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jeudi 28 juillet 2016

l'émotion et la douleur entre les attaques

Les attentats se succèdent et nous ne nous en étonnons plus : chaque matin nous savons qu'un fou peut faire couler le sang humain, que des médias en feront leur sujet de commentaires, que certains politiciens en feront leur miel mauvais.
Et pourtant nous sentons, nous savons, nous voyons que nous tous, les citoyen.ne.s, nous allons tenir bon, essayer de travailler normalement, de partir en vacances, nous parler, rire et sourire aux terrasses ensoleillées - et expliquer tout cela à nos petits enfants qui sont aussi devenu.e.s des victimes à nos côtés.

Les Françai.se.s, mais aussi tous ceux, toutes elles qui vivent sur notre sol, nous avons compris que l'esprit du mal veut nous diviser en tuant, mais surtout nous diviser dans nos réactions. Ils attaquent notre devise Liberté Égalité Fraternité - mais nous y tenons ensemble.
Ensemble est un slogan politique souvent utilisé, mais aujourd'hui nous pouvons en mesurer le poids.
Le dernier meurtre a été commis dans une église, contre un prêtre en pleine pratique de son sacerdoce - mais on dirait qu'une communauté catholique aurait subitement pris conscience d'être devenue une cible.

La solidarité exprimée par les autres "communautés" religieuses souligne aussi ce communautarisme que la France refuse. Les attaques sanglantes contre la France telle qu'elle est, telle qu'elle vit, ont déjà prouvé que nous n'avions pas pris en considération les communautés victimes : les massacreurs de Charlie, du 13 novembre, de Nice, ont frappé aveuglément sans distinction, et la solidarité a été entière sans distinction de religions. Pourquoi aujourd'hui la communauté catholique devrait-elle se sentir visée pour la première fois ?
Notre pays a été solidaire lorsque des musulmans ont été victimes depuis même Toulouse, et aurait dû le manifester encore plus, sans se douter qu'il faudrait autant insister.

dimanche 8 mai 2016

les vraies peurs pour l'avenir

Quelle plus grande peur veut nous donner L'Obs de cette semaine ? À sa une, et en une dizaine de pages, un dossier sur l'Ubu coréen (du Nord) nous propose des jeux de la guerre et du hasard : ceux auxquels peut se livrer un dictateur imprévisible - et question dictateurs, nous connaissons d'expérience leurs ravages actuels et passés.
Ce Kim-Jung Ubu, pitoyable fils et petit-fils d'autres Kim-Jung, risque-t-il de faire pire que ses prédécesseurs et modèles ? espérons que nous n'en saurons jamais rien. (Voilà plus d'un siècle que Jarry avait conçu l'arobase prémonitoire)

Comment résister à ce risque (éventuellement) planétaire ? à cette peur qu'on nous assène ?

Le plus terrible est à rechercher tout à la fin du magazine, dans sa meilleure page : l'avant-dernière, reléguée à la fin du supplément Télé-Obs. Celle par laquelle il faut commencer chaque semaine.

C'est de nous que Jean-Claude Guillebaud peut nous inviter à avoir peur : où sera notre capacité de résistance à la peur, notre résistance à la folie du monde ? De quoi sommes-nous capables, nous femmes et hommes, devant ces éventuels dangers ?

Guillebaud, cultivé et philosophe, rappelle Camus : "Tout ce qui dégrade la culture raccourcit les chemins qui mènent à la servitude. Une société qui supporte d'être distraite par une presse déshonorée et par un millier d'amuseurs cyniques, décorés du nom d'artistes, court à l'esclavage malgré les protestations de ceux-là mêmes qui contribuent à sa dégradation."
Et plus loin encore l'Américain Dos Passos en 1917, en pleine Grande guerre : "Que nous étions stupides avant la guerre : la salive que nous dépensions à prôner des révoltes de rien du tout ; comme nous pouffions de petites plaisanteries sur la religion et le gouvernement ! Et pendant ce temps, dans la cupidité, l'infinie bêtise des hommes, ceci se préparait..."
John DOS PASSOS       -       Albert CAMUS     -   Jean-Claude GUILLEBAUD
 Qui, à part Guillebaud, avait pensé à comparer d'autres époques culturelles ? Avions-nous remarqué à la fin des années 50 une quelconque gaudriole courant à travers nos radios, nos spectacles sur scène ? car Albert Camus est mort à l'aube de 1960. Bien avant les muppet shows, nuls et autres guignols de l'info. On n'avait pas souvenance que les médias rigolaient beaucoup à l'époque - et pourtant Camus a pu écrire ces phrases, qu'on croirait d'aujourd'hui ! Que ne dirait-il maintenant !

