Affichage des articles dont le libellé est Union européenne. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Union européenne. Afficher tous les articles

jeudi 20 avril 2017

que veulent les femmes pour l'élection présidentielle ?

-->
ALLIANCE DES FEMMES POUR LA DÉMOCRATIE - Fondatrice : Antoinette Fouque
Élection présidentielle 2017 :
pour une société démocratique, paritaire, laïque, créatrice, dans une Europe unie
En ces temps de graves menaces de régression démocratique, où il semble que les conflits et la violence redeviennent la passion dominante des hommes, où s’affirment des volontés de délier ce que l'intelligence humaine et l'esprit de paix ont tissé depuis la fin de la seconde guerre mondiale, que voulons-nous à l’heure de l'élection présidentielle ?
Certainement pas le ressentiment et l'esprit de revanche, la revendication égotiste. Nous savons le danger que représentent les personnalités autocrates, narcissiques, machistes, guerrières, qu’il s'agisse d'hommes ou de femmes, de gauche ou de droite.
Nous voulons une démocratie citoyenne renouvelée et solidaire
La société, le peuple - comme ils disent -, n'a pas besoin d'être violentée, exacerbée dans la haine de l'autre et la fermeture.
Dans cette période de mutation, elle a besoin d' élu·es, de gouvernant·es suffisamment capables d’accueillir sans peur ce qui vient, d’excéder les conflits, de prendre avec eux la souffrance et la détresse des citoyennes et des citoyens et d’encourager leurs désirs, leurs espoirs, leur pulsion de vie et de création, de travailler à rendre la planète et notre environnement vivables. Elle a besoin non pas d'arrimage au vieux monde et aux traditions rétrogrades, mais d'apaisement, de respiration, de créativité, de vision renouvelée, de projets positifs, de culture.
Nous voulons une Europe unie et forte
Certaines, certains veulent quitter l’Union européenne. Nous sommes européennes, parce que l’Europe est l’espace du monde où les droits humains et les droits des femmes sont le plus avancés. Ses textes fondateurs affirment le respect de la démocratie, le principe d’égalité entre les femmes et les hommes. Même imparfaite, elle est un pôle d'appui et de référence pour tous ceux qui partagent les "valeurs indivisibles et universelles de dignité humaine, de liberté, d'égalité et de solidarité" (Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne). Elle est un garant contre les retours en arrière anti-démocratiques et les atteintes aux droits humains. Qu'elle explose et c'est la régression assurée, la fin de tout espoir de paix et d’avancée des libertés. L’Union européenne doit être défendue, réformée, relancée.
Nous voulons une laïcité exigeante
Non pas une laïcité instrumentalisée, ou une demi-laïcité qui autorise un dirigeant politique à faire part publiquement de son engagement religieux, mais une laïcité qui garantisse que jamais les religions ne seront autorisées à prendre le pas sur les droits et libertés fondamentaux, au premier rang desquels ceux des femmes. Qui soit une défense contre les assauts intégristes, et contienne l’essor politique des religions. Nous voulons que la France renforce son modèle de laïcité modernisée par les droits des femmes et le porte au niveau européen et mondial
L'Alliance des femmes pour la démocratie est une des associations
membres fondatrices du Réseau Elles aussi.

dimanche 8 mai 2016

les vraies peurs pour l'avenir

Quelle plus grande peur veut nous donner L'Obs de cette semaine ? À sa une, et en une dizaine de pages, un dossier sur l'Ubu coréen (du Nord) nous propose des jeux de la guerre et du hasard : ceux auxquels peut se livrer un dictateur imprévisible - et question dictateurs, nous connaissons d'expérience leurs ravages actuels et passés.
Ce Kim-Jung Ubu, pitoyable fils et petit-fils d'autres Kim-Jung, risque-t-il de faire pire que ses prédécesseurs et modèles ? espérons que nous n'en saurons jamais rien. (Voilà plus d'un siècle que Jarry avait conçu l'arobase prémonitoire)

Comment résister à ce risque (éventuellement) planétaire ? à cette peur qu'on nous assène ?

Le plus terrible est à rechercher tout à la fin du magazine, dans sa meilleure page : l'avant-dernière, reléguée à la fin du supplément Télé-Obs. Celle par laquelle il faut commencer chaque semaine.

C'est de nous que Jean-Claude Guillebaud peut nous inviter à avoir peur : où sera notre capacité de résistance à la peur, notre résistance à la folie du monde ? De quoi sommes-nous capables, nous femmes et hommes, devant ces éventuels dangers ?

