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mardi 10 mars 2015

en France, que font les femmes en politique ?


Au lendemain d'un 8 mars, Journée internationale des droits des femmes encore si nécessaire partout dans le monde, on doit s'interroger sur la vie politique française.
Depuis plus de 20 ans des féministes sont arrivé-e-s à faire comprendre et admettre la "parité", au sens de l'égalité réelle - en nombre - entre femmes et hommes en politique : cheminement difficile, consacré et soutenu par la modification de la Constitution, puis le vote de lois à l'aube du 21e siècle. Et le chemin n'est pas fini.

 
Il a fallu une législation pour contrer des comportements hostiles aux femmes, pour obliger les partis politiques à réduire le nombre des candidats toujours masculins – ceux "qui n'ont pas démérité" au point de céder des places ! Il a fallu des débats, des discours, des campagnes pour faire entendre qu'une femme en politique était "légitime" jusqu'au plus haut niveau.

Et le plus grand parti, qui se dit féministe, qui a fait voter toutes les lois les plus essentielles à l'égalité, ne s'est même pas affligé de l'échec de sa candidate à une présidentielle. Première femme arrivée au second tour, portée par le plus grand nombre de millions de suffrages à gauche jamais obtenus, Ségolène Royal avait entrainé les foules les plus diverses (hommes et femmes, jeunes et vieux, ouvrier-e-s, employé-e-s, cadres, intellectuel-le-s) : moquée par ses propres camarades, par des concurrents parfois vainement idolâtrés, cette femme a dû admettre que toutes ses qualités, ses compétences n'étaient rien face à la dureté de cette vie politique.
 

Hier encore, le sourire courageux de la femme debout accompagnait la confirmation qu'elle devait "renoncer" à porter la responsabilité la plus haute dans la République – face à l'inélégance de son interviewer (à 7:47).

Mais pendant ce temps, une autre femme monte dans les sondages politiques. Avec un programme que ne supporterait aucune démocratie, elle ne convainc pas vraiment, mais elle se montre partout, et les médias l'invitent sans même donner du sens à sa candidature. Juste que dans une démocratie fatiguée, blasée, l'abstention d'une majorité de citoyen-ne-s renforce les pourcentages qu'obtient son parti à chaque élection. En Europe (son ennemie pourtant), la dame "brune"  a semé, comme elle a récolté deux députés et un sénateur ; on dit que sa moisson va prospérer dans nos départements, nos régions. Les Français ont pourtant l'exemple terrible que donnent ses adeptes dans plusieurs mairies.
Ces maires exemplaires, ce sont des hommes. Et le mouvement qui leur donne sa flamme mauvaise a été fondé par un homme, affichant sa mâlitude comme un épouvantail pour la démocratie.

Mais voilà, ce chef depuis 50 ans devait se trouver un successeur ; pas question de le faire élire par les partisans : c'eût été un peu trop démocratique… De sorte que l'hérédité a tranché : une de ses blondes filles a repris la main.
Et elle avait tout compris, l'héritière. Avocate comme son père, elle savait bien parler. Maligne, elle l'avait bien écouté, pour en tirer les leçons. Pas de gros mots, toujours des slogans-chocs qui plaisent tant dans les pubs et la com. Avec une garde-robe chic à la mesure de ses gros moyens. Et surtout elle a choisi ses cibles de com : les jeunes, et tous ceux qui se croient abandonnés - quand le pays est en crise. Cibles faciles, hélas.
Enfin, c'est une femme. Elle a vu que les jeunes, et tous ceux qui souffraient de la crise, ils et elles avaient failli donner la victoire à une autre femme, en 2007. Elle a compris que 80 % des Français (en 1995 ; 94% en 2015) sont prêts à changer pour une PrésidentE de la République : l'analyse (p.5) du dernier sondage de BVA est très intéressante. Et MLP ne va pas se priver d'en tirer profit – ce que n'ont même pas essayé les autres partis politiques… À nous citoyens de nous réveiller.



Ségolène Royal aujourd'hui, comme d'autres collègues compétentes et courageuses, "se contente" de travailler dur pour aérer notre planète, pour contrer une crise qui dévore son pays, pour changer l'ambiance détestable qui ronge la classe politique, qui désespère les habitants de la France, qui fait s'abstenir les électeurs. Habituées à bosser pour réussir leurs tâches, Royal comme Taubira, comme Najat, ne visent qu'à laisser leur pays dans un état meilleur que celui où leur Président l'a reçu en 2012.
Et si tous les hommes politiques de gauche s'y mettaient aussi, sans se tirer dans les pattes pour être toujours LE premier ?