C'est Jean-Claude Guillebaud qui relaie ces cris d'alarme. Non pas pour juste dénoncer une "rigolade délibérée".  Car on se souvient du "Parti d'en rire" créé par Pierre Dac (avec Francis Blanche) après qu'il avait agi pour la Résistance : rire n'empêche pas de réfléchir.

C'est le service public qui est profondément atteint : là, à France-Inter, où une radio populaire savait attirer un public, le distraire en l'informant, en l'éduquant, que subissons-nous ? "La dégoulinade permanente  de galéjades bâclées, la surenchère de rigolos sans talent finissent par constituer un bruit de fond qui tire vers le bas tout ce qui passe à l'antenne."
On est loin de l'humour intelligent de Desproges, du "Tribunal des flagrants délires"...

Si fanchon comme d'autres s'exaspère à ces gloussements, le plus grave est bien ce mouvement vers le bas qui tue toute réflexion, sans aucune hiérarchie.
D'où ces pétitions quotidiennes pour tout et n'importe quoi ; ces Nuits debout qui prétendent réinventer ce que faisaient à la fois d'innombrables associations (en voie de disparition) et l'éducation populaire d'intérêt général, soutenue par l'impôt de tous les contribuables.
Pendant que des millions de migrants souffrent dans le monde, pendant que la planète se détériore, que l'Union européenne coule... et qu'un minable Ubu compte ses missiles.

Et les femmes dans tout ça ? la plus grande tristesse de fanchon la parité, c'est que des femmes usent leur talent à glousser elles aussi, alors qu'elles ont une porte grande ouverte : ce vide sidéral leur serait une occasion de venir faire vivre autrement la politique. Même un parti peu enclin à cette nécessité commence à réfléchir...

dimanche 22 février 2015

une femme dans l'avenir de la planète

À la fin de 2015, la Conférence internationale sur le Climat se réunit à Paris. La ministre de l'Écologie, de la transition énergétique et du développement durable a reçu LCI pour expliquer la mission qu'elle se donne :

http://lci.tf1.fr/politique/bureau-politque-decouvrez-l-antre-de-segolene-royal-8568160.html


jeudi 29 août 2013

l'auto-sous-estimation des femmes

C'est le site nouvelles/News qui attire l'attention sur un problème fondamental des femmes en général : l'image qu'elles ont d'elles-mêmes, et cette fois confrontée à d'autres regards. Le tout par la publicité ; et même grâce à la publicité !

Avant même de lire en détail toutes les circonstances de cette pub, d'abord un coup d'œil à la video. Merci de noter que fanchon n'a pas l'habitude de mettre en avant le marketing cosmétique comme expression féministe... Voilà une belle exception :


Bien sûr, il y a eu et il y aura toujours des femmes narcissiques, mais elles n'ont jamais été la majorité. Le plus grand nombre d'entre elles a dû apprendre à rédiger un CV : habituées à minorer leurs compétences, leur expérience, leur savoir-faire, elles devaient apprendre à reconnaître et mettre en avant ce qui était leurs points forts, leurs mérites particuliers. Ainsi allait une éducation peu encourageante, qui pèse encore aujourd'hui sur toutes les discriminations sociales.

Quant à leur image, dans une société économique qui valorise  "la beauté", elle repose encore sur le "maman me disait que j'avais une mâchoire forte"... Si une marque publicitaire pouvait tout changer ?
Mais cette pub a-t-elle été diffusée en France ?

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lundi 19 août 2013

historique du voile, même pour rire

Après des semaines de vacances, où l'on est restée accablée par une actualité désespérante, voilà une découverte à saluer. Avec ou sans voile, on a vu couler le sang dans des pays qui cherchent leur démocratie, et chez nous - en plus de commentaires erratiques - des provocations à l'émeute. Sous le voile, certains coupent les cheveux en quatre, sans voir que ce sont les femmes qui sont essentiellement en cause, et fondamentalement, ces pauvres mecs qui ont peur des femmes.

Alors, fanchon salue ceux qui ont retrouvé une video salubre :

 

L'Histoire semble se répéter ; mais cette anecdote date de 60 ans, et un grand politique sait la présenter avec humour, auquel répond l'humour de son public.
Puisse l'Égypte en 2013 trouver son chemin, sans que coule davantage le sang.
Cette video n'est qu'un extrait : le discours de Nasser montre bien l'ampleur du problème, que nous voyons ressurgir aujourd'hui, et mérite d'être réécouté entièrement, entendu.

