Voilà à peine plus de soixante-dix ans que la France connait le suffrage universel - C'est bien le seul combat politique majeur qui n'a pas fait couler le sang - Maintenant il faut élire des femmes... aussi - Racontons l'Histoire de l'égalité, en gardant bien ouvert l'œil de la parité.
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mercredi 7 janvier 2015
lundi 7 avril 2014
victimes et chantages politiques
Changement de gouvernement sous la pression générale, satisfaction des Français qui espèrent un vrai changement à cette occasion : le Président Hollande serait sur le bon chemin ? que non ! des clameurs s'élèvent chez ceux qu'on devrait considérer comme gagnants. Les écolos, qui soudain ne veulent pas contribuer à une politique écologique qu'ils demandent ; des députés socialistes qui devraient se rassurer que leur majorité soit moins menacée. Il paraît que cette double réaction n'a pour objectif que l'espoir de la prochaine élection - comprenne l'électeur-électrice qui pourra !
En attendant le "vote de confiance" à l'Assemblée nationale demain, le nouveau Premier ministre, spécialiste de la fermeté affichée, est obligé de négocier, sous la menace d'une épée de Damoclès et de ses "amis" socialistes de gauche. Plus à gauche qu'un autre socialiste, tu meurs : c'est la mode, sans qu'on sache ce que signifie vraiment cette concurrence d'étiquette. Et ce que va dire Manuel Valls, nul ne sait encore si ce n'est pas de gauche...
Tout de même fanchon la parité, qui ne se targuerait pas d'être une politologue avertie, se réveille ce matin avec une petite idée. À lire les noms de ces vertueux parlementaires, le souvenir lui revient d'épisodes antérieurs, où certains ont déjà fait rouler leurs petits biceps de gauche. Y aurait-il une suite logique ?
Il y a seulement 13 ans, en 2001, le journaliste Renaud Dély moquait un groupe de "jeunes" ambitieux, qui s'en prenaient à la "philosophie de la parité" comme cause de leurs maux : ils allaient perdre la moitié des sièges auxquels leurs carrières auraient pu prétendre, mais qu'ils devraient laissser à des femmes. Comment à 26 ans, peut-on vivre un tel deuil annoncé ? Les 4 pauvres signataires de ce texte (égaré depuis, et seulement évoqué dans l'article de Libé) ont tout de même survécu, et pas dans les soutes du PS.
On les retrouve un peu plus tard, victimes à nouveau déclarées de la grande défaite des municipales, battus dans leurs mairies : ah ! ils avaient donc pu être choisis comme candidats, puis élus dans l'intervalle ?
Mais ils ont senti le boulet du canon, et comme député - ah ! il avait donc pu être choisi comme candidat, puis élu député ? (comme moins de 29% de ses collègues femmes à l'Assemblée nationale) - Laurent Baumel rappelle maintenant au pouvoir exécutif que les parlementaires veulent être réélus la prochaine fois...
Coïncidence : il était le signataire principal de l'appel de 2001 - quand le Conseil national désignait les candidats aux sénatoriales ; mais avait mis de l'eau dans son vin de gauche quand des sénatrices sortantes avaient répété en chorale une Marseillaise moqueuse ("nous entrerons dans la carrière quand..."). Puis pauvre "gueule cassée" des municipales... (évocation indécente du passé de notre pays il y a cent ans)
Encore une coïncidence, anecdotique : 155 c'est à la fois le nombre de députéEs élues en 2012, et le nombre de villes perdues par le PS en 2014. Passons...
Une différence entre eux saute aux yeux : la nouvelle ministre de l'Écologie a payé cher une défaite bien organisée dans son parti. Mais elle est présente pour aider son gouvernement, son parti en difficulté - qu'elle a toujours soutenu au fil des années.
On ne peut en dire autant de ceux qui profitent des difficultés de la gauche pour renforcer leurs carrières sinueuses, voire au prix du chantage. C'est ça, être un mec de pouvoir : quel talent ! jusqu'où monteront-ils ?
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En attendant le "vote de confiance" à l'Assemblée nationale demain, le nouveau Premier ministre, spécialiste de la fermeté affichée, est obligé de négocier, sous la menace d'une épée de Damoclès et de ses "amis" socialistes de gauche. Plus à gauche qu'un autre socialiste, tu meurs : c'est la mode, sans qu'on sache ce que signifie vraiment cette concurrence d'étiquette. Et ce que va dire Manuel Valls, nul ne sait encore si ce n'est pas de gauche...
Tout de même fanchon la parité, qui ne se targuerait pas d'être une politologue avertie, se réveille ce matin avec une petite idée. À lire les noms de ces vertueux parlementaires, le souvenir lui revient d'épisodes antérieurs, où certains ont déjà fait rouler leurs petits biceps de gauche. Y aurait-il une suite logique ?
Il y a seulement 13 ans, en 2001, le journaliste Renaud Dély moquait un groupe de "jeunes" ambitieux, qui s'en prenaient à la "philosophie de la parité" comme cause de leurs maux : ils allaient perdre la moitié des sièges auxquels leurs carrières auraient pu prétendre, mais qu'ils devraient laissser à des femmes. Comment à 26 ans, peut-on vivre un tel deuil annoncé ? Les 4 pauvres signataires de ce texte (égaré depuis, et seulement évoqué dans l'article de Libé) ont tout de même survécu, et pas dans les soutes du PS.
On les retrouve un peu plus tard, victimes à nouveau déclarées de la grande défaite des municipales, battus dans leurs mairies : ah ! ils avaient donc pu être choisis comme candidats, puis élus dans l'intervalle ?
Mais ils ont senti le boulet du canon, et comme député - ah ! il avait donc pu être choisi comme candidat, puis élu député ? (comme moins de 29% de ses collègues femmes à l'Assemblée nationale) - Laurent Baumel rappelle maintenant au pouvoir exécutif que les parlementaires veulent être réélus la prochaine fois...
Coïncidence : il était le signataire principal de l'appel de 2001 - quand le Conseil national désignait les candidats aux sénatoriales ; mais avait mis de l'eau dans son vin de gauche quand des sénatrices sortantes avaient répété en chorale une Marseillaise moqueuse ("nous entrerons dans la carrière quand..."). Puis pauvre "gueule cassée" des municipales... (évocation indécente du passé de notre pays il y a cent ans)
Encore une coïncidence, anecdotique : 155 c'est à la fois le nombre de députéEs élues en 2012, et le nombre de villes perdues par le PS en 2014. Passons...
Ce qui est moins anecdotique, c'est l'arrivée dans ce gouvernement d'une personnalité qu'on appelle médiatique : mais Ségolène Royal est surtout une femme politique, sur laquelle le gouvernement compte. Et dans le domaine que les écolos d'EELV n'ont justement pas voulu.
Le rapport avec Laurent Baumel ? il suffit de lire sa biographie, confirmée même par la référence Wikipedia. Clairement, ses engagements successifs dans le PS, mais souvent à la limite ou dehors, ne sont pas d'un féminisme échevelé ; et 2008 souligne bien son opposition à Ségolène Royal.Une différence entre eux saute aux yeux : la nouvelle ministre de l'Écologie a payé cher une défaite bien organisée dans son parti. Mais elle est présente pour aider son gouvernement, son parti en difficulté - qu'elle a toujours soutenu au fil des années.
On ne peut en dire autant de ceux qui profitent des difficultés de la gauche pour renforcer leurs carrières sinueuses, voire au prix du chantage. C'est ça, être un mec de pouvoir : quel talent ! jusqu'où monteront-ils ?
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lundi 22 avril 2013
petits rappels républicains
Encore une différence de traitement envers les femmes politiques. Ce matin un chroniqueur d'Europe 1 s'étonnait de la représentation de la France aux obsèques de Margaret Thatcher la semaine dernière. Outre que les positions politiques de la France sont loin de ce que symbolise l'ancienne Première ministre britannique, contestée déjà par une grande partie des citoyens du Royaume-Uni, on reproche à F. Hollande de n'avoir pas envoyé un ministre en exercice ou une personnalité de rang suffisant.
C'est le député Christian Jacob qui a dénoncé le premier la présence à Londres d'une simple parlementaire. (Drôle de qualificatif pour ce qu'il est lui-même !...)
Pensez-donc, c'était une femme (mais ça personne n'a quand même osé le dire ; et puis c'était les obsèques d'une femme). Une femme de gauche. Quelle femme ?
Élisabeth Guigou n'est "que" ancienne ministre, ex- première femme Garde des sceaux. À droite d'habitude, on se garde pourtant bien d'oublier un tel titre, selon l'adage "ministre un jour, ministre toujours" . Et comme députée, pas si simple que ça, elle est tout de même Présidente de la Commission des Affaires étrangères - bien sûr c'est banal depuis que des femmes ont enfin accédé à cette fonction... C'est sûrement dur à digérer pour un simple Jacob.
Enfin et surtout, É. Guigou était bien choisie : elle connaît l'Histoire ; toute jeune il y a 30 ans, conseillère à l'Élysée, elle était au côté de François Mitterrand et a bien connu Thatcher. Ce qui nous vaut ce délicieux récit, que peu d'hommes auraient pu faire :
Un député de droite a choisi cette cible à gauche car il a fort à faire chez lui à droite, avec des femmes même pas parlementaires, et surtout pas simples... Mesdames Barjot et Boutin à défaut d'être députées, et fort peu représentatives de la majorité, en appellent au Peuple de France, et entraînent les élus UMP, UDI, bleu Marine - tout mélangé à droite jusqu'à l'extrême.
Une autre femme, que certains traiteraient bien en victime (mais ce n'est pas son genre), est en première ligne malgré elle : Caroline Fourest est journaliste et essayiste. Sa spécialité est de travailler sur l'extrême-droite, ce qui est bien d'actualité. Désormais, sur le terrain elle est la cible des voyous. Mais toujours pour son métier, elle est consultée et participante de débats dans les médias. Sur cette ligne de crête qu'est aussi un engagement, elle garde la même rigueur professionnelle qui lui permet de rappeler les règles du jeu. Courage toujours, Caroline !
Plus grave, le même journaliste ose poser la question "vos députés ont-ils la légitimité (...) quand la rue gronde ainsi ?".
Lui-même sait bien qu'un député, élu il y a dix mois, a la légitimité. Il induit donc que l'auditeur-citoyen peut douter de cette légitimité ; son rôle est pourtant d'informer qu'un Élu de la Nation est légitime. Et que ce n'est pas la rue qui impose sa volonté en démocratie.
Dans ce domaine de l'information, Manuel Valls est bien fondé à s'indigner d'expressions que les journalistes ont rapportées sans les contester, ni les replacer dans un contexte historique : des manifestants avaient dénoncé la police qui avait "gazé des enfants", une ex-ministre opportunément allongée au sol s'était dite "gazée" ! Les souvenirs de l'Histoire du XXe siècle rendent indécente une telle évocation, rapportée à un atomiseur lacrymogène !
Et voilà comment le déni arrive au point qu'un Député (Guaino, ancien chantre de la République et discoureur de Président) appelle franchement à la sédition : "Je souhaite que les Français descendent dans la rue jusqu'à ce que ce que le président cède. Le message est très simple "Monsieur le président de la République, changez de politique, changez d'attitude (...), ou bien partez avant qu'il ne soit trop tard".
C'est ce que Valls nomme justement un "factieux".
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C'est le député Christian Jacob qui a dénoncé le premier la présence à Londres d'une simple parlementaire. (Drôle de qualificatif pour ce qu'il est lui-même !...)