Guillebaud, cultivé et philosophe, rappelle Camus : "Tout ce qui dégrade la culture raccourcit les chemins qui mènent à la servitude. Une société qui supporte d'être distraite par une presse déshonorée et par un millier d'amuseurs cyniques, décorés du nom d'artistes, court à l'esclavage malgré les protestations de ceux-là mêmes qui contribuent à sa dégradation."
Et plus loin encore l'Américain Dos Passos en 1917, en pleine Grande guerre : "Que nous étions stupides avant la guerre : la salive que nous dépensions à prôner des révoltes de rien du tout ; comme nous pouffions de petites plaisanteries sur la religion et le gouvernement ! Et pendant ce temps, dans la cupidité, l'infinie bêtise des hommes, ceci se préparait..."
John DOS PASSOS       -       Albert CAMUS     -   Jean-Claude GUILLEBAUD
 Qui, à part Guillebaud, avait pensé à comparer d'autres époques culturelles ? Avions-nous remarqué à la fin des années 50 une quelconque gaudriole courant à travers nos radios, nos spectacles sur scène ? car Albert Camus est mort à l'aube de 1960. Bien avant les muppet shows, nuls et autres guignols de l'info. On n'avait pas souvenance que les médias rigolaient beaucoup à l'époque - et pourtant Camus a pu écrire ces phrases, qu'on croirait d'aujourd'hui ! Que ne dirait-il maintenant !

C'est Jean-Claude Guillebaud qui relaie ces cris d'alarme. Non pas pour juste dénoncer une "rigolade délibérée".  Car on se souvient du "Parti d'en rire" créé par Pierre Dac (avec Francis Blanche) après qu'il avait agi pour la Résistance : rire n'empêche pas de réfléchir.

C'est le service public qui est profondément atteint : là, à France-Inter, où une radio populaire savait attirer un public, le distraire en l'informant, en l'éduquant, que subissons-nous ? "La dégoulinade permanente  de galéjades bâclées, la surenchère de rigolos sans talent finissent par constituer un bruit de fond qui tire vers le bas tout ce qui passe à l'antenne."
On est loin de l'humour intelligent de Desproges, du "Tribunal des flagrants délires"...

Si fanchon comme d'autres s'exaspère à ces gloussements, le plus grave est bien ce mouvement vers le bas qui tue toute réflexion, sans aucune hiérarchie.
D'où ces pétitions quotidiennes pour tout et n'importe quoi ; ces Nuits debout qui prétendent réinventer ce que faisaient à la fois d'innombrables associations (en voie de disparition) et l'éducation populaire d'intérêt général, soutenue par l'impôt de tous les contribuables.
Pendant que des millions de migrants souffrent dans le monde, pendant que la planète se détériore, que l'Union européenne coule... et qu'un minable Ubu compte ses missiles.

Et les femmes dans tout ça ? la plus grande tristesse de fanchon la parité, c'est que des femmes usent leur talent à glousser elles aussi, alors qu'elles ont une porte grande ouverte : ce vide sidéral leur serait une occasion de venir faire vivre autrement la politique. Même un parti peu enclin à cette nécessité commence à réfléchir...

dimanche 22 février 2015

une femme dans l'avenir de la planète

À la fin de 2015, la Conférence internationale sur le Climat se réunit à Paris. La ministre de l'Écologie, de la transition énergétique et du développement durable a reçu LCI pour expliquer la mission qu'elle se donne :

http://lci.tf1.fr/politique/bureau-politque-decouvrez-l-antre-de-segolene-royal-8568160.html


samedi 29 novembre 2014

merci, madame !

Merci à toutes et tous de ne pas participer à la manipulation des adversaires de Simone Veil : après s'être opposés au vote de la loi pour l'IVG, il y a 40 ans, ils n'ont jamais cessé de la harceler avec les pires injures.
Et depuis le téléfilm de France 2, qui a rappelé l'Histoire, avec ce rappel du long combat des femmes, on voit ressortir une vieille photo calomnieuse de janvier 2013.
Oui, on a pu voir M. et Mme Veil dans la rue de la manif contre la loi Taubira, tenant à la main, de façon pitoyable, un petit drapeau des réacs. C'est le JDD qui s'est permis une telle publication.
Non, ce n'était pas crédible ! Simone Veil a perdu peu après le compagnon de sa vie; et sa famille la protège désormais de démarches et manipulations mensongères.
Si vous êtes de gauche : oui, Simone Veil est une femme politique de droite. Mais elle a dépassé tous les clivages, par sa vie exemplaire et son courage.
Aidons-la nous aussi, de même qu'elle a été solidaire de toutes les femmes.
Il faut démentir cette manœuvre honteuse.
Merci Madame ! Vous avez mérité de vous reposer.
--------

jeudi 7 août 2014

Femmes, mendions ! au moins dix à la Commission européenne

C'est à pleurer ! Petit résumé à partir d'un article de Mediapart, justement titré  "La future commission va déjà très «mâle»":

"«Le président Juncker souhaite des femmes mais la France a la liberté de choix» (François Hollande en juillet).
«La représentation des femmes au sein de la commission, c'est important. Mais ça ne veut pas dire que ce soit une nécessité qu'une femme occupe le poste de représentant français. (…) La France fait partie des pays qui ont envoyé le plus de femmes par le passé à la commission européenne.»"
La preuve : sur les 15 commissaires français précédents, 2 femmes, Christiane Scrivener (1989-95) et Édith Cresson (1995-99) au siècle dernier...