Les demandes que Nasser a entendues à l'époque étaient déjà :
1. le port du voile (réponse dans la video)
2. la femme ne travaille pas. Réponse  de Nasser :
Le travail est une protection pour la femme, et l'empêcher de travailler est contre son intérêt. Nous libérons vraiment la femme par le travail.  (à l'époque en France, tous les politiques ne l'auraient pas dit...)
3. fermer les théâtres, les cinémas.
C'est l'obscurité totale, quoi ! (sic)

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samedi 27 octobre 2012

Europe, notre solidarité au quotidien

Vice–présidente de l'Internationale socialiste, Ségolène Royal est la meilleure porte-voix des enjeux d'une Europe en crise. Elle rappelle le programme du président Hollande pour une Union qui mérite d'être aimée ; elle évoque l'attente des peuples envers une des premières forces économiques du monde. Elle préfère proposer l'engagement, l'espoir, les moyens d'avenir, plutôt que la lamentation indignée et les refus rétrogrades.
 Au début d'un Congrès de Toulouse peu enthousiasmant, l'ancienne candidate apporte son soutien au président Hollande pour tous les engagements qu'il a pris avec les Français, surtout face aux critiques grognonnes et de parti pris.


Voilà qui fait heureusement écho à un prix Nobel d'avenir !

Fanchon apprécie que ce soit une voix de femme, dans cette rencontre où les hommes de pouvoir dominent, qui fasse entendre cet hymne tonique qui dépasse nos petites frontières, ce rappel que la Crise financière n'est pas une règle de soumission.

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lundi 13 août 2012

médailles d'or dans le bleu de l'Europe

Avec la clôture des Jeux Olympiques 2012 à Londres, le classement final est définitivement arrêté. Pour tous ceux qui ont veillé devant leur petit écran ces dernières semaines, c'est le spectacle qui l'a emporté, et souvent l'émotion, jusqu'à l'ultime spectacle.

Mais le décompte des médailles était inexorable, avec le classement des médailles gagnées par nos athlètes : or, argent, bronze, total... Avec la cruauté que subissait chaque fois le ou la 4e de chaque épreuve.
Pour 204 nations participantes, le classement s'est arrêté aux 86èmes : 119 ex-aequo avec 0 médaille, classés par ordre alphabétique de l'Albanie au Zimbabwe. Honneur à tous ceux et celles pour qui l'essentiel a été de participer, avec courage, sans gagner plus que de l'admiration et de l'estime.

L'honneur ne suffit pas toujours, et le métal de médailles n'était pas indifférent aux grandes puissances qui étaient venues se mesurer entre elles, se comparant au jour le jour :

tableau du 11 août 2012

Comme en 2008 à Pékin, ce tableau montre bien la dispersion des pays européens, alors qu'ils sont 5 de l'Union à figurer dans les 10 premiers. Et on devrait mesurer le ridicule d'une comparaison entre la France (par exemple) et les USA ou la Chine ! (sans même évoquer les exclamations de nos commentateurs "journalistes")

Et si l'on ouvrait un autre œil, notre regard européen, pour y voir un autre tableau ?

les 27 États membres de l'UE aux JO de Londres
Préparons-nous donc au choc que serait la véritable comparaison en tête du classement :
Restons-en aux chiffres, mais cette comparaison devrait mener aussi à une réflexion sur de telles différences. Pourquoi la Finlande, si exemplaire pour l'éducation, est-elle 60e, avec 3 médailles, dont aucune d'or : Fanchon parierait bien que les Finlandais n'en sortent pas traumatisés... Ont-ils aussi des sportifs professionnels milliardaires ?
Il y a peut-être une base d'échanges au sein de l'UE, pour comparer nos "valeurs" et nos objectifs, nos politiques aussi.

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dimanche 27 mai 2012

le changement, pour les citoyens-(é-)lecteurs


Ce sont évidemment toujours les meilleurs courriers de ses lectrices et lecteurs que publie le magazine Télérama, dans sa page "Ça va mieux en le disant".
Et il y a de la lucidité et bien du talent dans certains message, 15 jours après le changement politique dans notre pays.

Nicolas : J'aime cet éphémère moment où les certitudes laissent place aux doutes, où tout semblait impossible, trop compliqué, et pourtant des marges de manœuvre apparaissent ! J'aime qu'une majorité de femmes et d'hommes, n'imaginant pas d'autres solutions, découvrent avec stupeur et intérêt que face au changement la vie continue sans cataclysme majeur (chaos boursiers, émeutes..). J'aime cette capacité collective à ne pas se limiter à une pensée unique. J'aime cet espoir qui rassemble.