Pensez-donc, c'était une femme (mais ça personne n'a quand même osé le dire ; et puis c'était les obsèques d'une femme). Une femme de gauche. Quelle femme ?
Élisabeth Guigou n'est "que" ancienne ministre, ex- première femme Garde des sceaux. À droite d'habitude, on se garde pourtant bien d'oublier un tel titre, selon l'adage "ministre un jour, ministre toujours" . Et comme députée, pas si simple que ça, elle est tout de même Présidente de la Commission des Affaires étrangères - bien sûr c'est banal depuis que des femmes ont enfin accédé à cette fonction... C'est sûrement dur à digérer pour un simple Jacob.
Enfin et surtout, É. Guigou était bien choisie : elle connaît l'Histoire ; toute jeune il y a 30 ans, conseillère à l'Élysée, elle était au côté de François Mitterrand et a bien connu Thatcher. Ce qui nous vaut ce délicieux récit, que peu d'hommes auraient pu faire :
Un député de droite a choisi cette cible à gauche car il a fort à faire chez lui à droite, avec des femmes même pas parlementaires, et surtout pas simples... Mesdames Barjot et Boutin à défaut d'être députées, et fort peu représentatives de la majorité, en appellent au Peuple de France, et entraînent les élus UMP, UDI, bleu Marine - tout mélangé à droite jusqu'à l'extrême.
![]() |
| une "égérie" n'est pas une femme politique |
![]() |
| Caroline Fourest face à Guaino |
Mais comment demander le respect de la Loi, des institutions, des responsables élus du Peuple, lorsque l'intermédiaire citoyen qu'est le journaliste se comporte sans aucun respect ?
Depuis 1981 déjà, le comportement des élus majoritaires de gauche allait naturellement vers plus de simplicité : on a commencé d'interviewer "Pierre Mauroy" plutôt que "Monsieur le Premier ministre" sans qu'il s'en offusque (peut-être même l'avait-il demandé ?). Quand Elkabbach s'adresse à "Manuel Valls" et ne lui donne du "Monsieur le ministre de l'Intérieur" que sur un ton ironique ou narquois, lorsqu'il parle plus fort que son interlocuteur pour empêcher d'entendre la réponse, il sape lui-même délibérément l'autorité de l'État à laquelle il prétend faire appel. À quoi s'ajoutent avec condescendance ses "oui, oui" et "d'accord...". Il oublie que les citoyens risquent de prendre son comportement comme un exemple à suivre.Plus grave, le même journaliste ose poser la question "vos députés ont-ils la légitimité (...) quand la rue gronde ainsi ?".
Lui-même sait bien qu'un député, élu il y a dix mois, a la légitimité. Il induit donc que l'auditeur-citoyen peut douter de cette légitimité ; son rôle est pourtant d'informer qu'un Élu de la Nation est légitime. Et que ce n'est pas la rue qui impose sa volonté en démocratie.
Dans ce domaine de l'information, Manuel Valls est bien fondé à s'indigner d'expressions que les journalistes ont rapportées sans les contester, ni les replacer dans un contexte historique : des manifestants avaient dénoncé la police qui avait "gazé des enfants", une ex-ministre opportunément allongée au sol s'était dite "gazée" ! Les souvenirs de l'Histoire du XXe siècle rendent indécente une telle évocation, rapportée à un atomiseur lacrymogène !
Et voilà comment le déni arrive au point qu'un Député (Guaino, ancien chantre de la République et discoureur de Président) appelle franchement à la sédition : "Je souhaite que les Français descendent dans la rue jusqu'à ce que ce que le président cède. Le message est très simple "Monsieur le président de la République, changez de politique, changez d'attitude (...), ou bien partez avant qu'il ne soit trop tard".
C'est ce que Valls nomme justement un "factieux".
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lundi 21 janvier 2013
Sido : "c'est qui cette nana ?"
Morceaux d'anthologie au Sénat, qui nous ramènent aux grands moments du combat pour la parité pendant le mandat Jospin, entre 1998 et 2000.
"S'il vous plaît mes chers collègues, ne faisons pas d'obsession sexuelle collective. Est-ce que la parité doit se mesurer au 50/50 ?" (magnifique ! M. Christophe Béchu, sénateur UMP, a tout compris...)
"mais que l'on se batte pour que dans une assemblée départementale, il y ait forcément autant d'hommes que de femmes, c'est au mieux du gadget, pour ne pas dire davantage" (Hervé Mauray, sénateur centriste).
"cette discrimination positive, (...) on aurait pu (sinon ne pas la faire) au moins la maintenir pour un scrutin, et six ans après, on revient à une situation plus normale" (déjà B.Sido. Voilà une expression qui n'a pas été relevée par les médias, pourtant la plus symbolique : une situation normale, c'est actuellement 13,9 % de conseillères générales. 5,0 % de présidentes de conseils généraux.
Mais il y a maintenant des sénatrices, plus nombreuses, féministes militantes et qui en savent long sur l'histoire de la parité, sur le passé des sénateurs de droite, éternellement respectueux des femmes, tant qu'elles ne sont pas élues... Et Laurence Rossignol, qui a été au PS Secrétaire nationale aux Droits des femmes, ne s'en laisse pas conter, ne se laisse pas réduire au "ooooh" indigné qui avait couru parmi les élu-e-s :
"Monsieur Sido... vous avez gagné peut-être ce matin la palme du misogyne beauf de cette assemblée... Voilà, et on se reverra."
Jouant délibérément les Mme Sans-Gêne, la sénatrice socialiste a choisi de relever tout haut ce qu'elle entendait : "des fois que ce ne serait pas inscrit au J.O", "Il y en a un qui m'a dit calmez-vous ; c'est lequel celui-là ?" "Votre nom, s'il vous plaît ?"
Pourquoi il faut rapporter ces citations ? Car elles sont les plus parlantes, et dans la liberté de parole qui est la règle au Parlement, ces petites phrases viennent du fond de l'inconscient : elles expliquent les grandes difficultés que rencontrent les femmes en politique.
Et elles reviennent régulièrement. Si l'on en revient à 1999, on pourra noter que le Sénat s'est un peu renouvelé depuis ; mais M. Éric Doligé, alors député RPR, n'avait pas jugé bon (ou sage ?) de voter la parité au Congrès de juin à Versailles (non plus que Mme Alliot-Marie ou MM. Borloo, Fillon, V.Giscard d'Estaing). Et c'est lui qui met aujourd'hui en garde contre les difficultés prévisibles : "Faciliter la mixité, ce n'est pas passer de 13% à 100% d'un coup ! Ce sera très difficile à faire". Sauf que 50 % suffirait : les femmes ne cherchent pas à prendre toutes les places, comme l'ont fait les hommes jusque-là...
Le gouvernement présente un projet de loi électorale qui permette la parité femmes/hommes.
Après huit heures de débat au Sénat, où Laurence Rossignol rappelait seulement qu'"on va parler Loi, on va parler Constitution", le résultat est là : le projet est rejeté. Tant pis pour la parité, alors que les écologistes et les communistes la soutenaient unanimement jusqu'en 2000.
(on en reparlera à l'Assemblée, et il sera intéressant d'entendre les députés à leur tour.)
Pour être juste, il faut mentionner que le débat s'est prolongé à droite, entre la députée féministe convaincue Marie-Jo Zimmermann et sa collègue Isabelle Debré, élue au Sénat grâce aux lois de parité, mais qui n'a pas tout bien compris...
Le scrutin bi-nominal, variante du scrutin majoritaire uni-nominal, était demandé depuis longtemps par des associations, comme seule solution alternative pour les Conseils généraux ; on n'ose même pas mentionner les assemblées parlementaires...
À suivre, décidément...
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"S'il vous plaît mes chers collègues, ne faisons pas d'obsession sexuelle collective. Est-ce que la parité doit se mesurer au 50/50 ?" (magnifique ! M. Christophe Béchu, sénateur UMP, a tout compris...)
"mais que l'on se batte pour que dans une assemblée départementale, il y ait forcément autant d'hommes que de femmes, c'est au mieux du gadget, pour ne pas dire davantage" (Hervé Mauray, sénateur centriste).
"cette discrimination positive, (...) on aurait pu (sinon ne pas la faire) au moins la maintenir pour un scrutin, et six ans après, on revient à une situation plus normale" (déjà B.Sido. Voilà une expression qui n'a pas été relevée par les médias, pourtant la plus symbolique : une situation normale, c'est actuellement 13,9 % de conseillères générales. 5,0 % de présidentes de conseils généraux.
Mais il y a maintenant des sénatrices, plus nombreuses, féministes militantes et qui en savent long sur l'histoire de la parité, sur le passé des sénateurs de droite, éternellement respectueux des femmes, tant qu'elles ne sont pas élues... Et Laurence Rossignol, qui a été au PS Secrétaire nationale aux Droits des femmes, ne s'en laisse pas conter, ne se laisse pas réduire au "ooooh" indigné qui avait couru parmi les élu-e-s :
"Monsieur Sido... vous avez gagné peut-être ce matin la palme du misogyne beauf de cette assemblée... Voilà, et on se reverra."
Jouant délibérément les Mme Sans-Gêne, la sénatrice socialiste a choisi de relever tout haut ce qu'elle entendait : "des fois que ce ne serait pas inscrit au J.O", "Il y en a un qui m'a dit calmez-vous ; c'est lequel celui-là ?" "Votre nom, s'il vous plaît ?"
Pourquoi il faut rapporter ces citations ? Car elles sont les plus parlantes, et dans la liberté de parole qui est la règle au Parlement, ces petites phrases viennent du fond de l'inconscient : elles expliquent les grandes difficultés que rencontrent les femmes en politique.
Et elles reviennent régulièrement. Si l'on en revient à 1999, on pourra noter que le Sénat s'est un peu renouvelé depuis ; mais M. Éric Doligé, alors député RPR, n'avait pas jugé bon (ou sage ?) de voter la parité au Congrès de juin à Versailles (non plus que Mme Alliot-Marie ou MM. Borloo, Fillon, V.Giscard d'Estaing). Et c'est lui qui met aujourd'hui en garde contre les difficultés prévisibles : "Faciliter la mixité, ce n'est pas passer de 13% à 100% d'un coup ! Ce sera très difficile à faire". Sauf que 50 % suffirait : les femmes ne cherchent pas à prendre toutes les places, comme l'ont fait les hommes jusque-là...
Le gouvernement présente un projet de loi électorale qui permette la parité femmes/hommes.
Après huit heures de débat au Sénat, où Laurence Rossignol rappelait seulement qu'"on va parler Loi, on va parler Constitution", le résultat est là : le projet est rejeté. Tant pis pour la parité, alors que les écologistes et les communistes la soutenaient unanimement jusqu'en 2000.
(on en reparlera à l'Assemblée, et il sera intéressant d'entendre les députés à leur tour.)
Pour être juste, il faut mentionner que le débat s'est prolongé à droite, entre la députée féministe convaincue Marie-Jo Zimmermann et sa collègue Isabelle Debré, élue au Sénat grâce aux lois de parité, mais qui n'a pas tout bien compris...
Le scrutin bi-nominal, variante du scrutin majoritaire uni-nominal, était demandé depuis longtemps par des associations, comme seule solution alternative pour les Conseils généraux ; on n'ose même pas mentionner les assemblées parlementaires...
À suivre, décidément...