"François Hollande a choisi de nommer Pierre Moscovici. L'ex-ministre des finances était pourtant en concurrence avec au moins deux femmes, Élisabeth Guigou et Pervenche Berès (eurodéputée socialiste), toutes les deux jugées compétentes.
Dans ce contexte déprimant, deux pays en particulier n'ont pas brillé : la France et l'Espagne."
Que dit-on à Madrid ?
"«Un débat entre un homme et une femme est toujours compliqué. Si vous abusez de votre supériorité intellectuelle, vous apparaissez comme un machiste et vous semblez menacer une femme sans défense.»" : c'est une déclaration du conservateur Cañete, pressenti lui-même pour le poste de commissaire - qui fera donc le parfait macho européen....

Alors que 4 (quatre) femmes sont proposées, les commissaires sortantes voudraient que le renouvellement permette au minimum d'avoir 9 femmes, leur nombre actuel. Sur 28 !
D'où leur mouvement : "Ten or more" ("au moins 10"), toujours sur 28, à défaut de 14 !

Consternant, au pays qui a instauré la parité, de devoir mendier... La France, qui a voulu changer les mentalités, voit des hommes toujours solidaires pour éjecter les femmes, et même leurs "camarades" socialistes...
 

Alors mendions : AU MOINS DIX !

Neelie KROES, commissaire européenne sortante. : Ten or more !
Quand on pense que des responsables politiques de ce niveau sont obligées de militer pour des principes de base. C'est ainsi que les femmes politiques restent proches des citoyen-ne-s, elles.

  Ten or more ! au moins DIX !


samedi 22 février 2014

disparition d'une féministe

On apprend ce soir avec peine le décès d'Antoinette Fouque, une des grandes féministes qui ont si bien marqué le militantisme du demi-siècle écoulé.
Psychanalyste, Antoinette a participé à toute la vie intellectuelle et il serait difficile de rapporter ici toute sa carrière. La photo ci-dessus symbolise bien son activité comme éditrice : le 22 novembre dernier, elle publiait encore un grand Dictionnaire universel des créatrices, toujours soucieuse de rappeler le rôle des femmes, si souvent oubliées dans le monde médiatique. Ayant fondé les Éditions des femmes, elle continuait en parallèle à peser dans le monde militant et politique - n'oublions pas qu'elle fut même députée européenne. Également présidente de l'Alliance des femmes pour la démocratie (AFD), malgré la maladie qu'elle combattait depuis longtemps, elle était entourée d'amies qui lui étaient dévouées. Ensemble, elles avaient activement soutenu la campagne présidentielle de la première candidate finaliste d'une élection présidentielle, Ségolène Royal, en 2007.
C'est donc à Michèle (et Michelle), Yvette, Christine, Anne-Marie, Annie, Laurence, Catherine, Élisabeth, que pense aujourd'hui fanchon la parité , pour les avoir rencontrées à l'AFD, dans le pluralisme politique d'Elles aussi. Qu'elles sachent leur peine partagée.

Le souvenir ne peut être oublié d'une conversation au téléphone, qui pouvait durer une heure, et ressemblait plus à un exposé philosophique dont on se sentait honorée. Mais aussi de l'émotion ressentie à côté d'une jeune femme invitée à entendre Antoinette Fouque dans un colloque de haut niveau : cette modeste employée sans bagage intellectuel avait été bouleversée par les idées qu'elle découvrait, dans un langage accessible. Mais c'est que l'intellectuelle engagée était aussi une femme, une mère, qui avait combattu pour tous les droits des femmes.

Même au-delà de la mort, fanchon parie qu'on va voir ressortir quelques bons éreintements sur Antoinette. Mais c'est normal : une féministe, quel que soit son style, est habituée à se faire traiter de tous les noms...

---------

samedi 26 janvier 2013

le bilan de fanchon blogueuse

Est-ce le mois de janvier ? période des bilans et des résolutions, on voit fleurir les comparaisons, et même entre blogs : la catégorie "blogueuSE politique" semble intéresser, jusqu'aux universitaires qui comprennent que la vie politique passe par là aussi.

