin.. Elles comptaient des voix peu respectées par les traditionalistes : celles des "adhérents à 20 €". Mais au moins, les intentions de vote étaient faciles à mesurer, et avaient été confirmées.

Cette fois, on ignore qui viendra voter, malgré les sondeurs qui s'obstinent à faire parler des zombies, sans aucune réalité scientifique. Et les chiffres qui sont lancés, ne reposant que sur de l'inconnu, permettent néanmoins de mettre en avant deux "favoris". La question posée après les deux premiers débats télévisés reste valable :
"N'étaient les sondages, qu'est-ce qui fait de Hollande le meilleur ?" Les sondages, justement, qui font parler les sondeurs... Où est partie la raison raisonnante ?

C'est donc ce soir qu'on pourra en savoir plus sur les vraies raisons - éventuelles... Mais voilà des semaines que les candidats sont en campagne, qu'ils peuvent s'expliquer, présenter leurs priorités. Au lieu de convaincre des pipols pour se faire soutenir...

Voilà des années que la candidate de 2007 applique dans sa région les idées qu'elle propose, qu'elle approfondit ses propositions. Et qu'elle progresse comme candidate, de toute évidence. Qu'elle s'est bonifiée comme élue, comme oratrice, comme future Présidente de la République.
On pourra en juger ce soir - sauf incident de malchance, comme cela peut arriver à quiconque dans "les aléas du direct", comme on dit.

Ceux que l'on ne verra pas ce soir sont les citoyens, beaucoup de femmes, qu'elle rencontre en foules aux quatre coins de France, et pour qui elle n'a pas démérité.
À tout à l'heure donc, devant nos télés :

LCP sans pub, BFMTV avec, ou le web avec Le Nouvel Obs


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dimanche 18 septembre 2011

merci et... à ce soir !

Il faut remercier les citoyennes et citoyens de ce pays, qui ont manifesté cette semaine leur intelligence politique, leur refus du conformisme ambiant. Simplement en allumant leurs télés, peut-être par curiosité.
Ils avaient sans doute suivi avec intérêt et plaisir le voyage express de leur Président en Libye, cette fois représentant bien la France, et son action pour soutenir une révolution démocratique. (Même si le choix de la date était encore une petite mesquinerie de cet homme sans grandeur)
Mais ils n'ont pas pour autant oublié de suivre le premier débat où un parti s'adressait à nous tous, pour nous faire désigner la ou le candidat-e ayant de plus forte chance de gagner pour la gauche en 2012.

Débat imparfait sans doute : une première fois pour se roder, prendre ses marques, faire passer un message. On verra peut-être une évolution dans les deux débats suivants : l'essentiel est d'avoir montré qu'il s'agit de candidats sérieux, conscients de leur responsabilité avant at après mai 2012.

Merci à toutes ceux et celles qui ont suivi ce débat : 5 millions, 22 % d'audience ! C'est par leur influence qu'ils forceront peut-être d'autres partis à donner la parole à la démocratie, à faire participer les citoyens.
Et puis sans doute leur influence pèsera pour qu'on ne mette pas en avant de supposés "sondages". Rien ne vaut un vote, hors influence médiatique.
À suivre ce jeudi 22 septembre.


Dans notre agenda de ce dimanche, il y a des tas de possibilités pour passer une bonne soirée. Outre une conversation et des câlins en famille, la télé une fois de plus offre un éventail de choix : le JT de 20 sur France 2, ou Tout le sport sur France 3, du foot sur C+, un passionnant documentaire de l'émission Histoire d'eaux sur France 5, le toujours excellent Karambolage d'Arte en introduction au film intense L'œil de verre. Mais on sera peut-être déjà embringués avec Direct 8 dans un spectaculaire démolissage de pont ? ou avec les chers Simpson (W8).

Pour tous les passionnés de la politique, aucune hésitation : direction LCP, avec l'excellente émission "Déshabillons-les" consacrée ce soir à Manuel Valls. Mais on peut aussi aller regarder une video sur le site de Public Sénat.