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bravo,
démocratie ?,
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lundi 11 juin 2012
parité politique, petites lettres, petits mecs
À quoi tient la parité en France : à la considération portée aux femmes, en particulier en politique. Elles ne sont décidément pas les bienvenues dans ce monde impitoyable.
Qu'elles se forment d'abord dans les municipalités, disait Juppé le 11 mars 1997 - ce qui ne lui avait tout de même pas réussi.
À gauche on a préféré faire des lois, puisque les mentalités des partis sont toujours à la traîne des citoyens. Et au PS : des textes, des statuts, des principes. Par exemple : lorsqu'un député sortant ne se représente pas, la candidature revient à une femme (bonne façon de réduire (très) progressivement, sans brutalité, la proportion d'hommes élus).
Exemple d'application de ce principe : le député-maire de La Rochelle, Maxime Bono, décide de ne pas se représenter. On doit donc réserver les candidatures à des femmes ; Ségolène Royal se présente, soutenue par le député sortant. SeulEs d'autres candidatEs peuvent se présenter aussi.
Qui fait appliquer les règles du PS dans une fédération du parti ? le Premier secrétaire fédéral - dans la mesure où la direction nationale arbitre au final, s'agissant d'une élection nationale (article 9.1.1).
Ces règles, tous les premiers fédéraux socialistes de France les connaissent et les appliquent. Sauf celui de Charente-Maritime, M. Falorni, qui trouve là une occasion de devenir un héros largement local, héraut de la démocratie contre le "stalinisme" !
Face à la présidente de sa Région (car le "parachutage" est assez limité), face à la première femme socialiste à avoir atteint le 2nd tour de la présidentielle, un petit apparatchik proclame devant les télés que son ancrage local prévaut pour siéger à l'Assemblée nationale. Le dissident prétendument de gauche renie tout principe de désistement républicain (qu'il a sans doute demandé à ses partenaires dans des élections locales précédentes), au lieu de se retirer derrière sa concurrente mieux placée ; il attend la victoire que pourraient malicieusement lui offrir les voix de droite.
Les femmes savent bien que dans tout réglement les articles les plus importants sont écrits en tout petits caractères ! Elles savent aussi que les petits caractères sont l'apanage des petits mecs.
Voilà aussi l'héritage de hiérarques socialistes engagé-e-s depuis des années dans le TSSR (Tout sauf Ségolène Royal). Ils ont encouragé les petits mecs ; les voilà maintenant obligés de supplier celui qui les nargue.
Ce que l'on fait à Ségolène Royal - et que ne lui a-t-on déjà fait ? -, on le fait à toutes les femmes, au quotidien.
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Qu'elles se forment d'abord dans les municipalités, disait Juppé le 11 mars 1997 - ce qui ne lui avait tout de même pas réussi.
À gauche on a préféré faire des lois, puisque les mentalités des partis sont toujours à la traîne des citoyens. Et au PS : des textes, des statuts, des principes. Par exemple : lorsqu'un député sortant ne se représente pas, la candidature revient à une femme (bonne façon de réduire (très) progressivement, sans brutalité, la proportion d'hommes élus).
Exemple d'application de ce principe : le député-maire de La Rochelle, Maxime Bono, décide de ne pas se représenter. On doit donc réserver les candidatures à des femmes ; Ségolène Royal se présente, soutenue par le député sortant. SeulEs d'autres candidatEs peuvent se présenter aussi.
Qui fait appliquer les règles du PS dans une fédération du parti ? le Premier secrétaire fédéral - dans la mesure où la direction nationale arbitre au final, s'agissant d'une élection nationale (article 9.1.1).
Ces règles, tous les premiers fédéraux socialistes de France les connaissent et les appliquent. Sauf celui de Charente-Maritime, M. Falorni, qui trouve là une occasion de devenir un héros largement local, héraut de la démocratie contre le "stalinisme" !
Face à la présidente de sa Région (car le "parachutage" est assez limité), face à la première femme socialiste à avoir atteint le 2nd tour de la présidentielle, un petit apparatchik proclame devant les télés que son ancrage local prévaut pour siéger à l'Assemblée nationale. Le dissident prétendument de gauche renie tout principe de désistement républicain (qu'il a sans doute demandé à ses partenaires dans des élections locales précédentes), au lieu de se retirer derrière sa concurrente mieux placée ; il attend la victoire que pourraient malicieusement lui offrir les voix de droite.
Les femmes savent bien que dans tout réglement les articles les plus importants sont écrits en tout petits caractères ! Elles savent aussi que les petits caractères sont l'apanage des petits mecs.
Voilà aussi l'héritage de hiérarques socialistes engagé-e-s depuis des années dans le TSSR (Tout sauf Ségolène Royal). Ils ont encouragé les petits mecs ; les voilà maintenant obligés de supplier celui qui les nargue.
Ce que l'on fait à Ségolène Royal - et que ne lui a-t-on déjà fait ? -, on le fait à toutes les femmes, au quotidien.
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jeudi 18 août 2011
trash de vies
On se réveille poisseux chaque matin : le radio-réveil débite des "informations" qu'on a honte d'entendre.
Alors qu'une crise financière empoisonne la politique au point de faire disparaître toute intelligence, toute vision, toute volonté d'avenir ; alors que la sécheresse d'une partie du continent africain fait mourir de faim ses tout-petits, qui devraient être son avenir...
...eh bien non, le robinet médiatique débite des insanités.
Voilà des semaines et des mois que la page des faits divers s'est invitée à la une.
Bien sûr des familles sont tristes quand "un homme s'est noyé en Corse, en tombant de son bateau", "une femme a disparu", "un petit garçon s'est noyé dans la piscine de ses parents", des jeunes sont morts dans leur voiture écrasée contre un arbre". Mais qu'y pouvons-nous ? cela pose-t-il à chaque fois un problème de société auquel nous devons réfléchir ?
Oui, parfois : l'alcoolisation folle des jeunes, le téléphone au volant, et les conséquences sur la conduite automobile, voilà deux problèmes graves auxquels il faut s'attaquer. Comment ? certainement pas en votant des lois qui feront plaisir au lobby de l'alcool, au lobby des maniaques du volant. Demander plutôt son avis à la Ligue contre la violence routière.
Le danger des piscines posées dans les jardins est connu et c'est de la prévention qu'il faut faire, pas de la lamentation publique quand il est trop tard. Soutenons plutôt les associations de consommateurs !
Nous sommes tous et toutes catastrophé-e-s d'apprendre une nouvelle disparition de jeune femme, enlevée, violentée, tuée. Mais c'est bien - depuis quelques années - le seul intérêt porté aux femmes dans la société : victimes de violences, et à la rigueur "leur place" (comme si on parlait de "la place des hommes dans la société" !?).
La misogynie, le machisme en sont-ils diminués ?
Et si cette compassion commerciale, ce flot de détails sordides, n'étaient pas au contraire des provocations à l'adresse des esprits malades ? Avec l'affaire new-yorkaise récurrente, les robinets d'infos ont enrichi leur flot, additionné de sperme, d'analyses ADN, de détails gynécologiques.
Le moindre "journaliste" qui prétend donner une information avec un compte-rendu médical publié par un "avocat" acharné, supporterait-il que sa femme, sa fille, sa sœur soient le sujet d'un tel déballage ? Où est le respect de la victime, qu'elle travaille dans un hôtel ou fasse du jogging dans la nature ? (volontairement, aucun lien ici)
Si ces descriptions, ces précisions ignobles deviennent notre pâture médiatique quotidienne, n'est-ce pas une forme d'excuse cynique donnée au prochain cinglé qui voudra se taper une femme ? puisque c'est devenu banal, il n'y verra peut-être pas de mal...
On atteint le maximum du pire, quand on découvre que parmi les participants aux recherches d'une femme disparue, il y avait son bourreau ou un criminel : tellement éploré, il avait su tromper son monde, et devait se délecter de regarder les images où il figurait. Il y a déjà deux exemples récents. Effet miroir du crime, grâce aux prétendues infos à répétition.
Le pouvoir politique regagnerait un peu de dignité s'il tenait ses promesses de respecter les femmes en leur laissant un peu de place pour décider - au lieu de réduire la parité au gouvernement et dans les élections ; s'il appliquait sa "volonté" d'égalité dans les salaires - et l'étendait aux retraites...
Les médias donnent l'impression de mépriser l'opinion publique, en réduisant leur devoir de vacances à une permanence d'été qu'il faut remplir à tout prix, à vil prix. La longue plage d'été prendra fin avec le retour des vedettes de l'information, éditorialistes, journalistes connus : leur tâche annuelle est-elle si écrasante qu'ils aient besoin de huit à neuf semaines de congé en été ? Ils ne suivent même pas le calendrier parlementaire quand il y a une session extraordinaire, le calendrier des partis politiques. Les rédactions sont tout de même assez nombreuses pour qu'un roulement soit assuré.
La hiérarchisation des informations laisse en général à désirer, quand le moindre coup de pied d'un footeux passe avant un événement culturel ou politique, et avant toute réflexion. En été la situation sombre dans l'avachissement général.
Et comme pour faire déborder le vase, la dernière goutte nous est venue hier de l'acteur top 16e au classement du JdD. Pas besoin de savoir la vérité vraie de l'anecdote en plein ciel : son urgence était comparable à celle de l'info, qu'une voyageuse a cru bon de transmettre aussitôt à une radio !
Les chaînes TNT donnent aussi une adresse pour les envois d'images d'amateurs-reporters : porte ouverte à toutes les dérives (mais heureusement nous avons échappé à une photo de Gégé).
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Alors qu'une crise financière empoisonne la politique au point de faire disparaître toute intelligence, toute vision, toute volonté d'avenir ; alors que la sécheresse d'une partie du continent africain fait mourir de faim ses tout-petits, qui devraient être son avenir...
...eh bien non, le robinet médiatique débite des insanités.
Voilà des semaines et des mois que la page des faits divers s'est invitée à la une.
Bien sûr des familles sont tristes quand "un homme s'est noyé en Corse, en tombant de son bateau", "une femme a disparu", "un petit garçon s'est noyé dans la piscine de ses parents", des jeunes sont morts dans leur voiture écrasée contre un arbre". Mais qu'y pouvons-nous ? cela pose-t-il à chaque fois un problème de société auquel nous devons réfléchir ?
Oui, parfois : l'alcoolisation folle des jeunes, le téléphone au volant, et les conséquences sur la conduite automobile, voilà deux problèmes graves auxquels il faut s'attaquer. Comment ? certainement pas en votant des lois qui feront plaisir au lobby de l'alcool, au lobby des maniaques du volant. Demander plutôt son avis à la Ligue contre la violence routière.
Le danger des piscines posées dans les jardins est connu et c'est de la prévention qu'il faut faire, pas de la lamentation publique quand il est trop tard. Soutenons plutôt les associations de consommateurs !
Nous sommes tous et toutes catastrophé-e-s d'apprendre une nouvelle disparition de jeune femme, enlevée, violentée, tuée. Mais c'est bien - depuis quelques années - le seul intérêt porté aux femmes dans la société : victimes de violences, et à la rigueur "leur place" (comme si on parlait de "la place des hommes dans la société" !?).
La misogynie, le machisme en sont-ils diminués ?
Et si cette compassion commerciale, ce flot de détails sordides, n'étaient pas au contraire des provocations à l'adresse des esprits malades ? Avec l'affaire new-yorkaise récurrente, les robinets d'infos ont enrichi leur flot, additionné de sperme, d'analyses ADN, de détails gynécologiques.