Fanchon la parité n'aime ni les catégories, ni la compétition pour le plaisir d'être en tête (ses candidatures à des élections le garantissent...). Sa personne importe peu, seule son envie de militer pour des idées dont elle voudrait voir l'aboutissement - enfin un jour, avant de quitter cette vie ! Mais ce sprint de début d'année lui a donné l'envie de consulter ses statistiques. Elles sont incomplètes, car sa plateforme Blogger remonte le passé seulement jusqu'à mai 2008 ; mais une période de 4 ans 1/2 peut être considérée comme significative. Et ce palmarès n'est en compétition avec personne, surtout pas avec des personnalités plus prestigieuses, professionnelles et reconnues. Voilà juste les 10 articles que vous, internautes, avez le plus lus pendant cette période :
1. vive elles ! ces nouvelles ministres
2. cohérance... & parité
3. réduction sur abstention
4. nouvelle alerte
5. sms d'amour... triste été
6. parité politique, petites lettres, petits mecs
7. perdu une voix : la Kriss s'est éteinte
8. la parité, c'est la vraie rénovitude
9. deux présidentes pour la nouvelle année
10. un Debré UMP : Urologue, Mâle, et Politicien ringard

Bien sûr Fanchon vous doit des remerciements, car c'est votre classement selon l'intérêt que vous avez porté à ces articles. Et on y retrouve une cohérence très satisfaisante avec les sujets choisis à l'origine, dès le premier billet, il y a juste 6 ans.
Le titre d'abord : un simple prénom et le thème principal, la parité (en politique). Mais aussi les femmes qui affrontent concrètement la vie politique - et en particulier celle qui en France est allée le plus loin, et dont fanchon saluera toujours la bravoure et l'esprit d'anticipation, la vision d'avenir : Ségolène Royal. Autre thème, la parité (politique) avec ses rapports à notre vie quotidienne, dans l'actualité et pas seulement les discours. Pourtant aussi les informations utiles à rendre publiques, que ce soit des progrès ou des régressions.
Enfin l'ambiance prétendait être plus qu'hexagonale, européenne et internationale. Avec une dose de musique et de "culture", d'humour ou d'ironie, et sans langue de bois.

Le message est-il bien passé ? Il le semblerait d'après les commentaires publiés : merci donc à celles et ceux qui ont déposé une appréciation (pas toujours publiée, surtout quand elle révèle un manque de respect).
Il faut aussi remercier pour les invisibles liens, retrouvés par hasard quelquefois, qu'ont tissés d'autres blogueur-euses au fil de ces six années ; la technique permet maintenant qu'ils glissent dans leurs "blogrolls" la dernière édition de fanchon. Voilà un fameux coup de pouce solidaire !

Un autre grand merci à tou-te-s les internautes qui sont venu-e-s faire un petit tour par ici - et qui pourront revenir aussi souvent qu'ils/elles le souhaitent !
Fidèlement vôtre,
    flp
-----

mardi 1 janvier 2013

pour un monde meilleur en 2013


Connaissant toutes les difficultés pour changer les mentalités et les comportements, fanchon sait que les efforts ne suffisent pas : il faut avoir de la chance aussi. Bonne chance à la démocratie, à toutes et tous, ensemble !

---

lundi 3 décembre 2012

histoire video de 20 ans vers la parité

1992-2012, c'est l'histoire d'associations qui continuent de viser la parité entre femmes et hommes en politique. Le chemin n'est pas fini, et le réseau Elles aussi ne se lasse pas...

Le site d'Elles aussi explique tout.

-----

dimanche 18 novembre 2012

20 ans de parité

 
Fanchon-la-parité désespère chaque fois que certain-E-s expriment une évidente ignorance de l'histoire des femmes, qui semble décidément ne pas appartenir à notre Histoire, celle de l'Humanité, celle du Peuple.

On dirait que tout est plus important que ces pas en avant, toujours insuffisants, qui nous mènent sur la route de la patience : attendez, c'est pour bientôt ! mañana….
Tantôt il faut se réjouir d'un progrès miraculeux (genre : un candidat, une suppléante), tantôt on reproche aux féministes leurs faibles résultats.

De sorte que celles qui ont conquis la parité "réelle" mais toujours à réaliser, se font reprocher d'avoir été des nulles…  On ne dit pas que sont nuls TOUS CEUX qui l'ont refusée, qui ont freiné des quatre fers, qui continuent de bloquer ; non, les nulles sont celles d'avant.

Qui ? lesquelles ? on ne le sait même pas : où sont leurs noms ?
On en découvrira quelques-unes ce lundi grâce à un colloque. Pour ses 20 ans d'existence, le réseau Elles aussi va réveiller un peu nos mémoires. Autrement, inutile d'aller chercher les archives des médias. On n'y trouvera sans doute que Gisèle Halimi (quand même !) et bien sûr Élisabeth Guigou, Roselyne Bachelot qui ont porté le drapeau de la parité ; mais la presse mettait plus souvent en avant celles qui sont montées au créneau pour s'y opposer, stars dont on écoutait les seuls arguments - au nom de l'universalisme. (Inutile de les citer à nouveau ici !) Comme s'il n'y avait d'universalisme sans réalité sexuée !