dimanche 22 février 2015

une femme dans l'avenir de la planète

À la fin de 2015, la Conférence internationale sur le Climat se réunit à Paris. La ministre de l'Écologie, de la transition énergétique et du développement durable a reçu LCI pour expliquer la mission qu'elle se donne :

http://lci.tf1.fr/politique/bureau-politque-decouvrez-l-antre-de-segolene-royal-8568160.html


lundi 7 avril 2014

victimes et chantages politiques

Changement de gouvernement sous la pression générale, satisfaction des Français qui espèrent un vrai changement à cette occasion : le Président Hollande serait sur le bon chemin ? que non ! des clameurs s'élèvent chez ceux qu'on devrait considérer comme gagnants. Les écolos, qui soudain ne veulent pas contribuer à une politique écologique qu'ils demandent ; des députés socialistes qui devraient se rassurer que leur majorité soit moins menacée. Il paraît que cette double réaction n'a pour objectif que l'espoir de la prochaine élection - comprenne l'électeur-électrice qui pourra !

En attendant le "vote de confiance" à l'Assemblée nationale demain, le nouveau Premier ministre, spécialiste de la fermeté affichée, est obligé de négocier, sous la menace d'une épée de Damoclès et de ses "amis" socialistes de gauche. Plus à gauche qu'un autre socialiste, tu meurs : c'est la mode, sans qu'on sache ce que signifie vraiment cette concurrence d'étiquette. Et ce que va dire Manuel Valls, nul ne sait encore si ce n'est pas de gauche...

Tout de même fanchon la parité, qui ne se targuerait pas d'être une politologue avertie, se réveille ce matin avec une petite idée. À lire les noms de ces vertueux parlementaires, le souvenir lui revient d'épisodes antérieurs, où certains ont déjà fait rouler leurs petits biceps de gauche. Y aurait-il une suite logique ?

Il y a seulement 13 ans, en 2001, le journaliste Renaud Dély moquait un groupe de "jeunes" ambitieux, qui s'en prenaient à la "philosophie de la parité" comme cause de leurs maux : ils allaient perdre la moitié des sièges auxquels leurs carrières auraient pu prétendre, mais qu'ils devraient laissser à des femmes. Comment à 26 ans, peut-on vivre un tel deuil annoncé ? Les 4 pauvres signataires de ce texte (égaré depuis, et seulement évoqué dans l'article de Libé) ont tout de même survécu, et pas dans les soutes du PS.
On les retrouve un peu plus tard, victimes à nouveau déclarées de la grande défaite des municipales, battus dans leurs mairies : ah ! ils avaient donc pu être choisis comme candidats, puis élus dans l'intervalle ?

Mais ils ont senti le boulet du canon, et comme député - ah ! il avait donc pu être choisi comme candidat, puis élu député ? (comme moins de 29% de ses collègues femmes à l'Assemblée nationale) - Laurent Baumel rappelle maintenant au pouvoir exécutif que les parlementaires veulent être réélus la prochaine fois...
Coïncidence : il était le signataire principal de l'appel de 2001 - quand le Conseil national désignait les candidats aux sénatoriales ; mais avait mis de l'eau dans son vin de gauche quand des sénatrices sortantes avaient répété en chorale une Marseillaise moqueuse ("nous entrerons dans la carrière quand..."). Puis  pauvre "gueule cassée" des municipales... (évocation indécente du passé de notre pays il y a cent ans)
Encore une coïncidence, anecdotique : 155 c'est à la fois le nombre de députéEs élues en 2012, et le nombre de villes perdues par le PS en 2014. Passons...

Ce qui est moins anecdotique, c'est l'arrivée dans ce gouvernement d'une personnalité qu'on appelle médiatique : mais Ségolène Royal est surtout une femme politique, sur laquelle le gouvernement compte. Et dans le domaine que les écolos d'EELV n'ont justement pas voulu.
Le rapport avec Laurent Baumel ? il suffit de lire sa biographie, confirmée même par la référence Wikipedia. Clairement, ses engagements successifs dans le PS, mais souvent à la limite ou dehors, ne sont pas d'un féminisme échevelé ; et 2008 souligne bien son opposition à Ségolène Royal.

Une différence entre eux saute aux yeux : la nouvelle ministre de l'Écologie a payé cher une défaite bien organisée dans son parti. Mais elle est présente pour aider son gouvernement, son parti en difficulté - qu'elle a toujours soutenu au fil des années.

On ne peut en dire autant de ceux qui profitent des difficultés de la gauche pour renforcer leurs carrières sinueuses, voire au prix du chantage. C'est ça, être un mec de pouvoir : quel talent ! jusqu'où monteront-ils ?

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samedi 26 janvier 2013

le bilan de fanchon blogueuse

Est-ce le mois de janvier ? période des bilans et des résolutions, on voit fleurir les comparaisons, et même entre blogs : la catégorie "blogueuSE politique" semble intéresser, jusqu'aux universitaires qui comprennent que la vie politique passe par là aussi.