Le moindre "journaliste" qui prétend donner une information avec un compte-rendu médical publié par un "avocat" acharné, supporterait-il que sa femme, sa fille, sa sœur soient le sujet d'un tel déballage ? Où est le respect de la victime, qu'elle travaille dans un hôtel ou fasse du jogging dans la nature ? (volontairement, aucun lien ici)
Si ces descriptions, ces précisions ignobles deviennent notre pâture médiatique quotidienne, n'est-ce pas une forme d'excuse cynique donnée au prochain cinglé qui voudra se taper une femme ? puisque c'est devenu banal, il n'y verra peut-être pas de mal...
On atteint le maximum du pire, quand on découvre que parmi les participants aux recherches d'une femme disparue, il y avait son bourreau ou un criminel : tellement éploré, il avait su tromper son monde, et devait se délecter de regarder les images où il figurait. Il y a déjà deux exemples récents. Effet miroir du crime, grâce aux prétendues infos à répétition.
Le pouvoir politique regagnerait un peu de dignité s'il tenait ses promesses de respecter les femmes en leur laissant un peu de place pour décider - au lieu de réduire la parité au gouvernement et dans les élections ; s'il appliquait sa "volonté" d'égalité dans les salaires - et l'étendait aux retraites...
Les médias donnent l'impression de mépriser l'opinion publique, en réduisant leur devoir de vacances à une permanence d'été qu'il faut remplir à tout prix, à vil prix. La longue plage d'été prendra fin avec le retour des vedettes de l'information, éditorialistes, journalistes connus : leur tâche annuelle est-elle si écrasante qu'ils aient besoin de huit à neuf semaines de congé en été ? Ils ne suivent même pas le calendrier parlementaire quand il y a une session extraordinaire, le calendrier des partis politiques. Les rédactions sont tout de même assez nombreuses pour qu'un roulement soit assuré.
La hiérarchisation des informations laisse en général à désirer, quand le moindre coup de pied d'un footeux passe avant un événement culturel ou politique, et avant toute réflexion. En été la situation sombre dans l'avachissement général.
Et comme pour faire déborder le vase, la dernière goutte nous est venue hier de l'acteur top 16e au classement du JdD. Pas besoin de savoir la vérité vraie de l'anecdote en plein ciel : son urgence était comparable à celle de l'info, qu'une voyageuse a cru bon de transmettre aussitôt à une radio !
Les chaînes TNT donnent aussi une adresse pour les envois d'images d'amateurs-reporters : porte ouverte à toutes les dérives (mais heureusement nous avons échappé à une photo de Gégé).
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hors sujet,
Les lâches qui crient,
respect,
seul le silence est digne
dimanche 17 juillet 2011
un Joly I have a dream
Un premier ministre, parlant du sol africain où il est en voyage officiel, devait-il s'exprimer ainsi ? «Je pense que cette dame n'a pas une culture très ancienne de la tradition française, de l'histoire française et des valeurs françaises.»
N'y avait-il pas d'autre qualificatif que "cette dame" pour la candidate actuellement la plus démocratiquement désignée (par son parti EELV) ? Entendrons-nous bientôt "ce monsieur" pour François Hollande ou Nicolas Sarkozy ?
Sans doute aurait-ce été lui faire trop d'honneur que de l'appeler par son nom, trop français pour elle?
À toutes ces questions, on peut déjà rappeler la phrase trop hardie d'Eva Joly :
"J'ai rêvé que nous puissions remplacer ce défilé (militaire) par un défilé citoyen où nous verrions les enfants des écoles, où nous verrions les étudiants, où nous verrions aussi les seniors défiler dans le bonheur d'être ensemble, de fêter les valeurs qui nous réunissent".
À quoi de vertueuses protestations UMP se sont élevées. Du Nord, le bien connu député Vanneste a eu les honneurs du JT de France 2, qui a malheureusement oublié une partie de la citation : "déclarations dégoulinantes de bêtise", "d'esprit munichois"... Des Yvelines, le progressiste député Myard a dénoncé le "pacifisme béat" d'une "soixante-huitarde attardée".
La politique française n'est-elle devenue qu'une affaire de communication ? Il est alors urgent de revenir aux bonnes vieilles explications de texte.
Cela permettrait déjà de décrypter l'arrogance de commentaires qui se veulent politiques :
«Eva Joly peut se permettre ce genre de propos sans trop de gravité car personne dans l'opinion publique n'imagine qu'elle sera présidente de la République.» Et vlang ! (Bartolone, PS)
Ou celle d'un journaliste connaisseur :
« Avec tout le respect qu'on lui doit, il faut dire à Eva Joly que cette idée respire la naïveté inconséquente et que la candidate écologiste aurait mieux fait, ce jour-là d'aller s'occuper de son jardin bio.» Que serait-ce s'il n'était pas respectueux ? (Laurent Joffrin, Libé)
Fanchon perçoit dans ces tournures des relents de 2006, qui avaient provoqué dans Le Monde une tribune de Geneviève Brisac : va-t-on déployer, contre Eva Joly aussi, les moyens de discréditer une femme candidate, les savons qui ont fait glisser la planche de Ségolène Royal il y a cinq ans ?
Sur le fond de la question, Mme Joly ne serait pas la première à vouloir un 14 juillet moins militaire ; et l'ami profencampagne rappelle à juste titre les grands Brassens et Paco Ibanez, qui en ont chanté d'autres !
On pourrait aussi dire, comme de nombreuses réactions de braves citoyen-ne-s français-es ces jours-ci : la prise de la Bastille (1789) et la Fête de la Fédération (1790) que rappellent les célébrations du 14 juillet, sont des victoires du Peuple, pas des armées. À l'époque les militaires étaient plutôt du côté des aristocrates émigrés - mais ce n'est qu'un détail de l'Histoire...
De notre temps, l'élite politique siège dans une tribune sur la place de la Concorde, d'où elle passe en revue les équipements qui pèsent si lourd dans notre budget national. Certains y sont fort intéressés, et Fanchon aimerait savoir si on a pu voir jeudi le sénateur (inéligible dans sa mairie) qui nous vend chaque jour le ruineux Rafale ; ou bien donnait-il des consignes à "son" Figaro ? son directeur-adjoint Yves Thréard titrait aussitôt sur "Madame Sans-Gêne". (Après déjà une "Madame Propre... bien peu engageante"..) C'est beau d'avoir les moyens, en République.
Il est vrai que l'actualité douloureuse des soldats morts en Afghanistan a été évoquée aussitôt, comme pour mieux justifier l'indécence d'Eva. Mais elle a bien précisé sa pensée : "J'ajoute que l'instrumentalisation des victimes pour me réduire au silence a quelque chose d'indécent...."
Revenons aux mots, tout simplement : J'ai rêvé que nous puissions... nous verrions... Dit autrement : I have a dream, et toute la suite au conditionnel.
N'est-ce pas un beau rêve d'imaginer toute une nation regardant défiler ceux qui sont utiles au pays, des infirmières, des écrivains, des femmes élues, des associations par exemple, et aussi des militaires... pour assurer la Paix qu'on aimerait tant voir régner partout dans le monde ?...
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N'y avait-il pas d'autre qualificatif que "cette dame" pour la candidate actuellement la plus démocratiquement désignée (par son parti EELV) ? Entendrons-nous bientôt "ce monsieur" pour François Hollande ou Nicolas Sarkozy ?
Sans doute aurait-ce été lui faire trop d'honneur que de l'appeler par son nom, trop français pour elle?
À toutes ces questions, on peut déjà rappeler la phrase trop hardie d'Eva Joly :
"J'ai rêvé que nous puissions remplacer ce défilé (militaire) par un défilé citoyen où nous verrions les enfants des écoles, où nous verrions les étudiants, où nous verrions aussi les seniors défiler dans le bonheur d'être ensemble, de fêter les valeurs qui nous réunissent".
À quoi de vertueuses protestations UMP se sont élevées. Du Nord, le bien connu député Vanneste a eu les honneurs du JT de France 2, qui a malheureusement oublié une partie de la citation : "déclarations dégoulinantes de bêtise", "d'esprit munichois"... Des Yvelines, le progressiste député Myard a dénoncé le "pacifisme béat" d'une "soixante-huitarde attardée".
La politique française n'est-elle devenue qu'une affaire de communication ? Il est alors urgent de revenir aux bonnes vieilles explications de texte.
Cela permettrait déjà de décrypter l'arrogance de commentaires qui se veulent politiques :
«Eva Joly peut se permettre ce genre de propos sans trop de gravité car personne dans l'opinion publique n'imagine qu'elle sera présidente de la République.» Et vlang ! (Bartolone, PS)
Ou celle d'un journaliste connaisseur :
« Avec tout le respect qu'on lui doit, il faut dire à Eva Joly que cette idée respire la naïveté inconséquente et que la candidate écologiste aurait mieux fait, ce jour-là d'aller s'occuper de son jardin bio.» Que serait-ce s'il n'était pas respectueux ? (Laurent Joffrin, Libé)
Fanchon perçoit dans ces tournures des relents de 2006, qui avaient provoqué dans Le Monde une tribune de Geneviève Brisac : va-t-on déployer, contre Eva Joly aussi, les moyens de discréditer une femme candidate, les savons qui ont fait glisser la planche de Ségolène Royal il y a cinq ans ?
Sur le fond de la question, Mme Joly ne serait pas la première à vouloir un 14 juillet moins militaire ; et l'ami profencampagne rappelle à juste titre les grands Brassens et Paco Ibanez, qui en ont chanté d'autres !
On pourrait aussi dire, comme de nombreuses réactions de braves citoyen-ne-s français-es ces jours-ci : la prise de la Bastille (1789) et la Fête de la Fédération (1790) que rappellent les célébrations du 14 juillet, sont des victoires du Peuple, pas des armées. À l'époque les militaires étaient plutôt du côté des aristocrates émigrés - mais ce n'est qu'un détail de l'Histoire...
De notre temps, l'élite politique siège dans une tribune sur la place de la Concorde, d'où elle passe en revue les équipements qui pèsent si lourd dans notre budget national. Certains y sont fort intéressés, et Fanchon aimerait savoir si on a pu voir jeudi le sénateur (inéligible dans sa mairie) qui nous vend chaque jour le ruineux Rafale ; ou bien donnait-il des consignes à "son" Figaro ? son directeur-adjoint Yves Thréard titrait aussitôt sur "Madame Sans-Gêne". (Après déjà une "Madame Propre... bien peu engageante"..) C'est beau d'avoir les moyens, en République.
Il est vrai que l'actualité douloureuse des soldats morts en Afghanistan a été évoquée aussitôt, comme pour mieux justifier l'indécence d'Eva. Mais elle a bien précisé sa pensée : "J'ajoute que l'instrumentalisation des victimes pour me réduire au silence a quelque chose d'indécent...."
Revenons aux mots, tout simplement : J'ai rêvé que nous puissions... nous verrions... Dit autrement : I have a dream, et toute la suite au conditionnel.
N'est-ce pas un beau rêve d'imaginer toute une nation regardant défiler ceux qui sont utiles au pays, des infirmières, des écrivains, des femmes élues, des associations par exemple, et aussi des militaires... pour assurer la Paix qu'on aimerait tant voir régner partout dans le monde ?...
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vendredi 8 juillet 2011
le respect se perd...
La brève ouverture sur les femmes, ces dernières semaines, semble déjà oubliée. En marge de l'Affaire de New-York, et quel que soit son futur dénouement pour les personnes mises en cause, les féministes - au nom de toutes les femmes - avaient eu l'occasion de démentir quelques petites phrases bien sexistes, échappées à l'inconscient d'hommes de pouvoir (politique ou médiatique).