Seule l'Américaine Joan W. Scott (enfin bientôt traduite), a raconté ce combat français : (Parité ! L'universel et la différence des sexes. Albin Michel, 2005). Et elle cite Elles aussi qui a su rassembler les féministes. En 1992, plusieurs associations se sont créées pour la parité ; mais on a vu aussi de grandes associations – qui travaillaient depuis longtemps déjà sur l'égalité politique femme-homme – choisir de joindre leurs travaux, pour une plus grande force, pour être mieux entendues, pour mieux lutter ensemble.

Il faut bien convenir que la hardiesse de celles qui ont fait ce choix intelligent ne pouvait intéresser les médias : une association = une Présidente ! (à supposer que les médias s'intéressent au monde associatif…). Alors qu'un regroupement signifie pour eux l'anonymat : des femmes qui n'ont pas choisi de se mettre en vedettes !
Eh bien, pour savoir leurs noms, pour les rencontrer – quand elles sont encore là – il suffit d'aller au colloque d'Elles aussi ce 19 novembre. Le nombre de places étant très limité, il ne sera pas accessible au plus grand nombre ; mais ses échos permettront de se remémorer les arguments de fond pour parité, et ceux qui doivent encore nous faire avancer.

Car Elles aussi a fait avancer la parité jusqu'en 2000, et a continué le regroupement et l'action ensemble. Et l'Histoire doit continuer : en avant la parité !
----

samedi 27 octobre 2012

Europe, notre solidarité au quotidien

Vice–présidente de l'Internationale socialiste, Ségolène Royal est la meilleure porte-voix des enjeux d'une Europe en crise. Elle rappelle le programme du président Hollande pour une Union qui mérite d'être aimée ; elle évoque l'attente des peuples envers une des premières forces économiques du monde. Elle préfère proposer l'engagement, l'espoir, les moyens d'avenir, plutôt que la lamentation indignée et les refus rétrogrades.
 Au début d'un Congrès de Toulouse peu enthousiasmant, l'ancienne candidate apporte son soutien au président Hollande pour tous les engagements qu'il a pris avec les Français, surtout face aux critiques grognonnes et de parti pris.


Voilà qui fait heureusement écho à un prix Nobel d'avenir !

Fanchon apprécie que ce soit une voix de femme, dans cette rencontre où les hommes de pouvoir dominent, qui fasse entendre cet hymne tonique qui dépasse nos petites frontières, ce rappel que la Crise financière n'est pas une règle de soumission.

 ------

samedi 18 février 2012

pas de nouvelle Présidente en vue

Sur une centaine d'États dans le monde, qui élisent leur président au suffrage universel direct, la France ne sera pas la seule à être en campagne électorale, en ce printemps 2012.

La plus récente est au Turkménistan avec la réélection il y a une semaine du Président désigné en 2006 : peut-on augurer que le résultat de 97 % garantit la démocratie et les droits humains ?
D'autres pays sont en situation politique instable et il y  a peu de certitudes sur les scrutins prévus au Yemen (21 février) et au Sénégal (le 28),

L'élection du président de la fédération de Russie est donc l'événement le plus notable, et de plus grande influence sur la gouvernance mondiale : elle est organisée le 4 mars. Pendant ce temps le peuple syrien subit dans le sang les conséquences d'un veto à l'ONU.
Parmi les candidats - s'ils ont obtenu leurs 2 millions de parrainages obligatoires ! - l'actuel Premier ministre Vladimir Poutine qui a été le 2e président après Boris Eltsine et un interim, a l'intention de devenir le 4ème. Il succéderait ainsi à  Dimitri Medvedev qui lui a succédé il y a 4 ans, mais il aurait droit à un mandat prolongé jusqu'à 2024. Voilà qui l'assurerait de rester au pouvoir pendant un total de 25 ans...

Un siècle après notre désastreuse campagne de Russie, de quoi nous plaignons-nous en France, quand certains déplorent l'inégalité entre les candidats ?
Mais les citoyen-ne-s russes qui ont pris goût à un brin de liberté depuis la chute du mur, se mettent à manifester.

 Une seule certitude : il n'y aura pas de femme présidente de Russie ! (et chez nous non plus, il faut bien l'espérer...)

-----

dimanche 12 février 2012

la présidente avait un Visage

À peine sortie des Hommes de l'ombre (France 2), il aura peut-être suffi d'une réunion politique de la campagne présidentielle pour vous faire manquer le premier épisode de Borgen, une femme au pouvoir (Arte), voire une grande partie du deuxième :
Il est toujours temps d'attraper une rediffusion ou de retrouver la série sur internet, avant de poursuivre les 20 épisodes suivants de la série.

On peut s'interroger sur le succès, mais surtout sur l'inspiration même de ces séries. Sans doute viennent-elles combler un manque de notre société ?
En 2006 déjà, L'État de Grâce (France 2) avait fait élire une première Présidente française crédible, mais tout aussi fictive...