C'est fou, les choix de la TV ! Et tant que les livres en papier existent encore, on peut se plonger aussi dans le tout récent Sarko m'a tuer, fichier épouvantable des pratiques présidentielles actuelles, pour détruire des individus de qualité : il faut saluer le courage des deux journalistes du Monde qui ont voulu leur rendre un peu de leur honneur.


 Enfin, en cherchant dans ses rayonnages, on peut aussi retrouver un trésor oublié : DSK - les secrets d'un présidentiable, de Cassandre (pseudo), édité par Plon. Incroyable, impossible à lâcher : tout était écrit, prévisible, au point qu'on en mélange le passé récent et celui des années précédentes.. Une deuxième lecture s'impose, éclairée par l'année 2011 depuis mai.
Autant dire que c'est plus intéressant que le JT de l'amie Claire Chazal ce dimanche...

(si on ne l'avait pas déjà, il sera bientôt "collector" dans le commerce...)

Et puis, pourquoi 5 millions de citoyens iraient-ils grossir l'audimat de TF 1 !

dernière minute : appel de La Barbe!
Comité de soutien aux grands Hommes blancs

La Barbe appelle à un rassemblement à 18h30 devant TF1
 
1 quai du Point du jour. Boulogne-Billancourt  
Venez - avec ou sans barbe - pour vous faire entendre avant le 20h. 

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jeudi 15 septembre 2011

politique et communication

Quatre informations au menu des bulletins du matin, ce jeudi 15 septembre, dans cet ordre :
- visite surprise - et express - du chef de l'État en Libye
- premier débat entre les candidats aux Primaires socialistes
- première prise de parole de DSK
- la crise de la Grèce et de l'euro.

Trois sur quatre de ces informations sont politiques, et quels qu'ils soient, les observateurs objectifs font la même remarque :
La surprise du voyage de Nicolas Sarkozy vient de la date choisie, annoncée la veille : bien sûr il est justifié, et renforcé par l'accompagnement du Premier ministre britannique. C'est dans la logique du choix politique d'envoyer l'armée au secours des Libyens pour la liberté et contre le dictateur Kadhafi.
Mais on ne peut s'empêcher de rire du moment choisi : il fallait faire un coup, la veille, pour prendre une place dans l'actualité, alors que les médias allaient parler du débat télévisé entre les candidats aux Primaires citoyennes... Écran de fumée, présidence de l'instant, à courte vue, sans laisser les gens réfléchir. Et tant pis pour Mme Carrère-Gée, et pour l'emploi !

Le débat sur France 2 ce soir est une innovation démocratique en tout. Première élection ouverte à tous les Français pour désigner le ou la candidate que soutiendra le Parti socialiste en 2012, pour succéder au président actuel. Première campagne électorale s'adressant à tous les Français avant la campagne officielle d'avril 2012. Premier débat officiel et télévisé, permettant de mieux connaître les six candidats, puis de les voir confronter leurs idées.
Dans le tiers de temps consacré au débat final, 3 minutes seront accordées à chaque candidat-e pour développer un thème de son choix, qui n'aura pas été abordé dans les questions. L'ensemble devrait donc être moins compassé que les exercices de 2006, assez ennuyeux dans nos souvenirs.

Débat de tous les écueils possibles : cinq membres du PS et le candidat d'un parti ami, le PRG. Il s'agit donc d'en choisir un-e seul-e, sans que leurs arguments personnels risquent de porter préjudice à celui ou celle qui représentera la gauche, en face d'un candidat de droite.


 Ils devront se distinguer par la seule mise en valeur de leur qualité politique, de leur parcours et de leur expérience, du choix de leurs priorités, dans ce que le PS a choisi comme programme de changement : ces priorités seront donc choisies par les électeurs en même temps qu'ils voteront pour l'un-e ou l'autre. L'objectif est de choisir un-e Président-e de la République.
Les deux débats qui suivront (28 septembre, 5 octobre) approfondiront les sujets.
Dès ce soir sur la Chaîne parlementaire, on pourra suivre les premières analyses et commentaires après  22h30 (ou 23h ?).