Fanchon la parité n'aime ni les catégories, ni la compétition pour le plaisir d'être en tête (ses candidatures à des élections le garantissent...). Sa personne importe peu, seule son envie de militer pour des idées dont elle voudrait voir l'aboutissement - enfin un jour, avant de quitter cette vie ! Mais ce sprint de début d'année lui a donné l'envie de consulter ses statistiques. Elles sont incomplètes, car sa plateforme Blogger remonte le passé seulement jusqu'à mai 2008 ; mais une période de 4 ans 1/2 peut être considérée comme significative. Et ce palmarès n'est en compétition avec personne, surtout pas avec des personnalités plus prestigieuses, professionnelles et reconnues. Voilà juste les 10 articles que vous, internautes, avez le plus lus pendant cette période :
1. vive elles ! ces nouvelles ministres
2. cohérance... & parité
3. réduction sur abstention
4. nouvelle alerte
5. sms d'amour... triste été
6. parité politique, petites lettres, petits mecs
7. perdu une voix : la Kriss s'est éteinte
8. la parité, c'est la vraie rénovitude
9. deux présidentes pour la nouvelle année
10. un Debré UMP : Urologue, Mâle, et Politicien ringard

Bien sûr Fanchon vous doit des remerciements, car c'est votre classement selon l'intérêt que vous avez porté à ces articles. Et on y retrouve une cohérence très satisfaisante avec les sujets choisis à l'origine, dès le premier billet, il y a juste 6 ans.
Le titre d'abord : un simple prénom et le thème principal, la parité (en politique). Mais aussi les femmes qui affrontent concrètement la vie politique - et en particulier celle qui en France est allée le plus loin, et dont fanchon saluera toujours la bravoure et l'esprit d'anticipation, la vision d'avenir : Ségolène Royal. Autre thème, la parité (politique) avec ses rapports à notre vie quotidienne, dans l'actualité et pas seulement les discours. Pourtant aussi les informations utiles à rendre publiques, que ce soit des progrès ou des régressions.
Enfin l'ambiance prétendait être plus qu'hexagonale, européenne et internationale. Avec une dose de musique et de "culture", d'humour ou d'ironie, et sans langue de bois.

Le message est-il bien passé ? Il le semblerait d'après les commentaires publiés : merci donc à celles et ceux qui ont déposé une appréciation (pas toujours publiée, surtout quand elle révèle un manque de respect).
Il faut aussi remercier pour les invisibles liens, retrouvés par hasard quelquefois, qu'ont tissés d'autres blogueur-euses au fil de ces six années ; la technique permet maintenant qu'ils glissent dans leurs "blogrolls" la dernière édition de fanchon. Voilà un fameux coup de pouce solidaire !

Un autre grand merci à tou-te-s les internautes qui sont venu-e-s faire un petit tour par ici - et qui pourront revenir aussi souvent qu'ils/elles le souhaitent !
Fidèlement vôtre,
    flp
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samedi 27 octobre 2012

Europe, notre solidarité au quotidien

Vice–présidente de l'Internationale socialiste, Ségolène Royal est la meilleure porte-voix des enjeux d'une Europe en crise. Elle rappelle le programme du président Hollande pour une Union qui mérite d'être aimée ; elle évoque l'attente des peuples envers une des premières forces économiques du monde. Elle préfère proposer l'engagement, l'espoir, les moyens d'avenir, plutôt que la lamentation indignée et les refus rétrogrades.
 Au début d'un Congrès de Toulouse peu enthousiasmant, l'ancienne candidate apporte son soutien au président Hollande pour tous les engagements qu'il a pris avec les Français, surtout face aux critiques grognonnes et de parti pris.


Voilà qui fait heureusement écho à un prix Nobel d'avenir !

Fanchon apprécie que ce soit une voix de femme, dans cette rencontre où les hommes de pouvoir dominent, qui fasse entendre cet hymne tonique qui dépasse nos petites frontières, ce rappel que la Crise financière n'est pas une règle de soumission.

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vendredi 7 septembre 2012

parité surannée... au fil des années

Alors que le débat s'élargit sur le cumul des mandats, particularité des politiques français, il faut se rappeler qu'il a toujours été considéré comme le frein le plus puissant à la démocratie, à la parité. Autant de mandats et fonctions cumulées par le même élu, autant de sièges en moins pour des plus jeunes, pour des femmes.
Malgré tous les textes, loi, statuts des partis, on voit bien que le changement a du mal a progresser. Dans une semaine, les parlementaires socialistes seront au pied du mur : je démissionne de mes autres mandats pour respecter l'engagement que j'ai signé, pour aider au Changement que j'ai promis avec mon candidat désormais élu Président - ou bien je ressors les vieux arguments que les féministes connaissent par cœur pour les avoir tellement entendus, depuis tant d'années... Même la droite ne pense pas à s'en moquer, sachant trop bien que ses élus vont subir la menace ...un jour ?