À la veille de l'élection présidentielle réelle dans notre pays, d'où vient ce succès ?
Sans aucun doute de l'appétit français pour la politique. Le nombreux public des débats pour les Primaires citoyennes en a été une preuve, même si la démarche n'est pas toujours allée jusqu'aux urnes.

Grace Bellanger, la Présidente élue dans la série précédente (injustement éreintée), avait sans doute été inspirée partiellement par Ségolène Royal : une femme, plus jeune que la majorité des candidats traditionnels, plus moderne dans son comportement, dans ses idées, dans son expression, dans son rapport à ceux et celles qu'elle voulait représenter. Et Grace avait été élue. Le rêve...


Anne Visage (quel symbole, ce nom !), superbement incarnée par Nathalie Baye, apportait plus de consistance : elle faisait de la vraie politique.
Sa victoire finale était juste suggérée par son sourire, quand l'essentiel était de montrer le combat d'une femme pour le pouvoir, parmi des hommes qui sont seuls mentionnés dans le titre...

Quand nous découvrons Birgitte Nyborg, elle est déjà au centre de la politique. Il n'est pas anodin que l'idée soit venue du Danemark, un des états européens les plus en pointe pour la parité politique.
Depuis octobre 2011, Helle Thorning-Schmidt est Ministre d'État (= Première ministre) d'un gouvernement de centre-gauche.

À ce titre, et puisque le Danemark a de janvier à fin juin 2012 la présidence tournante de l'Union européenne, on peut voir au premier rang des sommets européens Mme Thorning-Schmidt - quand le couple Merkozy veut bien lui laisser un peu d'espace. Qui cite jamais son nom ?

Dans une monarchie incarnée par une reine, la démocratie est donc animée par deux femmes : inconcevable en France ! Mais HTS a été désignée car elle était déjà depuis longtemps à la tête du parti S-D, et alors que Borgen cartonnait depuis un an sur les petits écrans.

Les téléspectateurs français sont déjà aussi nombreux que la population danoise (5,5 millions) à se passionner pour cette série.
Passerons-nous un jour de la fiction à la réalité ?

 -------

jeudi 20 octobre 2011

urgence dans le dernier département français

Tous les résultats des Primaires citoyennes sont validés, sauf dans un département, où elles n'ont pu avoir lieu. La situation à Mayotte, notre 101e département depuis avril 2011, ne permettait pas de les organiser - même si l'occasion était bonne de donner la parole démocratiquement à ceux qui manifestent.
Mais la situation de la population réclame des solutions d'urgence et une révision complète des conditions économiques dans lesquelles vit ce département.

L'urgence, on en a parlé enfin hier avec la question d'un député PS, puis au Sénat ce jeudi, parce qu'il y a eu un décès (un manifestant atteint par un tir au flashball en pleine poitrine ou mort d'un arrêt cardiaque ?). La ministre y est allée d'un couplet traditionnel sur la recherche des causes de cette mort, sur la compassion à la famille et sur l'appel au calme. Le sénateur socialiste de Mayotte qui avait posé la question d'actualité n'a pas semblé satisfait de la réponse sur les solutions économiques et sociales.

La CGT France-Télévisions a interrogé son PDG sur le black-out des chaînes publiques, alors que le groupe dispose des reportages quotidiens sur place. Ce matin France-Info a heureusement donné quelques infos et des analyses sur la situation. Révolte contre la vie chère, blocage général, magasins vides, émeutes et aggravation du blocage - sans que l'État intervienne ou même en parle ! l'État, pas seulement la ministre de l'Outre-mer.

Car si les projets sur le niveau de vie sont à long terme, c'est aujourd'hui que le peuple mahorais a FAIM. SI les conditions politiques en Grèce sont très différentes de notre Mayotte, les révoltes que nous observons sont du même ordre : des peuples entiers n'en peuvent plus de devoir survivre dans un système qui les plonge dans l'angoisse. On avait déjà vu des émeutes en Guadeloupe, d'où le militant du LKP Élie Domata a salué la population de Mayotte en dénonçant  "le refus de la négociation, le désengagement, le non respect des accords".

Mais Mayotte est surtout un archipel, isolé par définition, et dépend des importations dans tous les domaines. La récente départementalisation n'apporte pas pour autant une égalité économique avec les autres départements français. La transition se fera lentement mais le gouvernement n'a sans doute pas perçu l'impatience de nos concitoyens : la première comparaison qu'ils peuvent faire est avec leurs voisins de La Réunion, une île aussi.

On a parlé des ailes de poulet grillées comme d'un folklore souriant : les fameux mabawas.