Hernandez : Entre le travailleur immigré qui paie ses impôts en France et pour lequel se discute le droit ou pas de vote aux municipales, et le bon Français qui fait ses valises pour émigrer afin d'échapper aux impôts qui l'attendent, je vous pose cette question :"Quel est le plus citoyen des deux ?"
la fiction qui a fait rire...
 Quand 80 % des citoyennes et citoyens ont pu s'exprimer eux-mêmes après tant de sondages, on constate que la démocratie ne fait pas peur : les grands de ce monde ont accueilli et écouté la nouvelle voix de la France, l'évasion des voitures rouges n'a pas eu lieu le soir des résultats (on verra plus tard pour les impôts), le taux des prêts à la France a plutôt baissé, un dernier sondage (quand même !) révèle un taux  de popularité record pour nos élus de gauche, si inexpérimentés et incapables...
Avec un peu de chance le nouveau Président aura avant le 18 juin une majorité capable de soutenir son projet de changement pour notre pays : ce devrait être le résultat de la campagne des législatives, conduite dans la foulée du premier choix des citoyens, lassés des incohérences de la dernière décennie, épuisés par les conséquences d'un néo-libéralisme qui tue. Même nos cousin-e-s du sage Québec s'indignent comme leurs jeunes étudiants !


Les raisonnements binaires (vrai/faux, bien/mal, mauvais/bon) n'ont conduit qu'au populisme, et les habitants de notre pays, qui aiment tant débattre et discuter, ont l'air de goûter le retour du raisonnement et des nuances de pensée.
Même à l'UMP, où des femmes retrouvent un peu de liberté, sans même beaucoup d'espoir d'accéder à l'Assemblée nationale...

Encore un petit effort printanier, pour une majorité dont nous avons besoin !

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vendredi 9 mars 2012

de LA, ou des ? mythe ou réalités ?

C'est peu de dire que nous régressons. Nous voici revenues à 1975, Année "de la Femme".
Et revoilà tous les clichés annuels, commentés comme de simples marronniers de saison, malgré la fameuse Crise (qui sert de prétexte à toutes les récessions dont les femmes ne sont pas les dernières victimes).
 C'est pourtant la "Journée des femmes", les vraies, malgré les annonces et titres de ceux qui n'ont toujours rien compris ! Il est tellement mieux de nier les problèmes : LA Femme qui fait fantasmer, mythe abstrait, pas forcément comme celles qui vivent autour de nous, dans la vraie vie.

Une véritable caricature dans l'enquête Harris Interactive : la parité vue par la "génération Y". Ainsi nommée car entre 18 et 34 ans, elles se baladent avec des écouteurs...  Et Y comme why ? - puisque ce sondage a été commandé par une marque multinationale de sodas hyper-sucrés. Véritable embrouille que ce fourre-tout d'appréciations ignares sur des concepts fumeux, parité étant reconnu comme "vaste"... Et si HI prétend qu'il y a des enseignements à en tirer, ils sont impitoyables ! La tranche d'âge évite des jugements sur une évolution que ces jeunes n'ont pas connue, et elles manquent encore d'expérience sur la vie des femmes. (le détail des questions/réponses est en pdf joint, sur le site)

Au Nouvel Obs, on a refilé à une femme le soin de mettre en doute la nécessité de cette Journée. La pauvre est porte-voix inconsciente de sa rédaction, qui en a fait d'autres...
France-Soir fait sa midinette, ou pointe son microscope pseudo-scientifique sur "la gent féminine". Mais on ne sait pas à quel gent appartient le courageux signataire de l'article, resté anonyme...

Surprise, Le Figaro ne titre pas sur La Journée, mais fait un constat réaliste de la vie des femmes - enfin, comme on le répète chaque année, et sans dresser de bilan des 10 années de droite dans ce constat.
Dans les classiques qui n'ont pas perdu la tête, heureusement, voici l'AFP qui redonne les statistiques annuelles, justifiant la Journée des femmes, et qui titille les électrices-teurs du 22 avril...
Et La Croix, habitué des dossiers sérieux, balaie l'horizon de cette journée, en France et dans le monde. Le site de Nouvelles.news n'est pas en reste, tandis qu'Égalité présentait de nombreux événements.
Enfin reste le repère incontournable de l'OPFH (Observatoire de la Parité entre les femmes et les hommes), avec les textes, les chiffres : une précieuse ressource.

Dans l'info-divertissement, Fanchon s'est réjouie d'entendre le journaliste Nicolas Domenach parler sérieusement de la Journée des femmes (enfin !), puis de le voir gagner sur le plateau de Canal+, une compétition de repassage avec un de ses collègues, presque aussi expert...