Décidément le changement doit se faire dans les têtes, dans les comportements.
Un joli document de l'INA nous le rappelle :



C'était seulement le 11 mars 1997, quand Juppé, Premier ministre d'avant la dissolution, ouvrait un débat sur la parité. Sous la pression de l'opinion - après une enquête passionnante du Monde -, mais sans vote... Sept mois plus tard le nouveau Premier ministre Jospin présentait un projet de modification de la Constitution, qui a mené à de vraies lois pour la parité. Mais les débats intellectuels sur la parité ont été durs.

Quinze ans plus tard, on en est où ?

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lundi 11 juin 2012

parité politique, petites lettres, petits mecs

À quoi tient la parité en France : à la considération portée aux femmes, en particulier en politique. Elles ne sont décidément pas les bienvenues dans ce monde impitoyable.
Qu'elles se forment d'abord dans les municipalités, disait Juppé le 11 mars 1997 - ce qui ne lui avait tout de même pas réussi.

À gauche on a préféré faire des lois, puisque les mentalités des partis sont toujours à la traîne des citoyens. Et au PS : des textes, des statuts, des principes. Par exemple : lorsqu'un député sortant ne se représente pas, la candidature revient à une femme (bonne façon de réduire (très) progressivement, sans brutalité, la proportion d'hommes élus).

Exemple d'application de ce principe : le député-maire de La Rochelle, Maxime Bono, décide de ne pas se représenter. On doit donc réserver les candidatures à des femmes ; Ségolène Royal se présente, soutenue par le député sortant. SeulEs d'autres candidatEs peuvent se présenter aussi.

Qui fait appliquer les règles du PS dans une fédération du parti ? le Premier secrétaire fédéral - dans la mesure où la direction nationale arbitre au final, s'agissant d'une élection nationale (article 9.1.1).
Ces règles, tous les premiers fédéraux socialistes de France les connaissent et les appliquent. Sauf celui de Charente-Maritime, M. Falorni, qui trouve là une occasion de devenir un héros largement local, héraut de la démocratie contre le "stalinisme" !

Face à la présidente de sa Région (car le "parachutage" est assez limité), face à la première femme socialiste à avoir atteint le 2nd tour de la présidentielle, un petit apparatchik proclame devant les télés que son ancrage local prévaut pour siéger à l'Assemblée nationale. Le dissident prétendument de gauche renie tout principe de désistement républicain (qu'il a sans doute demandé à ses partenaires dans des élections locales précédentes), au lieu de se retirer derrière sa concurrente mieux placée ; il attend la victoire que pourraient malicieusement lui offrir les voix de droite.

Les femmes savent bien que dans tout réglement les articles les plus importants sont écrits en tout petits caractères ! Elles savent aussi que les petits caractères sont l'apanage des petits mecs.

Voilà aussi l'héritage de hiérarques socialistes engagé-e-s depuis des années dans le TSSR (Tout sauf Ségolène Royal). Ils ont encouragé les petits mecs ; les voilà maintenant obligés de supplier celui qui les nargue.



Ce que l'on fait à Ségolène Royal - et que ne lui a-t-on déjà fait ? -, on le fait à toutes les femmes, au quotidien.

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dimanche 25 mars 2012

la jeunesse des banlieues, pour mémoire


Il y aura, si rien n'est fait, des gestes de désespoir radical, des actes de nihilisme sans pareil qui laisseront les pouvoirs publics sans ressources et sans voix...
Il y a urgence ; j'ai la ferme volonté d'empoigner ce problème à bras le corps ; j'en ai la ferme volonté. Je l'ai là, chevillée au corps parce que je sais au fond de moi, en tant que mère, que je veux pour tous les enfants qui naissent et qui grandissent en France, ce que j'ai voulu pour mes propres enfants.

C'était à Villepinte, le 11 février 2007 - cinq ans de gâchés...


vendredi 14 octobre 2011

Jamais un tour sans deux

Tout ça pour ça  ? Faut-il croire qu'il aurait suffi d'organiser un tirage au sort, un pile ou face entre les deux plus récents premiers secrétaires du PS ?

Eh bien non. Un événement considérable s'est produit dans notre pays : près de 3 millions de citoyennes et de citoyens se sont déplacées pour un vote démocratique d'un genre nouveau, auquel rien ne les obligeait.
L'initiative est si peu négligeable que la Droite s'alarme de la place médiatique que la Gauche lui vole. Il est vrai que pour la première fois depuis longtemps on parle politique en France, on débat à la TV de sujets importants, les journalistes posent enfin de vraies questions.

Les costumes gris et bleu marine vont donc reprendre la main : l'UMP veut organiser à grand bruit ses Journées parlementaires pendant le week-end du 2nd tour à gauche. Ah mais ! Et pour peu que l'Élysée connaisse un Heureux Événement Présidentiel, l'UMP-bébé montrerait là un fameux et précoce sens de l'opportunité politique et médiatique. Digne de son Père.