Ainsi il avait été confirmé que dans les débats en général, les femmes intervenantes se faisaient très fréquemment couper la parole - voire contredire. L'avertissement n'a pas suffi, et en voilà un bel exemple :
Ainsi il avait été confirmé que dans les débats en général, les femmes intervenantes se faisaient très fréquemment couper la parole - voire contredire. L'avertissement n'a pas suffi, et en voilà un bel exemple :
On aura du mal à trouver une autre interview aussi caractérisée. Imagine-t-on un journaliste couper brutalement une phrase pour dire NON, puis ré-insister sur la négation ? Et pour affirmer sa "preuve", en appeler au témoignage du public. Patrick Cohen à Ségolène Royal, sur France-Inter : "les auditeurs pourront vérifier", = Madame vous êtes en train de mentir...
Ailleurs il prétend : "j'ai votre citation sous les yeux" !
Qui oserait s'en prendre ainsi par exemple à Frédéric Lefèbvre, Xavier Bertrand, voire.... Nicolas Sarkozy ?
Tous ceux-là sauraient répondre (et comme ils en ont l'habitude) ; heureusement Ségolène Royal peut répondre fermement, car tout le monde pourra heureusement vérifier ce qu'elle a dit - sans avoir eu besoin d'effacer les sites de promesses de 2007.
Et les épreuves de 2007-2008 l'ont renforcée dans sa capacité à tenir face aux attaques. Avec le sourire en prime. Elle fait confiance aux électrices et aux électeurs, tout simplement.
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Libellés :
Avoir l'œil,
avoir l'oreille,
élu-e,
Les lâches qui crient,
respect,
Ségolène Royal
vendredi 4 février 2011
lettre ouverte à M. Gérard Leclerc (LCP),
Monsieur,
Cynisme absolu et insupportable de votre chroniqueur le plus régulier Yves Thréard : si les JT perdent de l’audience c’est que « la ménagère de 40 ans » ne s’intéresse pas à l’Égypte. (Il n'a pas dû remarquer non plus qu'elle est rare parmi les manifestants)
À supposer que « la ménagère de 40 ans » fasse le gros de l’audimat des JT habituels, au point que sa désertion mette les chaînes à mal, M. Thréard devrait s’interroger sur le silence de l’intéressée. Sur son absence en tout cas.
Pendant l’heure que dure "Politique-Matin", où est ladite « ménagère », quel que soit son âge ? On entend l’animateur Patrick Chêne, sans aucune gêne, prononcer successivement « bonjour Messieurs », « Messieurs », « merci Messieurs », « au revoir Messieurs ». Cette hémiplégie devrait lui écorcher la bouche, faire sursauter la direction de la chaîne. Il arrive accidentellement qu’une ménagère (Clémentine Autain, Anne-Sophie Mercier, Rachel Marsden, Anne Levade) - voire un pic de deux ménagères ! - ait l’insigne honneur d’une participation au cénacle, quotient minimum. Jamais plus : 3/5, vous n’y pensez pas !...
Il est donc particulièrement odieux d’entendre ce « journaliste » moquer la moitié de l’espèce humaine, sans s’interroger une seconde sur sa propre légitimité à la place qu’il occupe devant la caméra : chaque jour ou presque, les opinions qu’il émet sont tellement attendues qu’on pourrait se contenter de lire son journal pour savoir d’avance ce qu’il va dire. On voit bien que Le Figaro parraine l’émission ; mais lorsque c’est vous qui représentez LCP-AN, on sait pouvoir entendre des réflexions personnelles et intéressantes, et non les propos robotisés d’un média conditionné. (De même Judith Waintraub a-t-elle une expression propre)
Bien obligée d’entrer dans la catégorie « ménagère » à laquelle me réduit M. Thréard, je ne peux que bouillir - comme mes congénères - devant mon petit écran.
Dans la liste des « chroniqueurs (journalistes et experts) », le site de l’émission donne les quelques noms des alibies qui sont parfois LA femme de l’émission. N’y a-t-il pas en France quelques autres « chroniqueuses (journalistes et expertes) » au féminin, pour augmenter leur disponibilité ? Cela enrichirait un peu le tourne-en-rond de propos qui au-delà du "décryptage", tournent à la connivence (sans parler des petits rires machos dont l’impact est particulièrement choquant).
Fanchon connait trop bien la fameuse phrase des politiques, « on n’en trouve pas », pour espérer que ce ne sera pas la réponse de votre chaîne/Chêne. Nous sommes dans une telle période de régression de la parité dans tous les domaines, que les medias ne voient même plus l’écrasante présence des complets-cravates sur tous les écrans. Des blogs féministes ont même fini par en rire ; heureusement c’est par l’humour que les ménagères se sortent de la désespérance….
Fanchon compte sur vous, Monsieur, pour mettre un terme à ce conformisme de l’exclusion : pensez un peu que parmi vos téléspectateurs il y a ces « ménagères » bien absentes, que vous ne savez pas retenir…
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Cynisme absolu et insupportable de votre chroniqueur le plus régulier Yves Thréard : si les JT perdent de l’audience c’est que « la ménagère de 40 ans » ne s’intéresse pas à l’Égypte. (Il n'a pas dû remarquer non plus qu'elle est rare parmi les manifestants)
À supposer que « la ménagère de 40 ans » fasse le gros de l’audimat des JT habituels, au point que sa désertion mette les chaînes à mal, M. Thréard devrait s’interroger sur le silence de l’intéressée. Sur son absence en tout cas.
Pendant l’heure que dure "Politique-Matin", où est ladite « ménagère », quel que soit son âge ? On entend l’animateur Patrick Chêne, sans aucune gêne, prononcer successivement « bonjour Messieurs », « Messieurs », « merci Messieurs », « au revoir Messieurs ». Cette hémiplégie devrait lui écorcher la bouche, faire sursauter la direction de la chaîne. Il arrive accidentellement qu’une ménagère (Clémentine Autain, Anne-Sophie Mercier, Rachel Marsden, Anne Levade) - voire un pic de deux ménagères ! - ait l’insigne honneur d’une participation au cénacle, quotient minimum. Jamais plus : 3/5, vous n’y pensez pas !...
Il est donc particulièrement odieux d’entendre ce « journaliste » moquer la moitié de l’espèce humaine, sans s’interroger une seconde sur sa propre légitimité à la place qu’il occupe devant la caméra : chaque jour ou presque, les opinions qu’il émet sont tellement attendues qu’on pourrait se contenter de lire son journal pour savoir d’avance ce qu’il va dire. On voit bien que Le Figaro parraine l’émission ; mais lorsque c’est vous qui représentez LCP-AN, on sait pouvoir entendre des réflexions personnelles et intéressantes, et non les propos robotisés d’un média conditionné. (De même Judith Waintraub a-t-elle une expression propre)
Bien obligée d’entrer dans la catégorie « ménagère » à laquelle me réduit M. Thréard, je ne peux que bouillir - comme mes congénères - devant mon petit écran.
Dans la liste des « chroniqueurs (journalistes et experts) », le site de l’émission donne les quelques noms des alibies qui sont parfois LA femme de l’émission. N’y a-t-il pas en France quelques autres « chroniqueuses (journalistes et expertes) » au féminin, pour augmenter leur disponibilité ? Cela enrichirait un peu le tourne-en-rond de propos qui au-delà du "décryptage", tournent à la connivence (sans parler des petits rires machos dont l’impact est particulièrement choquant).
Fanchon connait trop bien la fameuse phrase des politiques, « on n’en trouve pas », pour espérer que ce ne sera pas la réponse de votre chaîne/Chêne. Nous sommes dans une telle période de régression de la parité dans tous les domaines, que les medias ne voient même plus l’écrasante présence des complets-cravates sur tous les écrans. Des blogs féministes ont même fini par en rire ; heureusement c’est par l’humour que les ménagères se sortent de la désespérance….
Fanchon compte sur vous, Monsieur, pour mettre un terme à ce conformisme de l’exclusion : pensez un peu que parmi vos téléspectateurs il y a ces « ménagères » bien absentes, que vous ne savez pas retenir…
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jeudi 30 décembre 2010
agacer ou faire réfléchir ?
Original, un sondage à qui perd gagne ! À fleur de peau, les sondés devaient dire à Harris ce qui les "agace". Utilité d"un tel sondage : faire réfléchir les électeurs et citoyens ? Ce n'est même plus agir sur l'émotivité, mais se fonder sur le volatil, sur l'irréfléchi - et donc sur ce que les sondés ont perçu à travers les médias. Accablant.
Car les motivations de l'opération sont bien spécifiées : "Il ne s’agit pas là de mesurer l’image ou l’appréciation que l’on peut porter à l’égard des propos des uns et des autres mais bien de comprendre la réaction des Français lorsque ceux-ci sont « confrontés » à l’exposition médiatique des personnes testées."
Admettons donc les données de ce "sondage" : en politique Ségolène Royal agace à 73 %, DSK à 30 %. Et jugeons sur pièce avec cet exemple :
DSP, Segolène Royal
envoyé par franceinter. - L'actualité du moment en vidéo.
Qui semble agacé ? des journalistes qui harcèlent de questions l'interviewée sans même écouter ses réponses. On aimerait bien les voir aussi consciencieux en face, par exemple, des responsables (à droite) de la "réforme" des retraites. Ils permettent au moins qu'on puisse juger des idées précises de cette agaçante personne. Il suffit d'écouter pour savoir que l'ancienne candidate de gauche a un programme.
Avantage tout de même des videos, que l'on peut revoir à la demande. Cela vaut bien les "sondages" impulsifs...
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Car les motivations de l'opération sont bien spécifiées : "Il ne s’agit pas là de mesurer l’image ou l’appréciation que l’on peut porter à l’égard des propos des uns et des autres mais bien de comprendre la réaction des Français lorsque ceux-ci sont « confrontés » à l’exposition médiatique des personnes testées."
Admettons donc les données de ce "sondage" : en politique Ségolène Royal agace à 73 %, DSK à 30 %. Et jugeons sur pièce avec cet exemple :
DSP, Segolène Royal
envoyé par franceinter. - L'actualité du moment en vidéo.
Qui semble agacé ? des journalistes qui harcèlent de questions l'interviewée sans même écouter ses réponses. On aimerait bien les voir aussi consciencieux en face, par exemple, des responsables (à droite) de la "réforme" des retraites. Ils permettent au moins qu'on puisse juger des idées précises de cette agaçante personne. Il suffit d'écouter pour savoir que l'ancienne candidate de gauche a un programme.
Avantage tout de même des videos, que l'on peut revoir à la demande. Cela vaut bien les "sondages" impulsifs...
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samedi 4 septembre 2010
ruban violet pour la République !
Immigration = insécurité ?
N'attendons pas que la Première dame de France, elle-même "d'origine étrangère", participe à un des nombreux rassemblements de protestation qui s'organisent ce samedi dans toutes les régions ! Sa place ne doit pas déjà être si facile... Au moins, elle s'engage contre le sida ; seule Fanchon aura osé détourner le rouge du ruban en violet, couleur de ralliement :
Mais justement aussi "born free" : les Hommes naissent libres et égaux en droits. C'est le message que rappelle la Ligue des Droits de l'Homme. Autour de la Ligue se sont rassemblés dans l'urgence partis de gauche, syndicats et plus de 130 associations et ONG.