Selon que nos concitoyen-ne-s auront compris qu'ils peuvent aller voter le 9 et le 16 octobre (et ), on verra s'ils s'intéressent au débat qui leur est proposé sur France 2 à 20h35.
Mais on connaît leur intérêt naturel (culturel) pour la politique, qui ne sera pas parasité par des démarches de communication.

Car la 3e "information" matutinale a été lancée contre le service public, par le concurrent TF1 qui s'est fait de la pub en annonçant que Claire Chazal accueillerait DSK dimanche soir dans son JT WE. Les téléspectateurs, gavés, sursaturés d"infos" et d'images états-uniennes et vosgiennes depuis le 13 mai, seront-ils (et surtout elles) très avides d'avoir le son ? Mais TF1 aura bien essayé...

Enfin, il y a  la crise, et la Grèce ; mais les candidats en parleront utilement ce soir.
Et ce sera de la politique, pas de la com - ce qu'est l'alibi pour ne pas parler d'échec monstrueux.
Fanchon suivra le débat, bien sûr : son choix est fait depuis longtemps, visible sur ce blog, et n'a pas varié à l'épreuve du temps et de la réflexion. Mais l'esprit critique doit toujours s'exercer ; on verra ce soir.

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samedi 10 septembre 2011

un ordre juste, pourquoi pas ?



Citoyennes et citoyens, vous avez rendez-vous avec Ségolène Royal, et le soleil...

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mercredi 27 juillet 2011

primaires à gauche et clins d'œil taquins

Si la campagne officielle des primaires ouvertes, pour la désignation du/de la candidat-e que soutiendra le PS, ne commencera qu'à la rentrée, l'été donne déjà quelques échos.

Paradoxalement, parmi les médias et les sondages qui mettent en relief les deux "favoris" socialistes, les revues de presse signalent les articles détaillés d'un dossier du Figaro, au regard plus large. Y aurait-il malice du quotidien de droite ? c'est ce qui pourrait apparaître dans les titres : "Quand Ségolène Royal s'incruste rue de Solférino", par exemple...

pour Le Figaro, elle "s'incruste" dans le décor - avec le sourire...
En l'occurrence, cette photo sera la nouvelle actualité du jour, puisque la candidate aux primaires Ségolène Royal a donné rendez-vous à la presse à Solférino à midi aujourd'hui. (Gageons que Le Figaro n'y sera pas seul... :-) Mais écartelés entre Oslo pour le grave, et New-York pour le lassant, où seront les médias ?)

Moins ambigu, un autre article évoque des questions lancées ces derniers temps par la candidate de 2007 :

(...) « Les débats permettront d'éviter ce genre de petits dérapages.» Pour l'instant, ils sont relativement contrôlés. D'autant que chacun prend grand soin de ne plus répondre à Ségolène Royal. L'ex-candidate de 2007 a pourtant relancé la question de l'ouverture au centre en proposant même de repousser les limites d'une telle alliance jusqu'aux gaullistes sociaux. En face, pas de réponse. Ses adversaires ont appris à leurs dépens qu'entrer dans une polémique avec Ségolène Royal ne ferait que contribuer à la replacer au centre du jeu socialiste. Alors ils se taisent.(...)

Ailleurs, le journal évoque la nécessité de débats entre les candidats : est-ce verser de l'huile sur le feu, en espérant que la droite en tirera avantage ?
On a ouï dire qu'il y a, une fois de plus, du tirage entre le propriétaire Serge Dassault, le rédac-chef qui le relaie, et la rédaction : pour les journalistes, rapporte Libé«Il y a un gros sentiment de lassitude à la rédaction. Les angles sont un peu toujours les mêmes : on tape la gauche et, à droite, on critique Borloo et Villepin.» Voilà décidément un métier difficile, coincé entre l'éthique de l'information et le pouvoir de l'argent. (Mais sur le site, les commentaires des lecteurs fidèles arbitreraient plutôt pour la direction : on ne rigole pas)