Ce dimanche, les mêmes électrices et électeurs - et peut-être d'autres sympathisants en plus, reviendront dans les Bureaux de vote citoyens. Ils y re-trouveront la même ambiance qu'ils ont tant aimée dimanche dernier : les retrouvailles dans leur ville avec de vieilles connaissances, la rencontre de jeunes manifestant un désir de gauche, les conversations politiques (habituellement interdites dans ces lieux), les bulletins de vote qui font plaisir (sans les nauséabonds devenus incontournables).

C'est trop à gauche, tout ça ? Que la Droite fasse la même chose, donne la parole à ses électeurs, prenne ce risque !

Car il y avait risque. Il suffit d'avoir soutenu une candidate pour le savoir : éliminée dès le premier tour, Ségolène Royal s'est retrouvée au niveau incroyable que les sondages lui avaient promis, dans les choux.  Après des mois de travail, de campagne populaire,


de présentation détaillée de son riche programme, sans soulever l'intérêt de rédactions de presse - sauf la dernière semaine...
Elle n'a finalement rencontré qu'une réaction : je vote pour celui que les sondages donnent gagnant car je veux mettre Sarko dehors.
Cela s'appelle le vote utile. Il faut croire que l'utilité était grande !

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samedi 8 octobre 2011

pour l'ordre juste et pour les femmes, c'est demain !

Une Présidente de la République en 2012, faut-il en faire son deuil déjà, quand les sondages osent mettre Ségolène Royal à 6 % ?

Faire un choix politique, voter, désigner un chef d'État, est-ce se conformer aux sondages, surtout quand ils n'ont aucune valeur ? est-ce considérer qu'une femme est jetable après un échec, surtout provoqué par ses petits camarades ? est-ce oublier toute constance des idées, ou plutôt repiquer sans vergogne les idées qu'on a moquées, en retournant sa veste ?

Aujourd'hui, on vante le documentaire sur le sexisme en politique. Mais il rappelle que Ségolène Royal a été la première femme à accéder au premier tour d'une élection présidentielle - ce qui n'était déjà pas un mince exploit. Et celui qui n'avait pas ce handicap en 2002, et avait fait voter la parité, a mené la danse contre celle qui avait mieux réussi que lui. Danse reprise par ceux qu'elle avait écrabouillés aux primaires de 2006 ; ils ont dit regretter, mais ont continué.
De sorte qu'elle n'avait reçu QUE 17 millions de voix d'électeurs au second tour en 2007 - excusez du peu ! Les voix de celles et ceux qui ont compris ses mots, pas les formules incantatoires et creuses des vieux politiques à-la-papa... Alors, Royal = kleenex à jeter ?

 logo de la parité (1998)
celui qu'on voit au revers d'Élisabeth  Guigou,
Garde des Sceaux présentant devant l'Assemblée le projet
de modification de la Constitution
(docu LCP  à 18:00)
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mercredi 5 octobre 2011

J -4 pour une candidate de gauche

Bientôt arrive une journée peu ordinaire, avec ce vote de type nouveau, une expérience pour la France. Les citoyennes et citoyens vont pouvoir désigner directement qui peut les représenter en mai 2012, et la lecture de ce blog - né il y a bientôt 6 ans - confirme que fanchon la parité n'a pas changé : elle espère la désignation de Ségolène Royal, comme en 2006.

Une différence de taille entre ces deux élections : la taille de l'électorat. Limité aux militants socialistes, le vote avait dès le premier tour consacré unE candidate à plus de 60 % des voix, "écrabouillant" Laurent Fabius à moins de 19 %, comme il le rappelait lui-même ce matin.. Elles comptaient des voix peu respectées par les traditionalistes : celles des "adhérents à 20 €". Mais au moins, les intentions de vote étaient faciles à mesurer, et avaient été confirmées.

Cette fois, on ignore qui viendra voter, malgré les sondeurs qui s'obstinent à faire parler des zombies, sans aucune réalité scientifique. Et les chiffres qui sont lancés, ne reposant que sur de l'inconnu, permettent néanmoins de mettre en avant deux "favoris". La question posée après les deux premiers débats télévisés reste valable :
"N'étaient les sondages, qu'est-ce qui fait de Hollande le meilleur ?" Les sondages, justement, qui font parler les sondeurs... Où est partie la raison raisonnante ?

C'est donc ce soir qu'on pourra en savoir plus sur les vraies raisons - éventuelles... Mais voilà des semaines que les candidats sont en campagne, qu'ils peuvent s'expliquer, présenter leurs priorités. Au lieu de convaincre des pipols pour se faire soutenir...

