vendredi 23 juillet 2010

médiateur républicain dans la pétaudière : contraste

Encore une fois, fanchon recule devant l'obstacle : évoquer ce qui nous réveille chaque matin dès le presse-bouton de la radio sur les infos. Cynisme de certains détenteurs de pouvoir, désespoir de ceux qu'ignore l'emploi, révolte de mauvais citoyens, accablement de ceux qui voient le fossé s'approfondir tous les jours, angoisse pour les petits dont rien ne vient conforter le désir d'avenir...

Plutôt que de se lancer - à l'image de nombreux "commentaires" sur les sites d'information et les blogs - dans l'invective désordonnée, mieux vaut se réconforter dans ce qui devrait quand même rester notre privilège commun : l'intelligence humaine, la réflexion articulée.

C'est à nouveau une de nos chaînes parlementaires, Public Sénat cette fois, qui nous y incite. Elle profite de l'été pour faire d'utiles rediffusions.
En février, la commission des Lois avait auditionné le Médiateur de la République, à l'occasion de la publication officielle de son dernière Rapport* annuel d'activités.
Ce rapport avait fait sensation, car il dressait avec impartialité un état de notre société - un état en 2009, et dont nous sentons bien qu'il empire chaque jour depuis ; un bilan déjà inquiétant en février... qu'en dire aujourd'hui ?

Le fait admirable est que ce rapport ne cache rien, et que le Médiateur en a fait une présentation surtout pédagogique. Il faut donc le lire pour tout ce qui est dit de notre pays aujourd'hui ; mais aussi voir la video où Jean-Paul Delevoye, qu'on disait plutôt chiraquien, a acquis une admirable lucidité, une volonté d'expression et de conviction née de cette activité, au contact des difficultés qu'affrontent les citoyens. Et il n'omet pas, surtout devant les parlementaires, de suggérer des réformes utiles, de conseiller d'évaluer l'effet des lois qu'ils votent, voire de changer certains comportements. Son but : rendre la vie moins dure à ses concitoyens.


Il indique en particulier son inquiétude devant l'effondrement prévisible du niveau de vie des femmes. Ça, pour un homme politique, est-ce bien une remarque politiquement correcte ?

Salut bien bas à M. Delevoye. Grâce à lui, nous économiserons quelques jurons et imprécations, qui ne font rien avancer.

*texte à télécharger ici.
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