Pendant ce temps chacun-e des candidats profite des déplacements estivaux pour se faire voir à travers les régions de France (plus de Maroc, cette année :-) !). Certains en font de vraies colonies de vacances, avec tous les notables ou ex-éléphants du PS, chargés de les soutenir ; c'est vrai qu'il y aura un Congrès du parti bientôt... mais pas tout de suite. L'essentiel est de s'adresser aux électeurs et électrices, les Français-es, qui se moquent sans doute de savoir de qui leur député-e sera supporter.... Ils préfèrent savoir comment se fera le vrai "changement", le plus crédible.

Car le premier message, le plus important, est clair : l'élection des primaires n'est pas réservée aux militants encartés. Tou-te-s les citoyen-ne-s pourront aller voter les 9 et 16 octobre. À gauche on peut y trouver un moyen de donner sa préférence pour le deuxième tour - par exemple au cas où un autre candidat de gauche n'y figurerait plus ?

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mardi 10 mai 2011

hommage de femmes, trente ans plus tard

Ce jour de célébration à gauche nous aura comblés de festivités, d'émissions, de videos, etc. Une pause dans cette contagion du souvenir nous permet d'envisager la victoire de la gauche en 1981 comme une source d'espoir. Les circonstances étant bien différentes entre les fins de mandats de Giscard et de Sarkozy, la gauche doit trouver une continuité qui permette d'envisager la victoire en 2012.

À Paris ce dimanche, Ségolène Royal avait invité à un rassemblement autour du souvenir de François Mitterrand dont elle a été collaboratrice à l'Élysée, dont elle a été ministre de l'Environnement, qui lui a permis de tenter sa chance dans la région qu'elle préside maintenant.
Voilà qui l'autorise à parler de sa fidélité à l'homme politique, de l'inspiration qu'elle a trouvée auprès de lui : lorsqu'elle parle d'idées dans une vision politique, de volonté et de courage, tous ceux qui l'observent depuis sa campagne de 2006 voient bien qu'elle n'est pas seulement une "héritière".

Mais sur cet héritage-là, il n'y a pas d'ISF ! la candidate d'aujourd'hui - en plus de son expérience - a réellement payé de sa personne. Ses idées sont reprises, même si l'on ne cite pas leur auteur-e. Et ceux qui paient des sondages pour qu'elle apparaisse ignorée de tous, ceux-là devraient éviter un tel gaspillage : ce sont les Français qui décideront, avec un bulletin de vote.

Les femmes qui espèrent voir enfin l'élection d'une Présidente de la République française, se reconnaîtront dans une autre fidèle mitterrandienne, qui soutient la plus jeune de sa même volonté, de son même courage ; Yvette Roudy a fait la surprise de sa présence :


À nous les femmes, de nous retrouver comme en 2006 !

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vendredi 6 mai 2011

Monsieur le ou Madame la Présidente idéale

Cliché ancestral, ou tradition à faire entrer au patrimoine immatériel de l'humanité ?
Depuis 1848, on a toujours dit : "Monsieur le Président de la République" aux 22 hommes élus à cette éminente fonction.
Sur les 22, les 15 premiers n'ont été désignés que par des électeurs (députés et sénateurs), puisque les femmes étaient interdites de vote sous les IIe et IIIe républiques.

À partir de la IVe République, en 1946, lorsque les deux Chambres élisaient le Président, elles étaient massivement masculines : le droit de vote "octroyé" aux femmes ne les a pas rendues égales en nombre comme députées et sénatrices !

Qu'on en juge : pour l'élection de Vincent Auriol, elles étaient 42 députées sur 619 (5,8 %), et 21 sénatrices sur 314 (6,69 %) ; en 1953 pour élire René Coty, 22 députées sur 627 (3,5 %), et 9 sénatrices sur 317 (2,8 %).
Passons sur les fait qu'elles sont toujours traitées de "sénateurs" par la dite Haute-Assemblée (dont les membres vénérables doivent avoir besoin de lunettes, ou de rafraîchir leur vocabulaire). 