Voilà des années que la candidate de 2007 applique dans sa région les idées qu'elle propose, qu'elle approfondit ses propositions. Et qu'elle progresse comme candidate, de toute évidence. Qu'elle s'est bonifiée comme élue, comme oratrice, comme future Présidente de la République.
On pourra en juger ce soir - sauf incident de malchance, comme cela peut arriver à quiconque dans "les aléas du direct", comme on dit.

Ceux que l'on ne verra pas ce soir sont les citoyens, beaucoup de femmes, qu'elle rencontre en foules aux quatre coins de France, et pour qui elle n'a pas démérité.
À tout à l'heure donc, devant nos télés :

LCP sans pub, BFMTV avec, ou le web avec Le Nouvel Obs


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dimanche 11 septembre 2011

féminisme primaire et citoyen

Il est bon de rappeler que la rigueur de la pensée, la continuité en politique, la ténacité des actions, la mémoire, la solidarité féministe et aussi la fidélité, ça peut encore exister.

Quelle meilleure exemple que la grande Yvette Roudy, notre ancienne (ministre et députée) - mais toujours libre et debout ? Voici la lettre qu'elle a adressée au meeting de ce samedi 10 septembre, lue par Françoise Mesnard devant les 2000 personnes réunies par Ségolène Royal dans le Parc des expositions de Montreuil :


Pourquoi je soutiens Ségolène Royal

Dans  cette campagne des primaires, je soutiens Ségolène Royal pour trois raisons :

1 -  Parce que de tous les candidats, elle est celle qui a le mieux compris les leçons politiques de François Mitterrand, qu’il s’agisse de sa capacité de rassemblement, de son pragmatisme, de son sens de l’État, de son goût de la liberté et de la justice.

2 - Parce que  de tous les candidats, elle est celle qui a le mieux compris et défendu les droits des femmes, par la preuve. Récemment encore, Ségolène a créé le Pass’contraception, permettant un accès gratuit à la contraception pour toutes les jeunes filles. Une initiative que toutes les associations féministes et féminines ont saluée, tant le droit des femmes à disposer de leur corps reste encore aujourd’hui un droit à protéger, car menacé de façon permanente.

On me dit que certains candidats seraient récemment devenus les meilleurs défenseurs de la cause des femmes.  Dommage qu’ils aient été aussi discrets jusqu’à présent. Je n’ignore pas que les vocations tardives peuvent se révéler excellentes,  mais aucun  jusqu’à présent ne l’a prouvé par ses actes. En dehors de Ségolène.

3 - Parce que de tous les candidats, elle est la seule à avoir réuni 17 millions de voix, soit 47% des suffrages sur son nom au second tour des Présidentielles de 2007, et que nous aurions pu l’avoir comme Présidente de la République en lieu et place de Nicolas Sarkozy, n’eût été l’opposition machiste de certains dirigeants de son propre parti, qui n’ont pas supporté qu’une femme de caractère indépendant, et proche des féministes, puissent les représenter.

J'ajoute que Ségolène est ce que j’appelle une « conquérante », qui a arraché sa circonscription et sa région à la droite. Elle saura mener les combats qui s’annoncent et je sais que nous pouvons lui faire confiance."

 Yvette Roudy

Il faut ajouter que "la réalisation de l'égalité hommes-femmes" est au cœur du Contrat proposé par Ségolène Royal (4e engagement).

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samedi 10 septembre 2011

un ordre juste, pourquoi pas ?



Citoyennes et citoyens, vous avez rendez-vous avec Ségolène Royal, et le soleil...

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mercredi 31 août 2011

des yeux pour lire, des oreilles pour écouter

Pour tous ceux que la vie politique intéresse, parce que c'est aussi la vie d'un pays et du monde, le week-end a été intéressant. Même si certains ont cru y voir une "violence démentielle", le PS a pu organiser sa traditionnelle Université d'été sans dommages. La chaîne rieuse des six candidats se donnant la main n'était pas qu'illusion pour la galerie : tous voulaient montrer leur volonté de réussir les Primaires citoyennes d'octobre, expérience démocratique mais périlleuse bien sûr.

Du coup les commentateurs revenus enfin de vacances ont repris contact avec  la vie politique. Ils y sont allés, en nombre, voir et entendre. Et ils ont évidemment commenté à chaud les chances des "deux favoris" PS - puisqu'ils se fient tous aux "sondages".

Mais surprise, dès le lendemain, on sentait comme l'ombre d'un doute : et si tout n'était pas écrit comme le promettaient 404 personnes sondées ?


 Et il a fallu que les meilleurs (cinq hommes sérieux !) se retrouvent à plancher le lendemain, pour se poser une hypothèse nouvelle, à laquelle ils n'avaient jamais songé :



(petite question accessoire : pourquoi ce débat ne figure-t-il pas dans les videos de i-télé ?)

Le débat général va peut-être enfin évoluer d'ici le 9 octobre ?
Rappelons-nous : la "blonde" Ségolène l'avait prévu, ça aussi.