Et puis, le 8 mars, c'est aussi la journée de l'audition... La gent masculine restera-t-elle sourde ?

Bien sûr l'utilité de cette Journée des femmes réside dans l'information, et dans la solidarité : au moins l'appel des femmes arabes aura reçu un écho, à faire résonner partout.

NB et pour mémoire : ça tombe bien ce mercredi, c'était le soir de Borgen, sur Arte !

samedi 31 décembre 2011

2012 ? vers une meilleure année...


Oui, cette nuit peut être fêtée, comme chaque changement d'année ! 
Il y a eu d'autres crises, avant celle-ci, qui ne justifie pas l'énumération des forces de police et de secourisme, les interdictions de toutes sortes.  C'est plutôt la violence du ton, l'ambiance d'angoisse que font régner certains hommes de pouvoir, qui laissent croire par leur incompétence que les peuples n'ont pas le droit d'être heureux.  Et c'est juste le manque d'espoir qui pousse certains à se soûler bêtement...

Fanchon la parité souhaite que le monde entier connaisse de meilleures formes de gouvernances, qui donnent aux femmes et aux hommes la possibilité d'espérer un avenir meilleur. 
Que les femmes et les hommes ensemble pratiquent la démocratie dans l'égalité, de manière que le fric ne soit pas seul à mener la vie humaine. La peur du lendemain n'est qu'un moyen de pression médiocre - celui des dictateurs, en général...

Le désir de l'avenir ne peut pas rester un mot vide pour les jeunes générations. Les petits et petites d'aujourd'hui ont le droit de recevoir une planète saine où règne la justice.
Voilà un vrai défi, qui ne repose pas que sur la Force, toujours évoquée par les cyniques.

Année 2012, une chance de changer le monde, puisque nous aurons à choisir, dans de nombreux pays. Misons sur l'imagination et la fraternité.

bonne année !

PS. Des vœux particuliers au Japon qui a tant souffert en 2011, avec un grand merci à notre fidèle Reiko la parité !
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mercredi 5 octobre 2011

J -4 pour une candidate de gauche

Bientôt arrive une journée peu ordinaire, avec ce vote de type nouveau, une expérience pour la France. Les citoyennes et citoyens vont pouvoir désigner directement qui peut les représenter en mai 2012, et la lecture de ce blog - né il y a bientôt 6 ans - confirme que fanchon la parité n'a pas changé : elle espère la désignation de Ségolène Royal, comme en 2006.

Une différence de taille entre ces deux élections : la taille de l'électorat. Limité aux militants socialistes, le vote avait dès le premier tour consacré unE candidate à plus de 60 % des voix, "écrabouillant" Laurent Fabius à moins de 19 %, comme il le rappelait lui-même ce matin.. Elles comptaient des voix peu respectées par les traditionalistes : celles des "adhérents à 20 €". Mais au moins, les intentions de vote étaient faciles à mesurer, et avaient été confirmées.

Cette fois, on ignore qui viendra voter, malgré les sondeurs qui s'obstinent à faire parler des zombies, sans aucune réalité scientifique. Et les chiffres qui sont lancés, ne reposant que sur de l'inconnu, permettent néanmoins de mettre en avant deux "favoris". La question posée après les deux premiers débats télévisés reste valable :
"N'étaient les sondages, qu'est-ce qui fait de Hollande le meilleur ?" Les sondages, justement, qui font parler les sondeurs... Où est partie la raison raisonnante ?

C'est donc ce soir qu'on pourra en savoir plus sur les vraies raisons - éventuelles... Mais voilà des semaines que les candidats sont en campagne, qu'ils peuvent s'expliquer, présenter leurs priorités. Au lieu de convaincre des pipols pour se faire soutenir...

Voilà des années que la candidate de 2007 applique dans sa région les idées qu'elle propose, qu'elle approfondit ses propositions. Et qu'elle progresse comme candidate, de toute évidence. Qu'elle s'est bonifiée comme élue, comme oratrice, comme future Présidente de la République.
On pourra en juger ce soir - sauf incident de malchance, comme cela peut arriver à quiconque dans "les aléas du direct", comme on dit.

Ceux que l'on ne verra pas ce soir sont les citoyens, beaucoup de femmes, qu'elle rencontre en foules aux quatre coins de France, et pour qui elle n'a pas démérité.
À tout à l'heure donc, devant nos télés :

LCP sans pub, BFMTV avec, ou le web avec Le Nouvel Obs


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lundi 16 mai 2011

pauvre humanité

une femme, un homme

hommes femmes sexe violence

prudence innocence défense décence silence

puissance intelligence finance euro monde

parole influence com medias

pouvoir légèreté gâchis démocratie

femme homme

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samedi 16 avril 2011

origine douteuse ou appellation non-contrôlée

65 millions pour l'Insee : c'est la population de notre pays, de notre République.
60 millions de consommateurs : c'est le titre INC (figé depuis la fin du 20e siècle) du magazine de défense de ceux qui ne consomment pas tou-te-s à leur faim.