C'est bien pour Médecins du monde, RESF, la CIMADE par exemple la raison d'être de leur action quotidienne : refuser la discrimination. Empêcher l'expression du racisme, de la xénophobie. Ce sont donc leurs militants, mais aussi les citoyennes et citoyens qui sont invité-e-s aujourd'hui, parce qu'ils et elles trouvent que la situation actuelle a atteint l'insupportable. Même si la cause des retraites doit les faire revenir en masse mardi prochain, 7 septembre.
Pour refuser la désignation collective de certains citoyens, les expulsions brutales, les déchéances douteuses de nationalité, pour appuyer les remontrances du Conseil de l'Europe et de l'ONU, pour rappeler les valeurs de la République. soyons nombreux aujourd'hui dans tous les lieux de rassemblement.
En Île-de-France, le lieu le plus symbolique est naturellement
N'attendons pas que la Première dame de France, elle-même "d'origine étrangère", participe à un des nombreux rassemblements de protestation qui s'organisent ce samedi dans toutes les régions ! Sa place ne doit pas déjà être si facile... Au moins, elle s'engage contre le sida ; seule Fanchon aura osé détourner le rouge du ruban en violet, couleur de ralliement :
(pardon, Madame)
Mais justement aussi "born free" : les Hommes naissent libres et égaux en droits. C'est le message que rappelle la Ligue des Droits de l'Homme. Autour de la Ligue se sont rassemblés dans l'urgence partis de gauche, syndicats et plus de 130 associations et ONG.
C'est bien pour Médecins du monde, RESF, la CIMADE par exemple la raison d'être de leur action quotidienne : refuser la discrimination. Empêcher l'expression du racisme, de la xénophobie. Ce sont donc leurs militants, mais aussi les citoyennes et citoyens qui sont invité-e-s aujourd'hui, parce qu'ils et elles trouvent que la situation actuelle a atteint l'insupportable. Même si la cause des retraites doit les faire revenir en masse mardi prochain, 7 septembre.
Pour refuser la désignation collective de certains citoyens, les expulsions brutales, les déchéances douteuses de nationalité, pour appuyer les remontrances du Conseil de l'Europe et de l'ONU, pour rappeler les valeurs de la République. soyons nombreux aujourd'hui dans tous les lieux de rassemblement.
En Île-de-France, le lieu le plus symbolique est naturellement
la place de la République
départ à 14 heures.
départ à 14 heures.
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Les lâches qui crient
jeudi 31 décembre 2009
à Catherine
Dernier jour de l'année 2009.
Dernier jour de Catherine Hiégel comme sociétaire de la Comédie française, où elle est entrée il y a quarante ans, pour le bonheur de nous tous.
Demain elle sera sociétaire honoraire (sans quoi elle ne pouvait même plus jouer dans la "maison de Molière", sa maison !) L'honorariat est bien un minimum pour cette grande comédienne, habitée par la passion du théâtre, classique ou contemporain.
Mais l'honneur n'est pas pour ceux qui le lui décernent, qui viennent de la repousser dans les coulisses : si les rivalités sont toujours possibles dans toute "société" humaine, une telle décision va être difficile à justifier publiquement !
Catherine a été Toinette, Magdelon, Tita, Marthe, combien d'autres, et combien de fois !
Elle a fait vivre Marivaux aussi bien que Guy Foissy, Pirandello et Ionesco, Tchekhov et Strindberg, Henry James et Goldoni, Koltès et Shakespeare, Pinter et Feydeau, etc.
Et naturellement notre Molière national, que justement elle venait de mettre en scène : tous les téléspectateurs ont eu la chance de voir Denis Podalydes en Harpagon rajeuni dans L'Avare, offert par France 2 pour Noël.
Cette comédienne qui a été tant de femmes à elle seule, Fanchon tient à la saluer particulièrement car elle est aussi bien dans notre siècle : elle avait participé il y a 10 ans au vaste Réseau Femmes & Hommes pour la parité.
Nous continuerons d'aller l'applaudir et la remercier, bien sûr.
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Dernier jour de Catherine Hiégel comme sociétaire de la Comédie française, où elle est entrée il y a quarante ans, pour le bonheur de nous tous.
Demain elle sera sociétaire honoraire (sans quoi elle ne pouvait même plus jouer dans la "maison de Molière", sa maison !) L'honorariat est bien un minimum pour cette grande comédienne, habitée par la passion du théâtre, classique ou contemporain.
Mais l'honneur n'est pas pour ceux qui le lui décernent, qui viennent de la repousser dans les coulisses : si les rivalités sont toujours possibles dans toute "société" humaine, une telle décision va être difficile à justifier publiquement !
Catherine a été Toinette, Magdelon, Tita, Marthe, combien d'autres, et combien de fois !
Elle a fait vivre Marivaux aussi bien que Guy Foissy, Pirandello et Ionesco, Tchekhov et Strindberg, Henry James et Goldoni, Koltès et Shakespeare, Pinter et Feydeau, etc.
Et naturellement notre Molière national, que justement elle venait de mettre en scène : tous les téléspectateurs ont eu la chance de voir Denis Podalydes en Harpagon rajeuni dans L'Avare, offert par France 2 pour Noël.
Cette comédienne qui a été tant de femmes à elle seule, Fanchon tient à la saluer particulièrement car elle est aussi bien dans notre siècle : elle avait participé il y a 10 ans au vaste Réseau Femmes & Hommes pour la parité.
Nous continuerons d'aller l'applaudir et la remercier, bien sûr.
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mercredi 25 novembre 2009
un poing, ce n'est pas tout
Le 25 novembre, la fête des catherinettes est devenue Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, Ainsi va la vie des femmes... car cette catastrophe est universelle et quotidienne.
La Secrétaire d'État Nadine Morano, qui a pris en charge la parité - en plus de la Famille et de la solidarité - a fait créer un site pour informer les femmes de leurs droits et de leurs moyens face à la violence domestique.
Un recours : appeler le 39 19.
Pour lancer une campagne qui est aussi de la prévention, un nouveau spot sera diffusé sur des chaînes télé. C'est par les enfants qu'est suggéré le processus de violence : pour que de spectateurs, ils ne deviennent pas un jour acteurs... ni victimes.
Aujourd'hui en France, n'oublions pas le chiffre de 2008 : 156 femmes mortes sous les coups de leur "amoureux" conjoint ou compagnon. Une femme tuée toutes les 56 heures, l'année dernière.
Pendant que le petit méchant ogre vient déclamer sa volonté de tout sécuriser dans les banlieues, que ses députés veulent castrer les récidivistes sexuels (1 à 2% des délinquants), pourquoi ne pas prévenir ces morts si discrètes ? un peu moins de violence dans cette société, à commencer par le Chef, et ses mots !
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La Secrétaire d'État Nadine Morano, qui a pris en charge la parité - en plus de la Famille et de la solidarité - a fait créer un site pour informer les femmes de leurs droits et de leurs moyens face à la violence domestique.
Un recours : appeler le 39 19.
Pour lancer une campagne qui est aussi de la prévention, un nouveau spot sera diffusé sur des chaînes télé. C'est par les enfants qu'est suggéré le processus de violence : pour que de spectateurs, ils ne deviennent pas un jour acteurs... ni victimes.
Aujourd'hui en France, n'oublions pas le chiffre de 2008 : 156 femmes mortes sous les coups de leur "amoureux" conjoint ou compagnon. Une femme tuée toutes les 56 heures, l'année dernière.
Pendant que le petit méchant ogre vient déclamer sa volonté de tout sécuriser dans les banlieues, que ses députés veulent castrer les récidivistes sexuels (1 à 2% des délinquants), pourquoi ne pas prévenir ces morts si discrètes ? un peu moins de violence dans cette société, à commencer par le Chef, et ses mots !
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dimanche 19 avril 2009
sale p*ute !
Bon ça suffit, fanchon a été négligente. Voilà 3 semaines qu'elle a évoqué l'immonde "chanson" d'un vaurien, puis parlé d'autre chose : la réprobation paraissant unanime, ce modeste blog ne faisait pas le poids pour soulever l'opinion ; et on pouvait se satisfaire des nombreuses voix qui se sont élevées pour dénoncer le barbare.
Faut-il empêcher le fautif O. de poursuivre sa carrière pour faute grave ? Ceux qui le contestent oublient que, pour être pardonné, il faut se repentir et être sanctionné. C'est loin d'être le cas ici.
D'abord la dénonciation n'est pas unanime : il se trouve encore des défenseurs qui plaident l'adultère comme excuse, l'égarement d'un moment (l'état de l'humeur plutôt vindicative !), le conformisme féministe qui s'acharne...
Inutile de rap(!)peler ici tout ce qui a été fort bien écrit par les Chiennes de garde, avec réponses adaptées :

qui sait, elle, où donner de la tête. Elle récapitule fort bien les différentes réactions sur ce sujet, qu'elle-même semblait aussi vouloir traiter avec les pincettes qu'il mérite.
Hélas, le sujet s'impose d'autant plus qu'il y a des réactions inadmissibles.
Et qui prouvent bien que nous sommes en pleine actualité : la régression.
Ceux-là même, qui prônent le "respect" et la lutte contre la violence, n'y voient pas si grand mal quand il s'agit des femmes. Et l'on retrouve avec amertume tous les regrets de l'époque où il a fallu changer les lois pour réprimer les injures homophobes : le sexisme n'a pas eu le même poids que le racisme. C'est le mouvement perpétuel des vieux soubresauts machos, même chez ceux qui prétendent que leur cerveau domine gaillardement leurs organes les plus intimes. Y compris des journalistes !
Saluons donc en particulier les hommes de la "gauche responsable" qui ont compris et ne veulent pas lâcher le dossier.
Car de toute évidence, il y a eu dénonciation des faits, et réponse - en particulier de la mieux placée car elle était la fauteuse de trouble à qui s'adressait le poète en mauvaise herbe : la rappeuse Pitbulle, qui a trouvé les mots.
Exemple court : celui du Rap acrostiche, de BulleDogue
O n nous crache «sale pute» et puis sérénité,
R igolade, tolérance, deuxième, troisième degré...
E t il se trouve que nous, on en a plein le dos !
L iberté sélective et tribune aux machos...
S e foutre de notre gueule et avec nos impôts
A peut-être fonctionné, maintenant ça va cesser !
N ous sommes remontées et on a des idées...
Reste les dernières étapes qui permettraient ensuite le pardon :
Le repentir ? là cela semble bien raté, à en juger par cette dernière parution du même auteur :
J'suis pour de vrai de vrai, j'dis c'que j'pense, j'pense c'que j'dis / Tout ce que j'écris c'est du premier degré, hé ! / (...) Les féministes me persécutent, me prennent pour Belzebuth / Comme si c'était d'ma faute si les meufs c'est des putes / Elles ont qu'à arrêter d'se faire péter l'uc / Et m'dire merci parce que l'les éduque, j'leur apprend des vrais trucs / Des fois j'sais plus si j'suis misogyne ou si c'est ironique / j'serai peut-être fixé quand j'arrêterais d'écrire des textes où j'frappe ma p'tite copine
Et ceux qui le connaissent ne lui trouvent aucune excuse dans son milieu d'origine ou une pauvre éducation.
La sanction, ce serait pour O. l'interdiction de se produire sur des scènes - surtout subventionnées par nos impôts. Voilà ce qui est demandé un peu partout à travers la France.