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jeudi 11 août 2011

les révoltes nécessaires

Régal des cinéphiles et trésor populaire, classé depuis des années au patrimoine de la France, Les tontons flingueurs n'en finit pas de révéler des trésors d'actualité ; c'est Mediapart qui nous le rappelle une nouvelle fois. 
Journaliste toujours libre et debout, Edwy Plenel n'est pas du genre à écrire pour passer le temps. Et, comme il y a 2 ans, son dernier coup de gueule mérite une lecture attentive : pas difficile de garder l'œil ouvert, car chacun de ses mots pèse, et il y en a pour tout le monde !

« On a financé le spéculateur plutôt que l'entrepreneur. Si l'imposture volait, Nicolas Sarkozy serait chef d'escadrille » : au delà des formules, c'est tout ce texte - écrit avec style et vigueur - qui interpelle les citoyens que nous sommes. Pédagogique, il est accompagné d'explications et  références, en liens nombreux.
Inutile de copier plus longuement : fanchon préfère renvoyer au site d'origine, pour lire l'article intégral. Et comme la lecture est payante, cette invitation est carrément de la pub. Agir en citoyen, militer, c'est aussi encourager ceux qui vous aident à réfléchir :
ou bien 

Le chef de gouvernement conservateur, en Grande-Bretagne, vient de nier tout contenu politique aux émeutes qui ont enflammé des centres urbains : selon lui, les gamins (7 à 14 ans !) qui ont pillé et ravagé leur environnement quotidien, n'ont tout simplement pas appris "la différence entre le bien et le mal". Voilà qui transfère allégrement les responsabilités aux parents, familles dont les conditions de vie ont tout de même à voir avec l'économie, avec la politique - dont l'éducation inégalitaire. Merci à Plenel de faire le rappel d'informations nécessaires.

Pendant ce temps, le Words, words de Shakespeare est aussi de circonstance.
Les médias - ou ce qu'il en reste en août - nous rabâchent leurs "bras de fer entre marchés et politiques", les marchés ont perdu un peu de leur rationalité", "il faudrait que les marchés soient rassurés", "aux yeux des marchés", "les marchés ne veulent rien entendre", "les marchés n'ont aucun repères, se cherchent", "les marchés ont été sensibles aux rumeurs, faute de repères" : "les rumeurs viennent de nulle part" - belle découverte ! C'est qui, les marchés ? ceux dont les meilleurs économistes ne prétendent pas que leur activité soit une science exacte.

Les politiques vont avoir à faire, à la rentrée... 

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mardi 9 août 2011

durs fantasmes d'août

Nous voilà dans la période chaude où les hebdomadaires dits news magazines magazinent plus qu'ils ne donnent de news : quand il faut attirer les lecteurs qui se dorent traditionnellement sur la plage, à l'écart des méduses, ou se protègent des averses, tout titre fait ventre.
C'est donc généralement aux sensations ou sentiments les plus profond-e-s de la nature humaine que s'adressent les courageux rédacteurs, restés devant leurs claviers quand tous les collègues sont eux-mêmes en congé. Les marronniers de l'été sont bien connus, mais on dirait que 2011, dans cette deuxième semaine d'août, les a moins utilisés que les années précédentes (attendons les parutions d'avant le 15 août...)
Tout de même L'Express est resté fidèle à cette tradition :

les unes de la semaine en cours
Mais un peu sage, et Marianne a voulu faire mieux, plus hardi grâce à la politique :
ceci n'est surtout pas une publicité...
Si Marianne souhaite raprocher les citoyens de la réflexion politique, le mois d'août y est sans doute propice. Fanchon propose donc un jeu qui prolonge ces titres.

Et si nous rabibochions plus large ?
- Arnold Schwartzenegger, ancien gouverneur de Californie, et Maria Shriver, nièce des Kennedy ?
- le Président de la République élu en 2007 et Cecilia ?
- la princesse Margaret et Peter Townsend ?
- Napoléon Ier et Joséphine ?
- Henri IV et la reine Margot ?
- Henry VIII d'Angleterre et Catherine d'Aragon, et Ann et Mary Boleyn, et Jane Seymour, et Anne de Clèves, etc... ?
- Robert II et Rozala ?
- Charlemagne et Himiltrude, et Désirée ?
- Dagobert 1er et Gomatrude ?
- Mécène et Terentia ?
- Ptolémé XIII à XV et Cléopatre ?
- Cléopatre et César, et Antoine ?

À vous d'en trouver d'autres...
Mieux vaut en rire, mais que fait Julliard ?

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mercredi 27 juillet 2011

primaires à gauche et clins d'œil taquins

Si la campagne officielle des primaires ouvertes, pour la désignation du/de la candidat-e que soutiendra le PS, ne commencera qu'à la rentrée, l'été donne déjà quelques échos.