Quel que soit notre nombre, à l'ombre du drapeau tricolore qui rappelle notre Histoire, nous sommes divers : Président de la République, ou Présidente (cela viendra bien, en 2012 !), ministre de l'Intérieur, prix Nobel, chef-fe d'entreprise, disquaire (il en reste), avocat-e, employé-e de maintenance, ou au chômage, nous sommes tous également Français-es.

L'égalité ne va pas de soi : notre société est injuste, et les victimes d'inégalités sont nombreuses. C'est le but de la politique que de corriger les mentalités ignorantes, les horreurs économiques.
Il est donc particulièrement insultant de prétendre que la moitié d'entre nous ne paient pas l'impôt citoyen : même les plus pauvres, pour se nourrir, doivent acquitter la peu visible TVA, recette essentielle pour le Budget de l'État, en déficit.

Tout aussi insultante la prétention imbécile à réduire numériquement l'immigration : 180 000 "non-européens" seulement pour plus de 60 millions !
Le plus absurde est que des "responsables" politiques surfent sur une opinion publique qui les inspire et les conforte, opinion partielle croyant défendre "la France". Dans cette catégorie de citoyens, beaucoup sont oublieux : comment leur famille est-elle devenue française ?

À part l'immense "mérite" d'être né quelque part, dans les bonnes frontières, par hasard, les Français-es d'aujourd'hui doivent encore prouver sans cesse leur nationalité, quand leurs papiers d'identité sont à renouveler : cette semaine encore Guéant a empêché le vote d'un amendement qui éviterait toutes les tracasseries administratives aux natifs de Francfort-sur-le-Main, de Bab El Oued ou de Saïgon.

Quant à nos patronymes, leur diversité représente la richesse de notre population. Dans plusieurs pays, l'éventail s'est rétréci au point qu'on doit ajouter d'autres signes distinctifs. Ici, bien sûr les Martin sont nombreux, mais le 10e patronyme le plus porté rappelle que les "Maures" ont été arrêtés à Poitiers en 732...  Et votre nom peut être espagnol (Franche-Comté ou Nord), italien, polonais, hongrois, voire chinois en Vendée. Combien de générations faudra-t-il encore pour accepter notre égalité citoyenne malgré nos origines sans cesse contrôlées ?

Combien d'Offenbach, Apollinaire, Zola, Marie Curie, Picasso, Manoukian, Georges Pérec, Montand, Ionesco, Charpak, Adjani, Vartan,  (etc nombreux) auraient illustré leur pays si l'on avait limité à 180 000 (puis moins) l'accueil annuel de la France ? Que serait aujourd'hui notre culture, qui va finir par en pâtir, si Noah le sportif n'avait ensuite - parmi d'autres - fait danser les jeunes ?
Comptons maintenant sur l'amour pour opposer une résistance.

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samedi 9 avril 2011

La Libye : l'alibi ?

Notre Président, sauveur des peuples qui se libèrent. Belle image, qui permet d'oublier ce qui se passe à la maison.
Il a réussi à entraîner l'ONU, l'Union européenne, et nous lui en savons gré s'il permet d'empêcher des massacres. Bien que... si nous regardons admiratifs devant la TV ces Tunisiens, Égyptiens, Libyens, Yéménites si courageux, cela ne va pas jusqu'à ouvrir notre porte à quelques centaines de réfugiés. Le journaliste D.Jeambar constatait que la France avait bien changé en moins de 50 ans, entre notre accueil des boat-people asiatiques et les bateaux de Mme Brunel !

Pour en revenir à l'activité de Chantal Brunel justement, elle a tâché de se racheter en faisant parler quand même de son job à l'Observatoire de la parité : dans un communiqué où son nom est rappelé du début à la fin, pour nous assurer qu'elle est bien là. Peut-être aussi pour mettre un terme à la fronde que sa déclaration précédente avait provoquée.

Mais le constat au sortir des cantonales est irréfutable : 13,8 % de conseillères générales, pour 13,1 % en 2008. Dire que les partis de gauche protestaient contre la réforme des collectivités territoriales, contre un mode de scrutin régressif ! Et ils n'ont pas présenté 50 % de candidates...