 Mais quand la base de l'alimentation - riz, farine, huile, abats de volaille déjà les moins chers possibles - est devenu inaccessible, c'est tout un système qui est en cause. Quand les prix de produits, tous importés, dépassent de 30 %, ou sont doubles voire triples de ceux de l'île voisine, les revenus d'une population surtout sans emploi n'y suffisent pas ; il n'est pas étonnant que dans un climat devenu incontrôlable, quelques émeutiers profitent de l'arrivée du moindre camion au port ou dans une grande surface, pour piller.


Mais c'est toute la population qui doit maintenant survivre avec des restes de riz et son eau de cuisson. Conditions insupportables pour des enfants, pour des malades, et pour aller travailler.

Est-ce avec des bons de réduction sur quelques aliments qu'il faut "encourager l'assistanat" ? Tous les prix sont en cause, y compris pour fournir les entreprises, dont les carburants. C'est un problème politique que devrait traiter le gouvernement. Mais que peut faire une politique libérale contre la "profitation", où il faudrait s'attaquer aux bénéfices excessifs résultant d'un total manque de concurrence ? Mme Penchard n'en a pas dit un mot. Et pourtant, même un syndicat patronal comme la CGPME dénonce l'oligopole qui règne sur le département, entre quelques grands patrons - avec l'entente dans le grand commerce (les enseignes Sodifram, Somaco et Jumbo).
La ministre avait prévu de venir à La Réunion, pour parler de Mayotte... sans y aller. Mais le déplacement vient d'être annulé.


Dans une situation qui peut devenir explosive, l'État ne peut se contenter d'envoyer des renforts de police.
------

mercredi 5 octobre 2011

J -4 pour une candidate de gauche

Bientôt arrive une journée peu ordinaire, avec ce vote de type nouveau, une expérience pour la France. Les citoyennes et citoyens vont pouvoir désigner directement qui peut les représenter en mai 2012, et la lecture de ce blog - né il y a bientôt 6 ans - confirme que fanchon la parité n'a pas changé : elle espère la désignation de Ségolène Royal, comme en 2006.

Une différence de taille entre ces deux élections : la taille de l'électorat. Limité aux militants socialistes, le vote avait dès le premier tour consacré unE candidate à plus de 60 % des voix, "écrabouillant" Laurent Fabius à moins de 19 %, comme il le rappelait lui-même ce matin.. Elles comptaient des voix peu respectées par les traditionalistes : celles des "adhérents à 20 €". Mais au moins, les intentions de vote étaient faciles à mesurer, et avaient été confirmées.

Cette fois, on ignore qui viendra voter, malgré les sondeurs qui s'obstinent à faire parler des zombies, sans aucune réalité scientifique. Et les chiffres qui sont lancés, ne reposant que sur de l'inconnu, permettent néanmoins de mettre en avant deux "favoris". La question posée après les deux premiers débats télévisés reste valable :
"N'étaient les sondages, qu'est-ce qui fait de Hollande le meilleur ?" Les sondages, justement, qui font parler les sondeurs... Où est partie la raison raisonnante ?

C'est donc ce soir qu'on pourra en savoir plus sur les vraies raisons - éventuelles... Mais voilà des semaines que les candidats sont en campagne, qu'ils peuvent s'expliquer, présenter leurs priorités. Au lieu de convaincre des pipols pour se faire soutenir...

Voilà des années que la candidate de 2007 applique dans sa région les idées qu'elle propose, qu'elle approfondit ses propositions. Et qu'elle progresse comme candidate, de toute évidence. Qu'elle s'est bonifiée comme élue, comme oratrice, comme future Présidente de la République.
On pourra en juger ce soir - sauf incident de malchance, comme cela peut arriver à quiconque dans "les aléas du direct", comme on dit.

Ceux que l'on ne verra pas ce soir sont les citoyens, beaucoup de femmes, qu'elle rencontre en foules aux quatre coins de France, et pour qui elle n'a pas démérité.
À tout à l'heure donc, devant nos télés :

LCP sans pub, BFMTV avec, ou le web avec Le Nouvel Obs


 ---------

jeudi 11 août 2011

les révoltes nécessaires

Régal des cinéphiles et trésor populaire, classé depuis des années au patrimoine de la France, Les tontons flingueurs n'en finit pas de révéler des trésors d'actualité ; c'est Mediapart qui nous le rappelle une nouvelle fois. 
Journaliste toujours libre et debout, Edwy Plenel n'est pas du genre à écrire pour passer le temps. Et, comme il y a 2 ans, son dernier coup de gueule mérite une lecture attentive : pas difficile de garder l'œil ouvert, car chacun de ses mots pèse, et il y en a pour tout le monde !