Paradoxalement, parmi les médias et les sondages qui mettent en relief les deux "favoris" socialistes, les revues de presse signalent les articles détaillés d'un dossier du Figaro, au regard plus large. Y aurait-il malice du quotidien de droite ? c'est ce qui pourrait apparaître dans les titres : "Quand Ségolène Royal s'incruste rue de Solférino", par exemple...

pour Le Figaro, elle "s'incruste" dans le décor - avec le sourire...
En l'occurrence, cette photo sera la nouvelle actualité du jour, puisque la candidate aux primaires Ségolène Royal a donné rendez-vous à la presse à Solférino à midi aujourd'hui. (Gageons que Le Figaro n'y sera pas seul... :-) Mais écartelés entre Oslo pour le grave, et New-York pour le lassant, où seront les médias ?)

Moins ambigu, un autre article évoque des questions lancées ces derniers temps par la candidate de 2007 :

(...) « Les débats permettront d'éviter ce genre de petits dérapages.» Pour l'instant, ils sont relativement contrôlés. D'autant que chacun prend grand soin de ne plus répondre à Ségolène Royal. L'ex-candidate de 2007 a pourtant relancé la question de l'ouverture au centre en proposant même de repousser les limites d'une telle alliance jusqu'aux gaullistes sociaux. En face, pas de réponse. Ses adversaires ont appris à leurs dépens qu'entrer dans une polémique avec Ségolène Royal ne ferait que contribuer à la replacer au centre du jeu socialiste. Alors ils se taisent.(...)

Ailleurs, le journal évoque la nécessité de débats entre les candidats : est-ce verser de l'huile sur le feu, en espérant que la droite en tirera avantage ?
On a ouï dire qu'il y a, une fois de plus, du tirage entre le propriétaire Serge Dassault, le rédac-chef qui le relaie, et la rédaction : pour les journalistes, rapporte Libé«Il y a un gros sentiment de lassitude à la rédaction. Les angles sont un peu toujours les mêmes : on tape la gauche et, à droite, on critique Borloo et Villepin.» Voilà décidément un métier difficile, coincé entre l'éthique de l'information et le pouvoir de l'argent. (Mais sur le site, les commentaires des lecteurs fidèles arbitreraient plutôt pour la direction : on ne rigole pas)

Pendant ce temps chacun-e des candidats profite des déplacements estivaux pour se faire voir à travers les régions de France (plus de Maroc, cette année :-) !). Certains en font de vraies colonies de vacances, avec tous les notables ou ex-éléphants du PS, chargés de les soutenir ; c'est vrai qu'il y aura un Congrès du parti bientôt... mais pas tout de suite. L'essentiel est de s'adresser aux électeurs et électrices, les Français-es, qui se moquent sans doute de savoir de qui leur député-e sera supporter.... Ils préfèrent savoir comment se fera le vrai "changement", le plus crédible.

Car le premier message, le plus important, est clair : l'élection des primaires n'est pas réservée aux militants encartés. Tou-te-s les citoyen-ne-s pourront aller voter les 9 et 16 octobre. À gauche on peut y trouver un moyen de donner sa préférence pour le deuxième tour - par exemple au cas où un autre candidat de gauche n'y figurerait plus ?

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vendredi 8 juillet 2011

le respect se perd...

La brève ouverture sur les femmes, ces dernières semaines, semble déjà oubliée. En marge de l'Affaire de New-York, et quel que soit son futur dénouement pour les personnes mises en cause, les féministes - au nom  de toutes les femmes - avaient eu l'occasion de démentir quelques petites phrases bien sexistes, échappées à l'inconscient d'hommes de pouvoir (politique ou médiatique).

Ainsi il avait été confirmé que dans les débats en général, les femmes intervenantes se faisaient très fréquemment couper la parole - voire contredire. L'avertissement n'a pas suffi, et en voilà un bel exemple :


On aura du mal à trouver une autre interview aussi caractérisée. Imagine-t-on un journaliste couper brutalement une phrase pour dire NON, puis ré-insister sur la négation ? Et pour affirmer sa "preuve", en appeler au témoignage du public. Patrick Cohen à Ségolène Royal, sur France-Inter : "les auditeurs pourront vérifier", = Madame vous êtes en train de mentir...
Ailleurs il prétend : "j'ai votre citation sous les yeux" !

Qui oserait s'en prendre ainsi par exemple à Frédéric Lefèbvre, Xavier Bertrand, voire.... Nicolas Sarkozy ?
Tous ceux-là sauraient répondre (et comme ils en ont l'habitude) ; heureusement Ségolène Royal peut répondre fermement, car tout le monde pourra heureusement vérifier ce qu'elle a dit - sans avoir eu besoin d'effacer les sites de promesses de 2007.

Et les épreuves de 2007-2008 l'ont renforcée dans sa capacité à tenir face aux attaques. Avec le sourire en prime. Elle fait confiance aux électrices et aux électeurs, tout simplement.

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