N'oublions pas que ce genre de comportement - grave - ne reste pas isolé. Il ne s'agit plus seulement de "stéréotypes" ou "clichés sexistes". On voit sur les sites et blogs qu'il y a toujours des commentateurs pour montrer que leur conviction est ainsi renforcée. Plus les effets de buzz, et la mayonnaise continue de monter.
La preuve ? un élu local (de gauche), inspiré, qui vient de traiter publiquement une de ses collègues de... "sale pute". Fanchon enquête...
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Faut-il empêcher le fautif O. de poursuivre sa carrière pour faute grave ? Ceux qui le contestent oublient que, pour être pardonné, il faut se repentir et être sanctionné. C'est loin d'être le cas ici.
D'abord la dénonciation n'est pas unanime : il se trouve encore des défenseurs qui plaident l'adultère comme excuse, l'égarement d'un moment (l'état de l'humeur plutôt vindicative !), le conformisme féministe qui s'acharne...
Inutile de rap(!)peler ici tout ce qui a été fort bien écrit par les Chiennes de garde, avec réponses adaptées :

qui sait, elle, où donner de la tête. Elle récapitule fort bien les différentes réactions sur ce sujet, qu'elle-même semblait aussi vouloir traiter avec les pincettes qu'il mérite.
Et qui prouvent bien que nous sommes en pleine actualité : la régression.
Ceux-là même, qui prônent le "respect" et la lutte contre la violence, n'y voient pas si grand mal quand il s'agit des femmes. Et l'on retrouve avec amertume tous les regrets de l'époque où il a fallu changer les lois pour réprimer les injures homophobes : le sexisme n'a pas eu le même poids que le racisme. C'est le mouvement perpétuel des vieux soubresauts machos, même chez ceux qui prétendent que leur cerveau domine gaillardement leurs organes les plus intimes. Y compris des journalistes !
Saluons donc en particulier les hommes de la "gauche responsable" qui ont compris et ne veulent pas lâcher le dossier.
Car de toute évidence, il y a eu dénonciation des faits, et réponse - en particulier de la mieux placée car elle était la fauteuse de trouble à qui s'adressait le poète en mauvaise herbe : la rappeuse Pitbulle, qui a trouvé les mots.
Exemple court : celui du Rap acrostiche, de BulleDogue
O n nous crache «sale pute» et puis sérénité,
R igolade, tolérance, deuxième, troisième degré...
E t il se trouve que nous, on en a plein le dos !
L iberté sélective et tribune aux machos...
S e foutre de notre gueule et avec nos impôts
A peut-être fonctionné, maintenant ça va cesser !
N ous sommes remontées et on a des idées...
Reste les dernières étapes qui permettraient ensuite le pardon :
Le repentir ? là cela semble bien raté, à en juger par cette dernière parution du même auteur :
J'suis pour de vrai de vrai, j'dis c'que j'pense, j'pense c'que j'dis / Tout ce que j'écris c'est du premier degré, hé ! / (...) Les féministes me persécutent, me prennent pour Belzebuth / Comme si c'était d'ma faute si les meufs c'est des putes / Elles ont qu'à arrêter d'se faire péter l'uc / Et m'dire merci parce que l'les éduque, j'leur apprend des vrais trucs / Des fois j'sais plus si j'suis misogyne ou si c'est ironique / j'serai peut-être fixé quand j'arrêterais d'écrire des textes où j'frappe ma p'tite copine
Et ceux qui le connaissent ne lui trouvent aucune excuse dans son milieu d'origine ou une pauvre éducation.
La sanction, ce serait pour O. l'interdiction de se produire sur des scènes - surtout subventionnées par nos impôts. Voilà ce qui est demandé un peu partout à travers la France.
N'oublions pas que ce genre de comportement - grave - ne reste pas isolé. Il ne s'agit plus seulement de "stéréotypes" ou "clichés sexistes". On voit sur les sites et blogs qu'il y a toujours des commentateurs pour montrer que leur conviction est ainsi renforcée. Plus les effets de buzz, et la mayonnaise continue de monter.
La preuve ? un élu local (de gauche), inspiré, qui vient de traiter publiquement une de ses collègues de... "sale pute". Fanchon enquête...
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samedi 11 avril 2009
femmes deboubout
Un homme distingué, ce devrait être au sens propre la définition d'un élu du peuple.
Hélas, à force de se faire réélire - 26 ans quand même ! - on risque de ne plus rester ni très distingué, ni très propre, ni même sensé.
Fanchon n'en rajoutera pas, car le monsieur s'est rétracté... spontanément c'est sûr. Et il a subi tous les commentaires en retour, pas volés.
Il avait insulté d'un coup Ségolène Royal sa cible bien sûr, mais aussi au passage : les femmes (et hommes) de ménage, les Africaines, toutes celles qui aiment le boubou et à qui ça irait, et toutes les femmes - que son rire a révulsées.
Et pourquoi on ne ferait pas une journée solidarité-boubou en le portant toutes ?
Avec une pensée particulière pour l'inconnue qui fait le ménage chez M. Destrem : si Fanchon était elle, il devrait se méfier...
Mais ceci est juste un petit rappel du mal de certains mâles politiques français : cumul, machisme, éloignement du peuple, et en fait mépris des électeurs, ignorance sociale et ... sottise, disons. Tout ça possible, même avec la Légion d'Honneur à la boutonnière...
Et c'est la confirmation qu'à force de régressions, la société entière va s'habituer à voir disparaître les femmes des postes de décision et des images publiques, au point que le machisme pourra se donner libre cours, "comme au bon vieux temps"...
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Hélas, à force de se faire réélire - 26 ans quand même ! - on risque de ne plus rester ni très distingué, ni très propre, ni même sensé.
Fanchon n'en rajoutera pas, car le monsieur s'est rétracté... spontanément c'est sûr. Et il a subi tous les commentaires en retour, pas volés.
Il avait insulté d'un coup Ségolène Royal sa cible bien sûr, mais aussi au passage : les femmes (et hommes) de ménage, les Africaines, toutes celles qui aiment le boubou et à qui ça irait, et toutes les femmes - que son rire a révulsées.
Et pourquoi on ne ferait pas une journée solidarité-boubou en le portant toutes ?
Avec une pensée particulière pour l'inconnue qui fait le ménage chez M. Destrem : si Fanchon était elle, il devrait se méfier...
Mais ceci est juste un petit rappel du mal de certains mâles politiques français : cumul, machisme, éloignement du peuple, et en fait mépris des électeurs, ignorance sociale et ... sottise, disons. Tout ça possible, même avec la Légion d'Honneur à la boutonnière...
Et c'est la confirmation qu'à force de régressions, la société entière va s'habituer à voir disparaître les femmes des postes de décision et des images publiques, au point que le machisme pourra se donner libre cours, "comme au bon vieux temps"...
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mardi 31 mars 2009
merci, monsieur le député
Des bancs de l'Assemblée nationale, cet après-midi est venue une question au gouvernement, à propos de la "chanson" d'O. qui ne mérite pas que l'on cite son nom, comme l'a dit le député de Seine-&-Marne.
Dénonçant l'incitation à la haine envers les femmes, Guy Geoffroy, vice-président de la commission des Lois a interpelé Valérie Létard sur la circulation de cette video sur Internet. La Secrétaire d'État a dit être intervenue déjà auprès de Youtube, qui a interdit cette diffusion aux mineurs. Il est facile de constater que l'entreprise a surtout mis un filtre pour la France, que n'importe quel "plus de18 ans" (la preuve ?) peut lever....
(Cela ne suffit évidemment pas, puisque l'incitation fonctionne : il suffit de lire (NON !) les commentaires d'autres barbares illettrés qui suivent cet exploit.)
C'est pourquoi Mme Létard dit saisir la Justice pour que les suites nécessaires soient données.
La Secrétaire d'État avait répondu samedi à l'invitation d'Elles aussi au Sénat, par video interposée.
Le député Geoffroy lui, était présent pour une table ronde sur les perspectives de la parité ; et il est à ce jour la seule personnalité politique à évoquer cette abomination.
Fanchon salue son initiative : il avait rapporté à l'Assemblée sur les violences faites aux femmes, et est donc cohérent dans sa conduite. Merci.
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Dénonçant l'incitation à la haine envers les femmes, Guy Geoffroy, vice-président de la commission des Lois a interpelé Valérie Létard sur la circulation de cette video sur Internet. La Secrétaire d'État a dit être intervenue déjà auprès de Youtube, qui a interdit cette diffusion aux mineurs. Il est facile de constater que l'entreprise a surtout mis un filtre pour la France, que n'importe quel "plus de18 ans" (la preuve ?) peut lever....
(Cela ne suffit évidemment pas, puisque l'incitation fonctionne : il suffit de lire (NON !) les commentaires d'autres barbares illettrés qui suivent cet exploit.)
C'est pourquoi Mme Létard dit saisir la Justice pour que les suites nécessaires soient données.
La Secrétaire d'État avait répondu samedi à l'invitation d'Elles aussi au Sénat, par video interposée.
Le député Geoffroy lui, était présent pour une table ronde sur les perspectives de la parité ; et il est à ce jour la seule personnalité politique à évoquer cette abomination.
Fanchon salue son initiative : il avait rapporté à l'Assemblée sur les violences faites aux femmes, et est donc cohérent dans sa conduite. Merci.
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lundi 9 février 2009
un président qui ne manque pas d'AERES

Les femmes en plus de leur métier doivent s’occuper de la maison, des enfants. Elles n’ont donc pas de temps à consacrer à l’AERES

Paris, Université Descartes, Cochin-Port-Royal, le 8 janvier.
Oui, oui : 2009 ! pas 1909...
Et c'est un "scientifique" qui ose le dire, devant d'autres scientifiques. Il est censé expliquer l'absence de femmes dans la structure qu'il préside. Structure (Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur) composée d'experts nommés, au lieu d'être collégiale et représentative de la communauté scientifique.
Le blog de Bernard Gensane nous en dit plus sur le contexte. Merci !
Mais de fil en aiguille, l'arnitoile nous révèle la tempête salutaire qu'ont soulevée ces propos, de même que l'ensemble de la conférence, d'ailleurs. Car, comble de bonheur pour l'orateur, il n'a pas dû se souvenir que le monde scientifique était justement en conflit avec sa ministre : Sauvons la recherche ne manque donc pas de dénoncer cette mentalité rétrograde et non-scientifique. Une goutte de plus pour faire déborder l'éprouvette !
M. Dhainaut va devoir présenter des excuses à Valérie Pécresse, dont on peut douter qu'elle apprécie un tel discours : avoir des enfants et une maison à tenir empêcherait de devenir conseillère régionale, députée, ministre, présidente (-candidate) de région ?
Bien sûr les associations de femmes scientifiques en appellent à leur ministre de la Recherche
Peut-on les soutenir, alors qu'elles-mêmes soutiennent la parité, solidairement avec les associations féministes ? la pétition de Femmes et mathématiques est là.
Une pétition de plus, fanchon ?!
- Excuses, mais on ne peut plus laisser progresser ce climat détestable sans rien dire.
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lundi 29 décembre 2008
changer de planète ?
"Changer de planète direct" ? voilà une suggestion qui peut ressembler à un espoir, chère Emelire ; mais si c'est pour commencer à répandre nos méfaits terrestres dans l'Univers qui n'en peut mais... il vaut peut-être mieux continuer de concentrer nos mauvaises pollutions sur nous-mêmes. Avec l'espoir fou qu'un sursaut nous arrêtera bientôt, avant le pire. (Le "nous" n'étant que de solidarité subie : fanchon ne se sent pas co-responsable de tous nos crimes contre cette planète-ci)
Il faut dire que cette fin de 2008 a été une compil de tout ce qu'on n'aime pas.