Pour en revenir aux pays arabes, un dossier du site =galité, évoque les enjeux pour les femmes, dans ces révolutions. Elles ont besoin aussi de nous, dans les "démocraties", pour les soutenir ; mais où sommes-nous ?

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vendredi 25 février 2011

une brève : C comme Calvi

Coup de tonnerre dans C dans l'air, sur France 5, ce jeudi 24 février.

Abruptement, on ne sait pourquoi, à propos des débats sur la diplomatie française, et à quelques secondes de la fin, on entend une question d'Yves Calvi :
"Dites donc, pourquoi il n'y a pas d'ambassadrices ?"... "ou si peu ?"

Ça n'est pas de lui qu'on attendait une question pareille, tout d'un coup ! Si ce n'était pas un moment d'égarement, Fanchon ne peut que se réjouir de voir ce nouvel intérêt pour les femmes, qu'il invite assez peu dans ses émissions... Il va peut-être changer, attendons ce soir (ah non, c'est enregistré).

Mais comme cet intérêt semble aussi frais que subit, le néophyte ignore un peu son sujet. Il y a des ambassadrices, exerçant une représentation de la France dans le monde - et pas seulement femmes d'ambassadeurs... Elles sont même actuellement 25, à côté de 130 confrères (environ), soit 16 % : "si peu" ? on voit pire dans la République.


Ces 25 femmes exercent une fonction professionnnelle, en cours de carrière diplomatique.
Elles font peu parler d'elles - au contraire de leur collègue obligé de s'excuser publiquement à Tunis.

Mais elles sont absentes de la catégorie "ambassadeur de France", qui est une dignité qui lui est conférée, et qu'il conserve même après avoir cessé ses fonctions : c'est ainsi que l'exemplaire Stéphane Hessel porte ce titre.
Combien sont-ils ? elles ? Qui a des statistiques ? il faudrait sans doute réactualiser le rapport Colmou de 1999, épuisé.

Mais il faudra revenir ici au sujet de la diplomatie française, encore aujourd'hui dirigée par une femme. De quoi faire pleurer toutes les féministes, hélas...

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samedi 29 janvier 2011

la démocratie mondialisée retient son souffle

Les images qui parviennent à sortir d'Égypte nous rappellent les premiers mois d'une année mythique. Ce qu'on appelle aujourd'hui du "jamais vu" - sur des terres arabes à vrai dire - nous en avions eu la surprise en Europe et aux USA en 1968 : de Berlin, Prague derrière le rideau de fer, à Paris, Baltimore la vague gagnait.

Nous retenons notre souffle à chaque bulletin d'infos : ces jeunes à mains nus contre une police d'État autoritaire, essayant de garder l'armée à leurs côtés, bravant le couvre-feu - au sens très relatif dans un "état d'urgence" institutionnel et quotidien depuis 30 ans... Le sang qui coule c'est toujours du sang de trop. Les flammes de Jan Palach se retrouvent aujourd'hui en Syrie.
Après la Tunisie, cette génération se bat pour un avenir : en Algérie on dit que les jeunes au chômage "tiennent les murs". Mais ils sont face à de vieux tyrans qui ne tiennent debout que par des opérations dans nos hôpitaux, l'or de la corruption et les vieux cadres de leurs palais.

Jusqu'où parviendront-ils à gagner cette démocratie qu'ils connaissent par Internet et Twitter ?
On sent se propager ce désir de vie, au point qu'il fait vibrer des échos chez nous aussi : nous ne demandons que le respect de la démocratie que nous possédons déjà, et un peu de renouvellement des cadres...
Notre émotion s'inquiète pour ces jeunes, si nombreux. Mais toute la géopolitique est en cause, et les destructions symboliques d'hypermarchés - français - nous rappellent que les intérêts économiques doivent bien veiller quelque part, en attendant la suite...

Dans ces pays arabo-musulmans, l'habitude est de voir des foules uniquement masculines ; à Tunis, les femmes participent, au Caire beaucoup moins - mais on les sait, on les sent là, aussi.

Le Caire, 26 janvier 2011

Enfin, si Internet permet la mondialisation des images, l'humour se mondialise aussi. À preuve ce commentaire :
下一个会是中国吗?
Will the next one be China?

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samedi 14 août 2010

la honte torride de cet été "français"

Que dire de cet été 2010, pour les Français avec ou sans "origine étrangère" ? D'abord qu'ils n'y sont pas pour grand chose ! qu'il n'y a pas grand mérite ni intérêt... Mais surtout qu'ils reçoivent les discours de ce gouvernement comme autant d'insultes : aux yeux du monde, notre "Président", nos ministres, semblent porter notre voix et notre pensée !