« On a financé le spéculateur plutôt que l'entrepreneur. Si l'imposture volait, Nicolas Sarkozy serait chef d'escadrille » : au delà des formules, c'est tout ce texte - écrit avec style et vigueur - qui interpelle les citoyens que nous sommes. Pédagogique, il est accompagné d'explications et  références, en liens nombreux.
Inutile de copier plus longuement : fanchon préfère renvoyer au site d'origine, pour lire l'article intégral. Et comme la lecture est payante, cette invitation est carrément de la pub. Agir en citoyen, militer, c'est aussi encourager ceux qui vous aident à réfléchir :
ou bien 

Le chef de gouvernement conservateur, en Grande-Bretagne, vient de nier tout contenu politique aux émeutes qui ont enflammé des centres urbains : selon lui, les gamins (7 à 14 ans !) qui ont pillé et ravagé leur environnement quotidien, n'ont tout simplement pas appris "la différence entre le bien et le mal". Voilà qui transfère allégrement les responsabilités aux parents, familles dont les conditions de vie ont tout de même à voir avec l'économie, avec la politique - dont l'éducation inégalitaire. Merci à Plenel de faire le rappel d'informations nécessaires.

Pendant ce temps, le Words, words de Shakespeare est aussi de circonstance.
Les médias - ou ce qu'il en reste en août - nous rabâchent leurs "bras de fer entre marchés et politiques", les marchés ont perdu un peu de leur rationalité", "il faudrait que les marchés soient rassurés", "aux yeux des marchés", "les marchés ne veulent rien entendre", "les marchés n'ont aucun repères, se cherchent", "les marchés ont été sensibles aux rumeurs, faute de repères" : "les rumeurs viennent de nulle part" - belle découverte ! C'est qui, les marchés ? ceux dont les meilleurs économistes ne prétendent pas que leur activité soit une science exacte.

Les politiques vont avoir à faire, à la rentrée... 

---------

lundi 16 mai 2011

pauvre humanité

une femme, un homme

hommes femmes sexe violence

prudence innocence défense décence silence

puissance intelligence finance euro monde

parole influence com medias

pouvoir légèreté gâchis démocratie

femme homme

---------

jeudi 5 mai 2011

Bernard Stasi, in memoriam


Il paraît qu'avec Alzheimer la mémoire l'avait abandonné. Il faut donc garder d'autant plus le souvenir de Bernard Stasi, citoyen exemplaire, qui vient de nous quitter à 80 ans. Il est de ceux qui ont immigré en France lorsqu'elle était accueillante et, devenus Français, ont su apporter le meilleur à notre République. Comme Raymond Forni par exemple, né Italien, et qui présida l'Assemblée nationale.

À la fois centriste modéré, mais combatif pour ses idées, M. Stasi revendiqua la richesse de la France à travers ses origines multiples : en 1984, il publiait L'immigration, une chance pour la France.
Dans toute sa carrière politique, il a incarné à la fois la modération et la générosité, sans arrogance.
Européen, démocrate chrétien mais aussi combattant passionné pour la laïcité, il a toujours rejeté l'idée de discrimination ; au point que ses travaux ont abouti à la création de la HALDE.

Comment s'étonner qu'il ait été le premier Médiateur de la République (de 1998 à 2004) ? c'était un mot fait pour lui. En janvier 2002, il envoyait ses vœux à une association pour la parité :

Il serait bon que cet homme public reste dans les mémoires de ceux qui croient au "tous pourris". Il n'était pas le seul, mais son courage mérite notre respect. On espère qu'il n'a pas eu connaissance de l'évolution de notre République ces dernières années....

-----

samedi 9 avril 2011

La Libye : l'alibi ?

Notre Président, sauveur des peuples qui se libèrent. Belle image, qui permet d'oublier ce qui se passe à la maison.
Il a réussi à entraîner l'ONU, l'Union européenne, et nous lui en savons gré s'il permet d'empêcher des massacres. Bien que... si nous regardons admiratifs devant la TV ces Tunisiens, Égyptiens, Libyens, Yéménites si courageux, cela ne va pas jusqu'à ouvrir notre porte à quelques centaines de réfugiés. Le journaliste D.Jeambar constatait que la France avait bien changé en moins de 50 ans, entre notre accueil des boat-people asiatiques et les bateaux de Mme Brunel !

Pour en revenir à l'activité de Chantal Brunel justement, elle a tâché de se racheter en faisant parler quand même de son job à l'Observatoire de la parité : dans un communiqué où son nom est rappelé du début à la fin, pour nous assurer qu'elle est bien là. Peut-être aussi pour mettre un terme à la fronde que sa déclaration précédente avait provoquée.

Mais le constat au sortir des cantonales est irréfutable : 13,8 % de conseillères générales, pour 13,1 % en 2008. Dire que les partis de gauche protestaient contre la réforme des collectivités territoriales, contre un mode de scrutin régressif ! Et ils n'ont pas présenté 50 % de candidates...

Pour en revenir aux pays arabes, un dossier du site =galité, évoque les enjeux pour les femmes, dans ces révolutions. Elles ont besoin aussi de nous, dans les "démocraties", pour les soutenir ; mais où sommes-nous ?

----