En 1958 le niveau de femmes parlementaires est arrivé à un minimum : De Gaulle est élu 1er président de la Ve République par 81 290 "grands électeurs", où il est probable que les électrices étaient encore rares : elles auraient dû être parlementaires, conseillères générales et déléguées de conseils municipaux. À l'époque elles étaient 8 députées (sur 578 ! niveau le plus bas de l'Histoire), 6 sénatrices (sur 314 !) = moins de 2 % ; peut-on imaginer - statistiques rares ! - qu'il y avait davantage d'élues locales ?

C'est donc un profond bouleversement lorsque De Gaulle se fait réélire au suffrage universel en 1965 : sur les 23 703 434 votants, on sait qu'il y a à peu près la moitié de femmes. Et tous ses successeurs ont à ce jour le même collège électoral (une autre question est de savoir si le suffrage universel est réellement souhaitable pour cette désignation), encore le même en 2012.

C'est ainsi que nous voyons publier un énième sondage, sur le profil "idéal" du prochain chef de l'État. Parmi d'autres réponses : 
Pour près d’un Français sur quatre (22%), le Président de la République idéal est un homme, alors que moins d’un Français sur dix (9%) estime qu’il s’agirait plutôt d’une femme. Les deux tiers des Français (67%) déclarent néanmoins que le genre du président n’a pas d’importance pour eux.

Pour voir bien sûr le verre à moitié plein, aux deux-tiers même, c'est la dernière réponse qui
fait plaisir : il est assez normal que le critère du sexe des candidats ne soit pas primordial.
Mais si l'on tient compte de la profonde inégalité dans la démocratie française, chacun-e devrait s'engager dans une volonté de changement.

C'est par la parité, imposée dans la Constitution en 1999, que l'on doit dépasser la représentation politique actuelle, trop décalée par rapport à la société française. Et une représentation équilibrée femmes-hommes dans le pouvoir de décision est la condition indispensable pour que soit respectée l'égalité dans tous les domaines : responsabilités professionnelles, salaires justes, conditions de vie, etc.

Toutes les vicissitudes de la parité depuis 10 ans - et ses résultats aujourd'hui - prouvent bien qu'elle ne va pas de soi, et qu'il y faut une volonté politique très forte.
D'où l'idée que cette volonté forte sera plus évidemment portée par une femme progressiste, et pour tout dire elle-même féministe.

Serait-ce anormal que les femmes électrices utilisent leur droit de vote pour enfin gagner leur égalité démocratique et sociale ?
Serait-ce anormal, après plus d'un siècle et demi, de dire "Madame la Présidente de la République" ?


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mardi 22 mars 2011

égarement de la Droite dans la valse des étiquettes

C'est dès jeudi que la présidente de région Poitou-Charentes, en campagne pour soutenir une candidate socialiste de la Vienne, avait prévu la comptabilité du ministre de l'Intérieur dimanche soir.
Les médias faisaient rire en signalant les acrobaties typographiques et langagières des candidats UMP : si lourde à porter était cette étiquette, qu'ils essayaient de se la décoller pour leurs campagnes locales ! Quand on est un notable au pays, on fait partie de la "majorité départementale" qui a encore un peu de crédit, on devient "DVD : divers droite", voire "SE : sans étiquette" ; même si l'on cumule augustement un grand mandat  de parlementaire législateur - député ou sénateur - on se refait tout petit parmi les siens, pour garder leurs voix.
Problème : l'annonce des résultats du premier tour !
Ils vont donc devoir assumer au second tour, comme le prédit ici Ségolène Royal :


Deuxième problème plus grave : leur Président-Qui-Fait-Honte-À-Ses-Troupes les a entraînés vers un camp qui n'est plus celui de la démocratie.
Dans ce camp-là, il y avait depuis 35 ans un vieux chef qui faisait honte à la France ; c'est une cheffe aujourd'hui. Et maligne (vous connaissez les femmes !) elle a changé l'étiquette du pot de confiture de Papa, pour afficher ses idées un peu modernisées dans une devanture plus moderne.