Le débat sur les droits de l'homme reste sur l'estomac. Surtout quand on a vu désigner ensuite une personnalité chargé de droits particuliers. (le blog en est resté coi, le temps de laisser passer la grosse bouchée)
Qu'il n'y ait pas eu besoin d"un titre" pour s'occuper de bonnes femmes qui se font zigouiller tous les deux ou trois jours, les bonnes femmes le savent bien, et toutes les bénévoles n'avaient pas attendu, pour s'activer, que l'élégant M. Kouchner ait mendié un titre, lui. Mais il y avait déjà eu une ministre, ou même une secrétaire d'État, dans le passé....
La personnalité que le président a titré avant Noël est ainsi devenu haut-commissaire. Beau titre, bien mâle : comment féminiser ça ? haut n'est qu'une sorte d'adverbe ; comment dire haute-commissaire ? Ils ont dû se dire que c'est au moins un titre qu'ELLES n'auraient pas... Ce qui explique la compensation par deux "fautes d'orthographe" précédentes, le mot personnalité étant traité ci-dessus au masculin. Na ! (Et encore, ce raffinement de période de fêtes est un luxe : l'auriez-vous remarqué si ce blog était un ennemi habituel de l'excellent M. Bled ?)
Bref il a semblé plus urgent de commissariser les diverses couleurs de la société française, que de tenir une promesse (oubliée) de parité entre les deux composantes universelles de l'Humanité. Suffit d'attendre la suite : combien y aura-t-il de diversEs, candidatEs puis éluEs, parmi les divers, aux prochaines élections ?...Car la parité passe par là aussi : dans toutes les catégories, discriminées ou non, il y a moitié de femmes et d'hommes.
Dernière amère pilule de l'année (mais il reste encore 3 jours), à Gaza. Eh oui, c'est une femme qui bombarde. Et modérée, encore, dans son parti ; mais en pleine période électorale : c'est la guerre qui fait vendre, là-bas... Bien sûr, quand T. Livni a rencontré S. Royal, on la savait bien olus proche de Bush que de la gauche, mais 300 morts plus tard, preuve est faite que les femmes en politique n'ont pas à se montrer plus douces ou angéliques que les hommes. Ce n'est hélas pas l'enjeu de la démocratie.
Quant à la pilule - bien française celle-là - qu'il a fallu gober les yeux exorbités, c'est d'apprendre que fanchon parmi d'autres avait le poison de la rage, et du sang contaminé : un "jeune" camarade portant de drôles de paroles a entrepris de "rassembler" autour de la nouvelle cheffe du parti socialiste. À défaut, il est bien parti pour ressembler à ceux qui l'ont soutenue jusque là : pour être un vieil éléphant, il faut commencer jeune.
Quant à Fanchon, elle s'en remettra, et finit l'année en espérant que les idées qu'elle a préférées tous ces derniers mois finiront par triompher, et donc par changer... la planète.
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Il faut dire que cette fin de 2008 a été une compil de tout ce qu'on n'aime pas.
Le débat sur les droits de l'homme reste sur l'estomac. Surtout quand on a vu désigner ensuite une personnalité chargé de droits particuliers. (le blog en est resté coi, le temps de laisser passer la grosse bouchée)
Qu'il n'y ait pas eu besoin d"un titre" pour s'occuper de bonnes femmes qui se font zigouiller tous les deux ou trois jours, les bonnes femmes le savent bien, et toutes les bénévoles n'avaient pas attendu, pour s'activer, que l'élégant M. Kouchner ait mendié un titre, lui. Mais il y avait déjà eu une ministre, ou même une secrétaire d'État, dans le passé....
La personnalité que le président a titré avant Noël est ainsi devenu haut-commissaire. Beau titre, bien mâle : comment féminiser ça ? haut n'est qu'une sorte d'adverbe ; comment dire haute-commissaire ? Ils ont dû se dire que c'est au moins un titre qu'ELLES n'auraient pas... Ce qui explique la compensation par deux "fautes d'orthographe" précédentes, le mot personnalité étant traité ci-dessus au masculin. Na ! (Et encore, ce raffinement de période de fêtes est un luxe : l'auriez-vous remarqué si ce blog était un ennemi habituel de l'excellent M. Bled ?)
Bref il a semblé plus urgent de commissariser les diverses couleurs de la société française, que de tenir une promesse (oubliée) de parité entre les deux composantes universelles de l'Humanité. Suffit d'attendre la suite : combien y aura-t-il de diversEs, candidatEs puis éluEs, parmi les divers, aux prochaines élections ?...Car la parité passe par là aussi : dans toutes les catégories, discriminées ou non, il y a moitié de femmes et d'hommes.
Dernière amère pilule de l'année (mais il reste encore 3 jours), à Gaza. Eh oui, c'est une femme qui bombarde. Et modérée, encore, dans son parti ; mais en pleine période électorale : c'est la guerre qui fait vendre, là-bas... Bien sûr, quand T. Livni a rencontré S. Royal, on la savait bien olus proche de Bush que de la gauche, mais 300 morts plus tard, preuve est faite que les femmes en politique n'ont pas à se montrer plus douces ou angéliques que les hommes. Ce n'est hélas pas l'enjeu de la démocratie.
Quant à la pilule - bien française celle-là - qu'il a fallu gober les yeux exorbités, c'est d'apprendre que fanchon parmi d'autres avait le poison de la rage, et du sang contaminé : un "jeune" camarade portant de drôles de paroles a entrepris de "rassembler" autour de la nouvelle cheffe du parti socialiste. À défaut, il est bien parti pour ressembler à ceux qui l'ont soutenue jusque là : pour être un vieil éléphant, il faut commencer jeune.
Quant à Fanchon, elle s'en remettra, et finit l'année en espérant que les idées qu'elle a préférées tous ces derniers mois finiront par triompher, et donc par changer... la planète.
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jeudi 20 novembre 2008
journée de femmes ?
69 % de grévistes annoncé-e-s dans un corps enseignant fortement féminin. C'est toute une politique de l'éducation, de service public si essentiel à une nation, qui est contestée avec inquiétude. Le gouvernement souligne combien les parents, surtout les mères, sont pénalisés par cette grève. Ben voyons...
Ce soir élection, 1er tour, des premiers secrétaires à tous les niveaux du PS. Une procédure démocratique fera-t-elle élire une femme, pour la première fois à la tête d'un grand parti politique en France ? Fanchon se réjouirait-elle également de la victoire de l'une ou de l'autre ? Les thèmes de ce blog laisse bien imaginer que non...Mais l'urticaire commence à gagner devant les titres genre "duel de femmes". En trois siècles de vie politique française, a-t-on jamais lu "duel d'hommes" ?
Pendant ce temps, un événement va se produire quai Conti à Paris :Jeudi 20 novembre 2008, Mme Simone VEIL sera candidate face à quatre autres candidats de très faible notoriété au fauteuil de Pierre Messmer à l'Académie Française : son élection est donc plus que probable. L'ironie du sort aura voulu que l'auteur de la loi abjecte qui porte son nom succède ainsi quai de Conti à celui qui fut le chef du gouvernement du premier projet de loi d'avortement (projet Messmer - Taittinger - Poniatowski) en 1973 (Taittinger étant Garde des Sceaux et Poniatowski ministre de la santé du gouvernement Messmer) !
C'est un extrait du communiqué appelant à manif. Où l'on voit que la haine contre une femme politique, cela existe, serait-elle la plus populaire... Cette haine-ci pue tellement depuis près de 35 ans, que les Français n'y prêtent plus aucune attention. Quelques journalistes iront regarder la curiosité que représentent ces réacs en campagne, sur la passerelle des Arts, soutenus par personne.
Mais quelle est la raison qui a incité l'Académie à probablement accueillir Simone Veil ? ses talents littéraires ? elle n'y a jamais prétendu. Son dernier texte édité doit être le récit du vote de la loi de 1974 pour l'IVG. Mais son courage lui valut une durable popularité, bien méritée. Courage et popularité qui lui valent maintenant l'accès à l'Académie la plus misogyne... Est-ce le sort prestigieux destiné en 2040, à une future éléphante que les socialistes auraient réussi à éliminer en 2008 ?
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lundi 13 octobre 2008
consternante rancune
Il était une fois une philosophe réputéE. UnE professionnelle reconnuE. Qui s'est "prononcée pour la parité" femmes-hommes ; au moins de 1998 à 2002.
Elle s'appelle, et veut qu'on l'appelle, Sylviane Agacinski. Elle a bien raison.
Elle a répondu samedi aux questions de Laurent Ruquier sur France 2. Et ça se gâte :
Dailymotion qui diffuse cette video demande "rancunière ou misogyne ?" la réponse est en première partie de titre : nous avons vu et entendu "Madame Jospin".
Même si elle n'est plus socialiste depuis 2002, ça n'en est pas moins consternant : on le lit sur le visage d'une autre femme, Laurence Parisot, qui n'en croit pas ses oreilles, et tient un vrai discours féministe, elle. Tandis que de tels propos ont tout pour réjouir Éric Zemmour, conforté dans ses discours et ses œuvres largement misogynes.
Ça n'est pas beau la jalousie, Madame Jospin : ça finit par gâter le teint.
Enfin, c'est ce qu'on a appris à Fanchon dans sa jeunesse.
Fanchon vient de franchir sa ligne jaune : à part quelques femmes de droite (pour contester leur programme politique) et MLP (fille de son père au programme innommable, qui ne sera jamais citée), la solidarité est ici de mise avec toutes les femmes politiques. Car elles ont fort à faire, encore, pour être considérées comme légitimes.
Mais SAJ n'est pas une femme politique. Ses ami-e-s psychanalystes diraient peut-être qu'elle en est frustrée ?
Est-elle encore philosophe ? C'est juste une "femme de", une bonne épouse. Fidèle à ...un écrit d'il y a deux ans :
Elle s'appelle, et veut qu'on l'appelle, Sylviane Agacinski. Elle a bien raison.
Elle a répondu samedi aux questions de Laurent Ruquier sur France 2. Et ça se gâte :
Dailymotion qui diffuse cette video demande "rancunière ou misogyne ?" la réponse est en première partie de titre : nous avons vu et entendu "Madame Jospin".
Même si elle n'est plus socialiste depuis 2002, ça n'en est pas moins consternant : on le lit sur le visage d'une autre femme, Laurence Parisot, qui n'en croit pas ses oreilles, et tient un vrai discours féministe, elle. Tandis que de tels propos ont tout pour réjouir Éric Zemmour, conforté dans ses discours et ses œuvres largement misogynes.
Ça n'est pas beau la jalousie, Madame Jospin : ça finit par gâter le teint.
Enfin, c'est ce qu'on a appris à Fanchon dans sa jeunesse.
Fanchon vient de franchir sa ligne jaune : à part quelques femmes de droite (pour contester leur programme politique) et MLP (fille de son père au programme innommable, qui ne sera jamais citée), la solidarité est ici de mise avec toutes les femmes politiques. Car elles ont fort à faire, encore, pour être considérées comme légitimes.
Mais SAJ n'est pas une femme politique. Ses ami-e-s psychanalystes diraient peut-être qu'elle en est frustrée ?
Est-elle encore philosophe ? C'est juste une "femme de", une bonne épouse. Fidèle à ...un écrit d'il y a deux ans :
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