Plus important qu'étaler des états d'âme personnels, comment répondre ? En plein mois d'août, lorsque la plupart des medias ne sont que des porte-voix officiels, quand les éditorialistes, journalistes de renom, commentateurs écoutés, sont dans leurs quartiers d'été, peu de grandes voix arrivent à se faire entendre. (Voilà d'ailleurs pourquoi nos dirigeants se font remplacer par leurs caricatures, porte-paroles chargés d'en rajouter quelques louches pour les semaines qui viennent, jusqu'à la rentrée).

Puisque les réponses sont difficiles, puisque le terrain du débat est glauque, ce sont les citoyen-ne-s qui réagissent : la lecture des forums de la presse en ligne est particulièrement édifiante, libérant le racisme et la xénophobie de certains, tandis que d'autres rappellent les valeurs de la République. Au total, cela fait du monde, heureusement !

Pour dépasser le cadre individuel, une alternative simple :
- rire avec les jeunes imaginatifs : les "djeunes" ne s'engagent pas ? eh si ! et leur arme est pacifique, mais pleine de sens. Par exemple :



- participer à une réaction collective, tel le soutien à l'appel d'Olivier Duhamel sur MediaPart :
Nous sommes tous Français
En moins de 10 jours, nous sommes plus de 26 000 à l'avoir signé, sans aucune publicité dans la presse, ni de partis politiques.
"Encore une pétition ?" c'est un moyen simple, grâce à Internet, de se faire entendre, vite, tout simplement, dans des situations insupportables. Et la réaction individuelle devient collective. Mieux qu'un sondage bidon...
Et l'écho peut en arriver à la face du monde, qui s'indigne de l'image que donne le pays des Droits de l'Homme. N'en déplaise à ceux qui reprochent à l'ONU de s'en mêler, ils sont minoritaires : on aura beau faire, il y aura toujours plus d'étrangers que de Français, en particulier à l'ONU !

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vendredi 22 janvier 2010

service public, privés servis

Pour mettre fin au tournis infernal qui a révélé les faiblesses politiques d'un gouvernement et de sa majorité, le renoncement plus ou moins spontané d'un PDG rend un fier service à son copain hyperprésident.
Fanchon n'ayant pas la prétention d'en savoir plus que les commentateurs avisés de la vie politique, en revient simplement aux comparaisons basiques que peuvent faire les citoyens-contribuables.

Bien avant ce débat autour d'un homme qui a semble-t-il bien réussi dans la vie, depuis sa naissance comme fils d'immigré jusqu'à certain dîner du Fouquet's en 2007, le Journal du net avait établi un dossier comparatif, basé sur les salaires et divers avantages des patrons d'entreprises en France en 2008 - avant la crise.

On y voit que le souci de rémunérer le nouveau président Proglio à hauteur de ses éminentes compétences, et surtout sans l'humilier parmi ses pairs, a dû négliger un petit détail. Son prédécesseur à EDF se contentait de beaucoup moins. Le "niveau" équivalent, qu'on tente de donner au PDG d'EDF, est celui de patrons de groupes privés : Bouygues, Suez, Vivendi, Vinci.


Et il est si facile d'oublier ce détail, alors que ce paysage de sigles est devenu un immense sac d'embrouille, jouant de nos mémoires. Quand H. Proglio arrive au sommet à Veolia, il a fait toute sa carrière dans la même entreprise de service public, sous le nom de la Compagnie générale des eaux.

De même que la CGE il y a eu d'autres escamotages dans l'eau, à la suite de son concurrent la Lyonnaise (SLEE). Mais aussi de l'eau dans le gaz, avec GDF ; et un risque de court-circuit depuis que Proglio a un pied dans l'eau de Suez et l'autre à l'EDF... Sans même évoquer France Télécom, les autoroutes, les transports en général - où la SNCF doit verser un loyer pour utiliser les rails de TDF...
Il suffit de jeter un coup d'œil à certains sites dont les liens disent assez que l'amnésie est recommandée...

Ce qui nous intéresse le plus au-delà de cette valse des millions de PDG, c'est tout de même la facture qu'on nous présente : privatiser les entreprises des énergies - vitales pour notre quotidien - c'est forcément créer une marge à régler en plus. Celle du profit, légitime dans toute entreprise privée, pour rémunérer aussi les actionnaires.
D'où l'importance des projets politiques ; faut-il des actionnaires pour donner le minimum vital aux citoyens : eau, gaz, électricité, communication ?

À l'image de ce qu'entraîne depuis 2007 la RGPP : plus aucun citoyen ne pourra bientôt plus reconnaître les structures de l'État. Et "nul n'est censé ignorer la loi", disait-on...

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