Même des candidats recrutés n'importe comment, à la façon du parti "chrétien" en île-de-France aux régionales, risquent maintenant de devenir conseillers généraux, alors qu'ils avaient juste donné leurs noms, pour la cause, sans même savoir. La campagne leur avait épargné de se montrer, de plaider pour leur élection, et les affiches au-dessus de leur nom de candidats (homme ou femme) montraient la tête de la blonde Cheffe si avenante. Mais elle ne pourra siéger dans tous les cantons, la Cheffe ! Car ces inconnus pourraient bien arriver à être élus, même à 93 ans, dans un tel contexte...

Entre l'étiquette UMP si lourde à porter qu'elle en est tombée bien bas, et celle du FN que la démocratie et la République récusent, les électeurs de gauche n'auront pas toujours le choix dimanche prochain.

Malgré toutes les misères de son opposition nationale, l'étiquette PS a gardé sa dignité dans les départements et les régions. Le parti socialiste qu'on appelle "parti d'élus" a au moins ce mérite aujourd'hui de bien "gérer" : il faut bien que quelqu'un sache gérer, dans une situation de crise !
Les candidats socialistes pourront donc, avec les autres partis de la Gauche, donner une chance à la démocratie et à la République : face au label blond, les bulletins de vote seront de gauche.

C'est alors qu'apparaît à droite un troisième problème : il faudra choisir entre le Très-droit Front et le Front dit républicain, de gauche.
La valse des étiquettes a fait tourner la tête des "responsables" UMP au point qu'ils n'arrivent plus à retrouver leurs esprits ! Voter à gauche ?! comment imaginer une horreur pareille ?

Inutile de leur rappeler que dans une situation comparable, les électeurs de gauche s'étaient mobilisés en masse pour dire NON ! La claque du 21 avril 2002 et l'échec de Lionel Jospin les avaient aussi secoués, mais pas au point de renoncer.
Certains, ne pouvant s'y résoudre, avaient voté blanc, ou mis dans l'urne - une deuxième fois dérisoire - le bulletin LJ du 1er tour, donc nul. Mais après des rassemblements massifs de 1er mai, des protestations de jeunes, la gauche avait voté Chirac. (utilité nulle pour lui, qui n'en avait même pas conscience, mais on n'avait pas d'illusions...)

Peut-être la gauche est-elle finalement la plus attachée aux symboles ?
Voter symboliquement contre, est-ce plus facile que de ne pas voter pour une droite extrême ? extrêmement proche ?
Pour l'instant, nos écrans voient défiler toutes les nuances prônées par la droite, du bulletin blanc, à pas de bulletin du tout.
Au-delà des conseils elliptiques, il s'est trouvé tout de même une responsable politique UMP qui a tout de même conseillé de voter PS, parti dont elle ne partage certes pas les idées, pour refuser le FN, dont elle ne partage pas les valeurs. (bien dit)
Femme, plus jeune que son Président-QFHÀST, que son Premier ministre, que les Chefs de son parti, a-t-elle senti qu'on ne pouvait plus laisser planer le doute et la gêne ? Donc, bravo Valérie Pécresse ! (du département des Yvelines où la droite écrase tout...)

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jeudi 3 mars 2011

de l'importance d'être constant-e

Cet homme de valeur en a beaucoup vu, depuis la découverte de l'Élysée de 1982 à 1991 auprès de Mitterrand : son poste était celui qu'a repris Claude Guéant en 2007... autre style !
Cet homme intègre et souriant, modeste et simple d'accès a beaucoup travaillé et connaît toute la classe politique.

Il s'appelle Jean-Louis Bianco et, ancien ministre, élu de Haute-Provence, il continue de militer auprès des autres militants. Il avait rencontré Ségolène Royal à l'Élysée, il continue d'en louer l'imagination politique, la force de caractère et la constance :


mais dans le genre, il n'est pas mal non plus... Alors que tant d'autres ont soutenu la candidate du parti socialiste quand cela les flattait, pour la lâcher ensuite et essayer de prendre la première place - voilà un témoignage de fidélité, un jugement sans langue de bois.

Nul-le ne sait ce qui peut se passer en un an, mais entre la constance tranquille et le grenouillage médiatique, on verra ce que préfèrent les Français et Françaises.

L'humour de Bianco à l'égard des électeurs de plus de 70 ans, rappelle la saine colère d'Yvette Roudy découvrant après le deuxième tour que les femmes âgées avaient majoritairement préféré Sarkozy :
"Mais elles ont tout oublié ?! Les jeunes peuvent l'ignorer, mais cette génération-là, elles savent tout ce que la gauche a fait pour les femmes ! Qu'est-ce qu'elles espèrent de la droite ?"

Eh oui, force et constance sont de bonnes bases politiques.

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lundi 3 janvier 2011

petits à-côtés d'une victoire

Photo qui réjouit le cœur, et apporte des espoirs dans le monde entier, en Europe, en France... Sait-on jamais ? quelques femmes au niveau du vrai pouvoir en politique..

Curieusement cette photo d'Associated Press a été peu reprise dans les medias. Et dans un ensemble de commentaires globalement admiratif et sympathique, rares sont les considérations sur le fait que Dilma Rousseff est une femme, au delà d'être à la fois 40e dans son titre et première Présidente historique de son pays.

Les images sont parlantes, et par exemple le bras machiste (protecteur et possessif) de Chavez en dit long. Les hommes qui pensent incarner le pouvoir s'imaginent toujours que les femmes qui parviennent à ce niveau leur doivent quelque chose, à eux ! (ça rappelle de vieilles réflexions, en France...)
Mais notre pays était bien représenté, par le ministre de la Défense Alain Juppé : peut-être qu'une Présidente succombera aux charmes de notre Rafale ?

On est désolée de retrouver en français la pire et ancestrale mesquinerie attribuée aux "crêpeuses de chignon" : une professionnelle de la pire com', aveuglée par une sorte d'obamaniaquerie, regarde la même image en y voyant des relents de jalousie et d'impérialisme ! C'est sur un blog du Figaro...
(Mais Hllary Clinton elle-même ne nierait sûrement pas qu'elle est restée insensible à cette rencontre, avec son expérience personnelle ; juste une autre façon de voir les événements)

C'est pourtant Dilma qui passe aux actes dès maintenant en composant un nouveau gouvernement, où les femmes auront plus de place.

Car elle avait déclaré après son élection :
"J'aimerais beaucoup que les pères et les mères regardent aujourd'hui leurs petites filles les yeux dans les yeux et leur disent : oui, la femme le peut !"

et aujourd'hui :
"Para assumi-la, tenho comigo a força e o exemplo da mulher brasileira. Abro meu coração para receber, neste momento, uma centelha da sua imensa energia."

Maintenant on lui souhaite beaucoup de courage, car le travail l'attend !

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dimanche 2 janvier 2011

deux présidentes pour la nouvelle année

On parle beaucoup, et c'est normal, de la prise de fonction de la nouvelle Présidente du Brésil, 8e puissance du monde. En fait, si Dilma Rousseff a prêté serment ce 1er janvier, succédant au célèbre Lula, une autre femme a accédé le même jour à la présidence de la Confédération helvétique ; fait plus banal car Micheline Calmy-Rey n'est pas la première en Suisse, et elle a déjà été élue à ce poste.

Les deux "nouvelles" rejoignent une catégorie peu nombreuse : sur les chefs des 192 États membres de l'ONU, dix femmes seulement sont actuellement présidentes (5,2 %) :

En dehors des monarchies (vive les 2 reines !), seuls trois des États de l'Union européenne sont présidés par une femme - ce qui nous permet d'entre-apercevoir parfois les présidentes de Finlande, d'Irlande et de Lituanie parmi les cohortes de complets-vestons des sommets européens... Mais on n'en parle jamais chez nous.
Mais justement, chez nous, quand ??
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